
Economie et gestion des entreprises d'animation 1
Management, aménagement et valorisation économique des structures de loisirs commerciaux.
Édition 2026 – Réforme LMD – Enseignement supérieur et universitaire en RDC.
- Code Officiel : EGE2121
- Domaine : Lettres, Langues et Arts
- Filière : Tourisme et Hôtellerie
- Mention : Gestion des Entreprises de Tourisme et Événementiels
- Année d’étude : Master 1
- Semestre : Semestre 2
Consulter les Modalités, Compétences et Débouchés
Cette unité d’enseignement fondamentale, valorisée à hauteur de 3 crédits ECTS, constitue une pierre angulaire de votre parcours. Elle s’articule entièrement autour de son Élément Constitutif unique, l’EC1 Économie et gestion des entreprises d’animation 1. Cette architecture concentrée garantit une immersion totale dans les principes fondamentaux qui régissent le secteur du loisir, en posant des bases solides et indispensables pour la maîtrise des enjeux économiques et managériaux des industries créatives et récréatives modernes.
Au-delà des fondements théoriques, cet enseignement vise à forger des compétences opérationnelles de haut niveau. Vous apprendrez à gérer et valoriser économiquement des structures et parcs de loisirs, en transformant des concepts créatifs en modèles d’affaires rentables et durables. L’objectif est de vous rendre capable de concevoir des programmes d’animation innovants, non seulement pour divertir mais surtout pour agir comme de puissants leviers d’attraction de flux touristiques diversifiés. Enfin, vous maîtriserez l’art d’élaborer des plans d’investissement stratégiques et de piloter l’exploitation quotidienne d’entreprises complexes, assurant leur croissance et leur pérennité sur un marché concurrentiel.
Les débouchés professionnels de cette UE sont stratégiques et à fort impact, particulièrement sur le marché de l’emploi en RDC, un pays au potentiel touristique immense. Des postes comme Directeur de parc de loisirs sont cruciaux pour structurer une offre de divertissement de qualité et capter une clientèle nationale et internationale. Le Responsable d’animation touristique devient un acteur clé de la valorisation du patrimoine culturel et naturel congolais, créant des expériences mémorables qui génèrent des revenus directs. Plus encore, la formation encourage l’émergence d’Entrepreneurs dans le secteur de l’économie créative et ludique, des pionniers capables de bâtir de nouvelles entreprises, de créer des emplois et de contribuer activement à la diversification économique de la nation.
- PRÉLIMINAIRES
- PARTIE 1 : FONDEMENTS ÉCONOMIQUES ET STRATÉGIQUES DE L’INDUSTRIE DU LOISIR
- Chapitre I. Écosystème de l’animation et économie de l’expérience
- Chapitre II. Ingénierie de projet et montage financier
- Chapitre III. Stratégies de marketing et de commercialisation
- PARTIE 2 : MODÉLISATION ÉCONOMIQUE ET PILOTAGE OPÉRATIONNEL
- Chapitre IV. Ingénierie des Modèles de Revenus Ludiques
- Chapitre V. Management des Opérations et de l’Expérience Client
- Chapitre VI. Stratégies d’Investissement et de Développement
- ANNEXES
- A. Vade-mecum juridique pour la création d’une entreprise de loisirs en RDC
- B. Grille de calcul du Retour sur Investissement (ROI) pour un projet d’animation
- C. Étude de cas comparée : Modèle opérationnel du “Parc de la N’sele” vs. Standards internationaux
- D. Protocole-type de gestion des risques et de la sécurité des visiteurs
PRÉLIMINAIRES
I. Note à l’attention de l’étudiant
Ce manuel est un instrument de production économique, conçu pour une application immédiate. Il ne s’agit pas d’un recueil théorique, mais d’une feuille de route opérationnelle pour bâtir des entreprises de loisirs rentables en République Démocratique du Congo. Chaque chapitre est structuré comme un module de consultation stratégique, transformant les concepts académiques en leviers de performance. L’objectif est de vous doter d’une expertise technique monnayable. Vous apprendrez à penser comme un entrepreneur, un gestionnaire et un investisseur du secteur récréatif.
