Couverture du manuel Pratique d’Anglais – 1ère Année des Humanités – RDC

Pratique d'Anglais

Niveau : 1ère Année des Humanités — Enseignement Général/Commun

Curriculum Officiel – Approche par Compétences (APC) – MINEPST RDC.

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PARTIE 1 : Anglais au cœur du quotidien congolais

Plongée immédiate dans des situations que l’on rencontre dès le premier pas hors de la porte d’école.
Chaque page mêle découverte d’un problème réel, explication de la notion linguistique, mise en pratique concrète et validation de la compétence acquise.
Le fil conducteur reste la capacité à communiquer en anglais dans les lieux familiers : marché, garage, maison, école.

PRÉLIMINAIRES

I. Enrôlement des ressources et consignes de sécurité linguistique

Le manuel s’appuie sur cahiers, crayons et, surtout, sur la parole qui résonne dans les cours de récréation.
Une attention particulière est portée à l’usage d’un vocabulaire respectueux, à la gestion du bruit ambiant et à la protection des documents contre l’humidité.
L’objectif est de garantir que chaque activité se déroule dans un environnement propice à l’écoute et à la répétition, condition indispensable à la maîtrise progressive de l’anglais.

Chapitre I. Premiers pas en anglais : salutations et présentations

Le chapitre introduit les formules de politesse indispensables pour briser la glace dans n’importe quel contexte.
Des dialogues inspirés du marché de la Liberté illustrent comment un simple « Hello » ou « Good morning » ouvre la porte à l’échange.
En pratiquant ces échanges, la confiance s’installe, préparant le terrain pour des interactions plus complexes.

I.1 Le marché de la Liberté : besoin d’échanger en anglais

Au cœur du tumulte du marché, les commerçants cherchent à attirer des clients étrangers.
Une scène se met en place où la marchande propose des fruits tout en demandant le prix en anglais, créant ainsi une problématique linguistique immédiate.
L’observation de cette situation déclenche la curiosité, pousse à identifier les mots clés et à imaginer la tournure idéale.
Cette immersion forge la capacité à réagir spontanément face à un besoin réel de communication.

I.2 Vocabulaire de base : greetings, introductions

Les mots « Hello », « How are you ? », « My name is … » sont décomposés, prononcés et associés à des gestes typiques de salutation congolaise.
Des cartes illustrées montrent les expressions accompagnées de gestes de poignée de main ou de salut de la tête.
L’apprentissage se fait en répétant à haute voix, en associant chaque phrase à une image du quotidien.
Cette maîtrise ouvre la porte à des présentations fluides, indispensable pour tout échange futur.

I.3 Mise en scène : simulation d’une transaction au marché

Un stand improvisé dans la cour de l’école devient le théâtre d’un dialogue complet : accueil, offre, négociation et remerciement.
Les participants jouent tour à tour le rôle du vendeur et de l’acheteur, en utilisant le vocabulaire acquis.
Les erreurs sont corrigées sur le moment grâce à un tableau récapitulatif affiché au mur.
Cette mise en pratique concrète transforme le savoir abstrait en compétence communicative utilisable dès le lendemain.

Chapitre II. Décrire personnes et objets

Ce chapitre développe les adjectifs qualificatifs simples et leur accord avec le nom.
À travers l’observation des uniformes scolaires et des objets du quotidien, les apprenants apprennent à peindre une image claire en anglais.
Les exercices de description se déroulent dans des lieux familiers, garantissant un ancrage solide des nouvelles structures.

II.1 Problème local : identifier les couleurs des uniformes à l’école

Dans la cour, les uniformes arborent plusieurs teintes : bleu marine, blanc cassé, rouge vif.
Une activité de tri des photos selon la couleur et la description en anglais crée un besoin immédiat d’expression précise.
Le constat de la diversité visuelle incite à rechercher le vocabulaire adéquat et à le tester sur le terrain.
Cette démarche développe la capacité à observer et à retranscrire fidèlement ce que l’on voit.

II.2 Notion : adjectifs qualificatifs et accords simples

Les adjectifs « big », « small », « new », « old » sont présentés avec leur position avant le nom et leur forme invariable en anglais.
Des fiches de travail montrent des phrases à compléter, où chaque adjectif trouve sa place naturellement.
La répétition orale, soutenue par des gestes de comparaison, renforce la mémorisation.
L’assimilation de cette règle permet de décrire avec précision toute personne ou tout objet rencontré.

II.3 Atelier pratique : description d’une scène dans le garage de Matonge

Le garage regorge de moteurs, de pneus et de pièces multicolores.
Un groupe observe la scène, note les caractéristiques et rédige, à l’oral, une description détaillée en anglais.
Les phrases sont ensuite affichées sur un tableau communal, offrant un retour visuel à tous les participants.
Cette activité concrète consolide la compétence à peindre des images verbales utiles dans tout contexte professionnel ou personnel.

Chapitre III. Temps et routines quotidiennes

Le troisième chapitre introduit la lecture de l’heure et les verbes d’action liés aux activités journalières.
En s’appuyant sur le planning d’un stand de fruits, les apprenants découvrent comment structurer leur journée en anglais.
Les exercices mêlent horloge, tableau de tâches et dialogues, garantissant une intégration fluide des notions de temps.

III.1 Défi local : organiser le planning d’un stand de fruits à Kinshasa

Le stand doit ouvrir à 6 h du matin, fermer à 18 h, et alterner les ventes de mangues et de bananes.
Une feuille de planification, vierge, attend d’être remplie avec les horaires en anglais (« seven o’clock », « quarter past nine »).
Le besoin de coordination pousse à rechercher les expressions temporelles adéquates.
Cette mise en situation développe la capacité à structurer une journée en anglais, compétence cruciale pour la vie professionnelle.