II. Objectifs pédagogiques et compétences visées
L’ambition de cette Unité d’Enseignement est de forger des compétences managériales directement applicables. Au terme du semestre, l’étudiant maîtrisera l’ingénierie complète d’une structure de loisirs, de l’étude de faisabilité à la gestion opérationnelle. Il saura concevoir des programmes d’animation à forte valeur ajoutée, capables de capter des segments de marché précis. Il développera surtout la capacité à élaborer des business plans robustes, à analyser la rentabilité d’un investissement et à piloter la croissance d’une entreprise d’animation.
III. Méthodologie et évaluation
L’approche pédagogique privilégie l’étude de cas et la simulation. La théorie est systématiquement confrontée à des problématiques concrètes, tirées du tissu économique congolais et international. Des analyses de parcs existants, des ateliers de créativité pour concevoir de nouvelles offres et des exercices de modélisation financière constituent le cœur de l’apprentissage. L’évaluation finale consistera en la soutenance d’un plan d’affaires complet pour un projet d’entreprise d’animation, jugeant la viabilité économique, l’innovation et la pertinence stratégique du projet proposé.
IV. Ancrage socio-économique en RDC
Cette UE répond à un impératif de diversification économique en RDC. Face à la prédominance du secteur extractif, le développement d’une industrie du loisir structurée représente un gisement d’emplois et une source de revenus non négligeable pour des villes comme Kinshasa, Lubumbashi ou Goma. Le cours fournit les outils pour professionnaliser ce secteur émergent, valoriser le patrimoine culturel et naturel local et offrir des perspectives à la jeunesse. Il s’agit de créer de la valeur économique durable au service du développement local.
PARTIE 1 : FONDEMENTS ÉCONOMIQUES ET STRATÉGIQUES DE L’INDUSTRIE DU LOISIR
Chapitre I. Écosystème de l’animation et économie de l’expérience
L’économie de l’expérience, concept forgé par Pine et Gilmore en 1998, constitue la colonne vertébrale de notre analyse en démontrant que le consommateur moderne achète une mise en scène mémorable. Ce chapitre transpose ce paradigme au contexte congolais, où le potentiel de création d’expériences touristiques et récréatives est immense. L’analyse se concentre sur la cartographie des acteurs et des flux de valeur. L’étudiant forgera une compétence analytique clé : diagnostiquer un écosystème de loisir pour y identifier des opportunités d’innovation.
I.1 Typologie des entreprises d’animation
Le secteur du loisir recouvre une mosaïque d’entités aux modèles économiques distincts. Des parcs à thème aux centres culturels, en passant par les agences événementielles et les complexes sportifs, chaque structure possède sa propre logique de revenus et de coûts. Ce sous-chapitre établit une classification rigoureuse de ces entreprises, en analysant leurs spécificités juridiques, organisationnelles et commerciales. L’étudiant apprendra à segmenter le marché de l’animation pour identifier le positionnement stratégique le plus pertinent pour un projet donné.
I.2 Le modèle de l’économie de l’expérience
Le passage de la vente d’un service à la commercialisation d’une expérience est une mutation fondamentale. Ce segment dissèque les quatre royaumes de l’expérience (divertissement, éducation, évasion, esthétique) théorisés par Pine et Gilmore. L’analyse se veut pragmatique, illustrant comment une simple visite au jardin botanique de Kisantu peut être transformée en une aventure immersive. L’apprenant acquerra la méthodologie pour scénariser une offre de service et en maximiser l’impact émotionnel et la valeur perçue.
I.3 Chaîne de valeur et parties prenantes locales
Aucune entreprise de loisir ne fonctionne en autarcie. Sa performance dépend d’un réseau complexe de fournisseurs, de partenaires institutionnels, de communautés locales et de distributeurs. Ce module cartographie cette chaîne de valeur, en insistant sur l’importance de créer des synergies avec les artisans, les transporteurs et les producteurs locaux en RDC. L’objectif est de former le futur manager à construire un écosystème collaboratif. Il saura identifier et négocier des partenariats stratégiques pour renforcer l’ancrage local et la compétitivité de son entreprise.
I.4 Indicateurs de performance clés (KPIs) du secteur
La gestion d’une entreprise d’animation exige un pilotage par les chiffres. Le taux de fréquentation, le panier moyen par visiteur (ARPU), le coût d’acquisition client (CAC) ou encore le Net Promoter Score (NPS) sont des boussoles indispensables. Cette section technique démystifie ces indicateurs et montre comment les implémenter dans un tableau de bord de gestion. L’étudiant sera capable de construire et d’interpréter un dashboard de performance. Sa mission : prendre des décisions managériales éclairées basées sur des données factuelles.
Chapitre II. Ingénierie de projet et montage financier
Le taux d’échec des projets de loisirs en Afrique s’explique souvent par des business plans déconnectés des réalités du terrain. Le modèle financier classique vacille face aux spécificités des coûts logistiques et à l’instabilité des chaînes d’approvisionnement en RDC. C’est l’ambition de ce chapitre : corriger ces failles en intégrant des analyses de risques contextuelles. L’étudiant apprendra à bâtir un plan d’affaires résilient. Il sera capable de structurer un projet viable, finançable et adapté à l’écosystème congolais.
II.1 De l’idée au business plan sectoriel
La transformation d’une intuition en un projet bancable suit un processus rigoureux. Ce sous-chapitre détaille les étapes cruciales : étude de marché approfondie, analyse concurrentielle, définition du concept et élaboration de la stratégie opérationnelle. L’accent est mis sur la quantification des hypothèses pour le marché kinois ou kivutien. L’apprenant maîtrisera la structure normative d’un business plan. Il saura rédiger un document convaincant, capable de séduire des investisseurs et des partenaires financiers exigeants.
II.2 Sources de financement et levée de fonds en RDC
Identifier les capitaux est le nerf de la guerre. Ce module explore le panorama des options de financement accessibles en RDC, des prêts bancaires classiques aux fonds d’investissement spécialisés dans les PME africaines, en passant par le capital-risque et les subventions d’organismes de développement. Il décortique les attentes et les critères de chaque type de financeur. L’étudiant forgera une compétence stratégique : cartographier les sources de financement pertinentes et préparer un dossier de levée de fonds percutant.
II.3 Analyse de la rentabilité : VAN, TRI et seuil de rentabilité
Un projet doit prouver sa viabilité financière. La Valeur Actuelle Nette (VAN), le Taux de Rentabilité Interne (TRI) et le calcul du point mort sont les outils cardinaux de cette démonstration. Cette section se concentre sur leur application pratique à un cas de parc de loisirs, en intégrant des variables comme la saisonnalité et l’inflation. À l’issue de ce module, l’étudiant saura modéliser les flux de trésorerie d’un projet. Il pourra ainsi défendre objectivement sa rentabilité future.
II.4 Aspects juridiques et fiscaux de la création d’entreprise
2012 a marqué une rupture. Par son adhésion à l’OHADA, la RDC a modernisé son droit des affaires, simplifiant la création de sociétés comme la SARL, forme idéale pour une PME de loisirs. Ce segment plonge au cœur de ce cadre juridique et fiscal. En analysant les procédures d’immatriculation au Guichet Unique et les régimes d’imposition, l’approche est strictement pratique. L’étudiant y forgera une compétence essentielle : sécuriser juridiquement son projet d’entreprise, de la rédaction des statuts à la déclaration fiscale.
Chapitre III. Stratégies de marketing et de commercialisation
Tayloriser la communication digitale a ses limites. Face à la fracture numérique et à la diversité des usages médiatiques en RDC, une stratégie marketing reposant uniquement sur les réseaux sociaux est vouée à l’échec. Ce chapitre tranche ce débat en prônant une approche hybride et intégrée. Comment articuler une campagne WhatsApp avec de l’affichage urbain à Matadi ? En répondant, l’apprenant structurera une méthodologie marketing agile. Il saura concevoir et déployer un plan de commercialisation multi-canal efficace.
III.1 Segmentation, ciblage et positionnement (STP)
Le marketing de masse est obsolète. Le succès commercial repose sur la capacité à identifier des niches de marché précises et à leur adresser une offre sur mesure. Ce sous-chapitre applique la méthode STP (Segmentation, Targeting, Positioning) au secteur du loisir congolais : familles de la classe moyenne, jeunes urbains, touristes de la diaspora, expatriés. L’étudiant apprendra à découper le marché en segments homogènes. Il sera capable de définir une cible prioritaire et de construire une proposition de valeur unique.
III.2 Le marketing mix des services : les 7P
Le marketing d’un service immatériel comme le loisir exige d’aller au-delà des 4P traditionnels (Product, Price, Place, Promotion). Ce module intègre les 3P additionnels : le Personnel (People), le Processus de délivrance du service (Process) et les Éléments matériels (Physical Evidence). L’analyse montre comment l’uniforme du personnel ou la propreté des installations deviennent des outils marketing. L’étudiant saura orchestrer ces sept leviers pour créer une expérience client cohérente et différenciante.