III.2 Concept : telling time, daily verbs

Les expressions « It’s half past three », « I wake up at … », « We eat lunch at … » sont présentées avec des images d’horloges analogiques.
Des enregistrements audio permettent de comparer la prononciation et d’entraîner l’oreille.
Des cartes « verb » et « time » sont combinées pour former des phrases complètes.
L’assimilation de ces structures rend possible la description fluide de toute routine quotidienne.

III.3 Exercice : rédaction d’un emploi du temps en anglais

Un cahier de travail propose de remplir chaque case horaire avec une activité typique : « go to school », « play football », « do homework ».
Une fois complété, le texte est lu à haute voix devant le groupe, puis corrigé collectivement.
Les ajustements sont notés sur un tableau récapitulatif affiché dans la salle.
Cette pratique transforme la théorie du temps en un outil quotidien de planification personnelle.

Chapitre IV. Transactions simples et nombres

Le dernier chapitre se concentre sur les nombres, les prix et les échanges monétaires.
En simulant l’achat d’un kilo de manioc au marché Zando, les apprenants manipulent les chiffres en anglais et développent la confiance nécessaire pour toute transaction.
Les activités mêlent calcul mental, dialogue et validation de la compréhension.

IV.1 Situation : calculer le prix d’un kilo de manioc au marché Zando

Le vendeur indique « Five thousand francs per kilo ».
Un acheteur doit comparer le prix avec son budget de dix mille francs, décider de la quantité à acheter et formuler la demande en anglais.
Cette contrainte financière crée un problème concret, incitant à rechercher les expressions de quantité et de négociation.
Le résultat renforce la capacité à gérer des achats simples en anglais, compétence immédiatement applicable.

IV.2 Notion : nombres cardinaux, ordinals, monnaie

Les nombres de 1 à 100 sont présentés avec leur forme écrite et orale, accompagnés de cartes illustrées de pièces et de billets congolais.
Les ordinals (« first », « second », « third ») sont introduits à travers le classement de produits sur les étals.
Des exercices de remplissage de factures permettent de pratiquer la rédaction de montants en anglais.
Cette maîtrise des nombres ouvre la porte à toutes les transactions monétaires du quotidien.

IV.3 Simulation : jeu de rôle d’achat/vente en anglais

Un coin de la classe se transforme en mini‑marché où chaque participant joue le rôle du vendeur ou de l’acheteur.
Les dialogues incluent la demande de prix, la négociation, le paiement et le remerciement, le tout en anglais.
Les erreurs sont notées discrètement sur un tableau de suivi, puis corrigées lors d’un débriefing collectif.
Cette activité concrète scelle la compétence à mener une transaction complète, de la question initiale au paiement final.

ANNEXES

A. Lexique Anglo‑congolais

Recueil de 250 termes courants, du « hello » au « thank you », incluant des mots spécifiques au contexte congolais : « matongé », « zando », « makayabu ». Chaque entrée comporte la traduction, la prononciation phonétique et un exemple d’usage illustré par une photo de la vie quotidienne. Utilisé comme référence rapide lors des exercices, il renforce la mémorisation et l’autonomie linguistique.

B. Fiche de dialogue type marché

Modèle de conversation à deux colonnes : côté vendeur avec expressions de prix et de description, côté acheteur avec questions de quantité et de paiement. Chaque ligne est accompagnée d’un espace pour l’écriture de la version personnalisée. Distribuée avant chaque activité de marché, elle guide la mise en scène et assure que le vocabulaire ciblé soit exploité de façon systématique.

De la Théorie à la Pratique : Défis en RDC
► Comment le manque de matériel influence‑t‑il l’enseignement de l’anglais selon l’APC dans les écoles de Kinshasa et du Kivu ?
Dans la plupart des écoles de Kinshasa et du Kivu, le manque de manuels d’anglais et d’équipements audio empêche les activités d’écoute et de parole prévues par l’APC. Les enseignants doivent souvent improviser avec des radios ou des téléphones, ce qui limite la qualité des interactions authentiques. Sans supports visuels adaptés aux contextes locaux, les élèves peinent à relier le vocabulaire à leur quotidien, ce qui réduit la motivation et la rétention. Pour pallier ce déficit, plusieurs ONG ont introduit des kits numériques low‑cost, mais la distribution reste inégale, surtout dans les zones rurales du Sud‑Kivu, et nécessitent un suivi pédagogique renforcé pour garantir l’efficacité des interventions.
► Quelles sont les difficultés d’adaptation du curriculum APC aux langues locales dans les provinces du Katanga et du Kasai ?
Le curriculum APC prévoit des activités communicatives basées sur des situations de la vie quotidienne, mais en province du Katanga et du Kasai, la plupart des élèves parlent le Swahili ou le Tshiluba avant l’anglais. Cette différence linguistique rend difficile l’application directe des scénarios proposés, qui sont souvent rédigés en anglais standard. Les enseignants doivent donc traduire, reformuler et créer des contextes locaux, ce qui consomme du temps et risque de dévier des objectifs de compétence. Une solution consiste à intégrer des supports bilingues (anglais‑swahili ou anglais‑tshiluba) et à former les professeurs à la différenciation pédagogique, afin de respecter le principe d’apprentissage par la pratique tout en restant pertinent culturellement.

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