III.3 Stratégies de tarification dynamique et de yield management
Fixer un prix unique est une perte de revenus. Le yield management, issu du transport aérien, permet d’ajuster les tarifs en temps réel en fonction de la demande, de la saisonnalité ou du moment de la réservation. Cette section très technique expose les algorithmes et les logiques de la tarification dynamique pour un parc d’attractions ou un événement. L’étudiant maîtrisera les fondements de cette discipline. Sa compétence : maximiser le chiffre d’affaires et le taux de remplissage.
III.4 Communication et distribution omnicanale
Atteindre sa cible exige de maîtriser une diversité de canaux. Ce segment opérationnel détaille la construction d’un plan de communication et de distribution intégré pour le marché congolais. Il analyse l’efficacité comparée des radios locales, des influenceurs sur Instagram, des partenariats avec des hôtels et des plateformes de billetterie en ligne. L’apprenant acquerra une vision à 360 degrés des points de contact. Il saura allouer un budget de communication de manière optimale pour maximiser son retour sur investissement.
PARTIE 2 : MODÉLISATION ÉCONOMIQUE ET PILOTAGE OPÉRATIONNEL
Chapitre IV. Ingénierie des Modèles de Revenus Ludiques
Le modèle économique basé sur la billetterie unique montre ses limites structurelles face à la diversification des attentes du public. Il ne capture pas la valeur client sur le long terme. Ce chapitre déconstruit cette approche monolithique. Nous analysons les architectures de revenus hybrides : abonnements, monétisation des données, partenariats de marque et ventes dérivées, en les adaptant au contexte socio-économique de Kinshasa. L’étudiant maîtrisera l’ingénierie financière d’un parc de loisirs, capable de structurer des flux de trésorerie diversifiés et résilients.
IV.1 Tarification dynamique et Yield Management
La tarification fixe ignore la volatilité de la demande, entraînant soit un manque à gagner en haute saison, soit des sites vides en basse saison. Cette section implémente les principes du Yield Management, nés dans l’aérien, au secteur des loisirs. En analysant les données de fréquentation du Jardin Zoologique de Kinshasa, nous modélisons des grilles tarifaires flexibles. L’apprenant saura concevoir et déployer un système de tarification dynamique pour optimiser le taux de remplissage et maximiser le chiffre d’affaires annuel.
IV.2 Monétisation des services annexes (F&B, Merchandising)
Considérer la restauration (Food & Beverage) et les produits dérivés comme de simples compléments est une erreur stratégique majeure. Ces services constituent des centres de profit autonomes. Ce sous-chapitre se focalise sur l’optimisation de leur chaîne de valeur, de l’approvisionnement local à la stratégie de prix en passant par le design des points de vente. L’étudiant forgera la compétence de transformer les services annexes en un puissant levier de rentabilité, capable de représenter jusqu’à 40% du revenu total d’une structure.
IV.3 Modèles d’abonnement et programmes de fidélité
L’acquisition d’un nouveau client coûte cinq fois plus cher que la fidélisation d’un client existant. Ce constat de la Harvard Business Review fonde notre analyse. Le cours dissèque la mécanique des programmes de fidélité et des modèles d’abonnement (pass annuel, adhésion premium) comme outils de stabilisation des revenus et de collecte de données comportementales. L’étudiant apprendra à bâtir un programme de fidélisation engageant, créant une communauté de visiteurs récurrents et prévisibles pour un parc de loisirs congolais.
IV.4 Partenariats stratégiques et sponsoring événementiel
Une entreprise de loisirs isolée est une entreprise vulnérable. La clé de la croissance réside dans la création d’un écosystème de partenaires. Ce module examine les techniques de négociation et de contractualisation des accords de sponsoring et de co-branding avec des entreprises locales (télécoms, banques, brasseries). L’objectif est de générer des revenus non-opérationnels et d’accroître la visibilité. Le manager saura identifier, démarcher et sécuriser des partenaires stratégiques pour financer des événements et des infrastructures spécifiques.
Chapitre V. Management des Opérations et de l’Expérience Client
L’obsession pour l’optimisation des flux, héritée du taylorisme, entre souvent en conflit avec la création d’une expérience client mémorable. Ce chapitre tranche ce débat en se concentrant sur le management par la valeur perçue. Comment orchestrer le parcours visiteur, de l’accueil à la sortie, pour maximiser la satisfaction sans sacrifier la rentabilité ? En appliquant ces principes aux structures de loisirs congolaises, l’apprenant forgera une compétence clé : cartographier et piloter l’intégralité des points de contact opérationnels.
V.1 Gestion des flux et des files d’attente
La théorie des files d’attente d’Erlang fournit des modèles mathématiques pour prédire et gérer l’engorgement. Une attente mal gérée détruit l’expérience client. Ce segment applique ces modèles à la réalité d’un parc d’attractions ou d’un site touristique à forte affluence comme les Chutes de la Lukaya. L’analyse porte sur l’agencement physique, la signalétique et les systèmes de file virtuelle. L’étudiant saura diagnostiquer les goulots d’étranglement et réorganiser l’espace pour fluidifier la circulation des visiteurs.
V.2 Recrutement, formation et management du personnel d’animation
Le personnel de contact est le premier vecteur de l’image de marque. Un management purement directif, inadapté au contexte culturel congolais, génère un service client médiocre. Ce sous-chapitre s’appuie sur les théories du leadership situationnel pour développer des programmes de formation axés sur l’autonomie et l’intelligence émotionnelle. L’étudiant sera capable de structurer un département des ressources humaines qui recrute, forme et motive des équipes d’animation performantes et engagées, garantes d’une hospitalité de qualité.
V.3 Contrôle qualité et mesure de la satisfaction client (NPS)
Se fier à l’intuition pour évaluer la satisfaction client est une faute professionnelle. Le Net Promoter Score (NPS), développé par Fred Reichheld, offre un indicateur robuste et standardisé. Ce cours enseigne la mise en place de protocoles de mesure continue de la qualité : enquêtes NPS, visites mystères et analyse des avis en ligne. L’apprenant maîtrisera les outils quantitatifs et qualitatifs pour auditer en temps réel la performance de l’expérience client et piloter les actions correctives nécessaires.
V.4 Sécurité des publics et conformité réglementaire (ERP)
En 1999, l’incendie du Mont-Blanc a durci la réglementation des Établissements Recevant du Public (ERP). La sécurité n’est pas une option, mais une obligation légale et morale. Ce module technique détaille les normes de sécurité incendie, les plans d’évacuation, la gestion des premiers secours et les protocoles de gestion de crise applicables en RDC. L’étudiant saura réaliser un audit de conformité réglementaire et rédiger un registre de sécurité complet, garantissant la protection des visiteurs et la pérennité de l’exploitation.
Chapitre VI. Stratégies d’Investissement et de Développement
La loi de 2002 créant l’ANAPI a marqué un tournant. Elle offre un cadre juridique et fiscal incitatif pour les investisseurs dans des secteurs non-extractifs comme le loisir. Ce chapitre transforme ce cadre légal en un levier stratégique opérationnel. Il détaille la méthodologie pour monter un dossier d’investissement solide, de l’étude de faisabilité à la projection des retours sur investissement, en passant par l’analyse des risques spécifiques au marché congolais. L’étudiant saura structurer et défendre un plan de développement attractif.
VI.1 Étude de faisabilité et business plan d’un projet d’animation
Un projet sans business plan est un simple rêve. Ce document est l’outil fondamental pour convaincre les financeurs. Cette section guide l’étudiant pas à pas dans la construction d’une étude de faisabilité rigoureuse pour un projet de parc à thème à Lubumbashi : étude de marché, analyse concurrentielle, plan technique, prévisionnels financiers sur cinq ans. L’apprenant acquerra la compétence de rédiger un business plan bancable, chiffré et argumenté, capable de résister à l’analyse critique d’un comité d’investissement.
VI.2 Levier de financement : capitaux propres, dette et aides publiques
Le financement d’un projet de loisir exige une ingénierie financière sophistiquée, combinant plusieurs sources. Ce sous-chapitre démystifie les différents leviers : augmentation de capital, dette bancaire, crédit-bail pour les équipements, et recherche de subventions auprès d’organismes de développement. L’analyse porte sur le calcul du coût du capital et l’optimisation de la structure du bilan. Le futur entrepreneur saura arbitrer entre les options de financement pour minimiser les risques et maximiser la capacité d’investissement de son projet.
VI.3 Marketing de destination et stratégies d’attraction de flux
Un parc de loisirs ne vend pas des manèges, il vend une destination. Le marketing générique est inefficace. Ce module se concentre sur les stratégies de niche pour attirer des segments de clientèle spécifiques (familles, touristes, entreprises) vers un site comme le Parc de la N’sele. Il aborde la création de contenu digital, le marketing d’influence local et les campagnes ciblées sur les réseaux sociaux. L’étudiant saura élaborer et exécuter un plan marketing intégré pour générer des flux de visiteurs qualifiés.
VI.4 Innovation, R&D et veille concurrentielle dans le secteur ludique
La stagnation est le début du déclin dans l’industrie du divertissement. L’innovation n’est pas un luxe mais une condition de survie. Ce segment met en place une méthodologie de veille stratégique et concurrentielle pour identifier les tendances mondiales (gamification, réalité augmentée, expériences immersives) et évaluer leur potentiel d’adaptation au marché congolais. L’étudiant forgera une culture de l’innovation, lui permettant de concevoir des concepts d’animation novateurs pour maintenir l’attractivité et la compétitivité de son entreprise.
ANNEXES
A. Vade-mecum juridique pour la création d’une entreprise de loisirs en RDC
L’OHADA a unifié le droit des affaires, mais les spécificités congolaises demeurent. La création d’une entreprise de loisirs impose une navigation experte entre le guichet unique et les ministères techniques comme le Tourisme ou la Culture. Cet annexe est un guide procédural strict. Il cartographie chaque étape, du Registre de Commerce à l’autorisation d’exploitation, en se basant sur la législation en vigueur. L’étudiant forgera une compétence opérationnelle : structurer juridiquement une société de loisirs de A à Z.
B. Grille de calcul du Retour sur Investissement (ROI) pour un projet d’animation
Le calcul classique du ROI s’avère inopérant dans un contexte de forte volatilité des coûts. Il ignore les ruptures d’approvisionnement et l’inflation qui caractérisent le marché congolais. Cette annexe corrige cette faille en proposant une grille d’analyse financière dynamique. Elle intègre des variables de sensibilité et des scénarios de stress basés sur des données locales réelles. L’apprenant maîtrisera l’art de la projection financière réaliste, capable de défendre un plan d’investissement crédible devant des bailleurs exigeants.
C. Étude de cas comparée : Modèle opérationnel du “Parc de la N’sele” vs. Standards internationaux
La “glocalisation” est le concept-clé qui structure cette analyse comparative. Comment les principes de gestion des grands parcs thématiques mondiaux sont-ils transposables au contexte du Parc de la N’sele ? L’étude confronte les modèles de flux de visiteurs, de tarification et de programmation événementielle. Ce choc des échelles vise un but pragmatique. Il s’agit de doter le futur manager d’une grille de lecture pour auditer une structure existante et proposer des innovations économiquement viables et culturellement pertinentes.
D. Protocole-type de gestion des risques et de la sécurité des visiteurs
La simple conformité aux normes de sécurité est une illusion. Face à l’imprévu, l’approche bureaucratique s’effondre, opposée à la culture de sécurité proactive théorisée par James Reason. Cet annexe tranche ce débat en fournissant un protocole opérationnel. Il ne s’agit pas d’une checklist, mais d’un système de management intégré du risque (SMR). L’étudiant apprendra à cartographier les dangers, à former le personnel à la vigilance active et à concevoir des plans d’évacuation réalistes pour un site congolais.
Comment le paradoxe de la ‘vallée de l’étrange’ impacte-t-il les arbitrages budgétaires dans la production de longs métrages d’animation photoréalistes ?
📚 Source :Travaux de Masahiro Mori sur la Vallée de l’étrange via Wikipedia (FR)
En quoi l’application des principes du ‘Lean Management’ au pipeline de production 3D constitue-t-elle une rupture stratégique pour les studios ?
📚 Source :Travaux de Taiichi Ohno sur le Lean Management via Google Scholar
Comment la gestion de la propriété intellectuelle, via le ‘transmedia storytelling’, transforme-t-elle la structure de revenus des studios d’animation modernes ?
📚 Source :Travaux de Henry Jenkins sur le Transmedia Storytelling via Cairn.info
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