
Les théories de la littérature
Appropriation des cadres herméneutiques pour l'analyse textuelle avancée.
Édition 2026 – Réforme LMD – Enseignement supérieur et universitaire en RDC.
- Code Officiel : TLI2111
- Domaine : Lettres, Langues et Arts
- Filière : Lettres et Sciences Humaines
- Mention : Littérature Africaine
- Année d’étude : Master 1
- Semestre : Semestre 1
Consulter les Modalités, Compétences et Débouchés
Cette Unité d’Enseignement, capitalisable pour un total de 3 crédits, est structurée autour de l’Élément Constitutif fondamental intitulé La poétique de l’oralité. Cet EC, valorisé à hauteur de 1 crédit, forme le socle théorique et méthodologique de l’UE, autour duquel s’organisent les apprentissages complémentaires visant à consolider l’expertise de l’étudiant dans le champ des études littéraires avancées.
Au terme de ce parcours, l’apprenant aura acquis une maîtrise approfondie des paradigmes théoriques fondamentaux de la science littéraire moderne. Cette assise conceptuelle lui permettra de déployer avec rigueur des grilles d’analyse sociocritique et psychocritique pour l’étude de textes complexes. La compétence ultime visée est la capacité à modéliser la poétique de l’oralité, un outil indispensable pour décrypter avec finesse les dynamiques textuelles et discursives propres au contexte africain.
Les débouchés professionnels de cette formation sont stratégiques pour le développement intellectuel et culturel de la République Démocratique du Congo. Le critique littéraire joue un rôle essentiel dans la valorisation du patrimoine littéraire national et la structuration du débat public. L’enseignant de théories littéraires est un acteur clé dans la formation des futures élites, garantissant la transmission d’outils d’analyse critiques. Enfin, le chercheur en sciences humaines contribue directement à la production d’un savoir endogène, indispensable pour documenter, analyser et penser les réalités congolaises dans un monde globalisé.
PRÉLIMINAIRES
I. Fiche Signalétique de l’Unité d’Enseignement (UE)
- Intitulé de l’UE : Les théories de la littérature
- Code UE : TLI2111
- Domaine : Lettres, Langues et Arts
- Filière : Lettres et Sciences Humaines
- Mention : Littérature Africaine
- Niveau : Master 1 (M1)
- Semestre : Semestre 1
- Crédits ECTS : 3 (dont 1 crédit pour l’EC “La poétique de l’oralité”)
- Accroche : Appropriation des cadres herméneutiques pour l’analyse textuelle avancée.
II. Compétences Visées et Débouchés Professionnels
Cette UE forge des compétences analytiques de haut niveau. L’étudiant maîtrisera les paradigmes théoriques pour disséquer la complexité textuelle, modéliser la poétique de l’oralité et appliquer les grilles sociocritiques et psychocritiques. Ces aptitudes préparent directement aux métiers de critique littéraire pour les médias ou maisons d’édition, de chercheur en sciences humaines capable de produire des analyses originales sur le corpus congolais, et d’enseignant apte à renouveler la pédagogie de la littérature en RDC.
III. Problématique Générale et Ancrage Socio-Économique
Face à la nécessité de structurer une pensée critique endogène, cette UE pose la question de l’appropriation des outils théoriques universels pour penser les spécificités de la production littéraire congolaise. Il s’agit de former des experts capables de valoriser le patrimoine littéraire national, d’identifier les œuvres à fort potentiel pour l’industrie de l’édition et de l’audiovisuel, et de participer à la construction d’un discours identitaire et culturel robuste, levier essentiel du développement et du soft power de la RDC.
IV. Méthodologie d’Évaluation Conforme au Système LMD
L’évaluation combine un contrôle continu (40%) et un examen final sur table (60%). Le contrôle continu se compose d’une dissertation appliquant une grille théorique à une œuvre congolaise et d’une présentation orale défendant une analyse critique. L’examen final consiste en une analyse de texte théorique et une question de synthèse. Cette structure garantit la validation de l’acquisition des compétences analytiques, rédactionnelles et argumentatives, conformément aux standards du CPE-MINESU.
PARTIE 1 : FONDEMENTS DE LA CRITIQUE LITTÉRAIRE MODERNE
Chapitre I. Le Texte comme Système : Formalisme et Structuralisme
I.1 La “littérarité” selon les Formalistes russes
Concept central, la “littérarité” désigne ce qui fait d’un message une œuvre d’art. L’étude se concentre sur les procédés de “défamiliarisation” (ostranenie) qui rompent avec la perception automatisée du langage. L’étudiant apprendra à identifier ces techniques dans la poésie de Kabasha ou la prose de V.Y. Mudimbe, démontrant comment l’innovation formelle sert à renouveler la vision du monde et à critiquer les discours établis dans le contexte sociopolitique congolais.
I.2 Du modèle linguistique saussurien à l’analyse structurale du récit
Une transposition du modèle de Saussure (signifiant/signifié, langue/parole) à la littérature permet de la concevoir comme un système de signes. L’étudiant appliquera les modèles de Propp (fonctions narratives) et de Greimas (schéma actantiel) pour décomposer la grammaire des contes Mbole ou des épopées Luba. Cette compétence permet de révéler les structures profondes et les invariants culturels qui sous-tendent la diversité des récits du bassin du Congo, offrant une base scientifique à l’anthropologie culturelle.
I.3 Une application pragmatique : Le carré sémiotique de Greimas
Outil de visualisation des articulations logiques du sens, le carré sémiotique permet de cartographier les oppositions de valeurs dans un texte. L’étudiant l’utilisera pour analyser les tensions idéologiques (tradition vs modernité, pouvoir vs soumission, sacré vs profane) dans une pièce de théâtre de Sony Labou Tansi. Cette méthode transforme une lecture subjective en une analyse rigoureuse des conflits sémantiques, essentielle pour tout critique ou metteur en scène souhaitant sonder la complexité d’une œuvre.
I.4 Face aux limites de l’immanence : Vers la critique post-structurale
Le structuralisme, en se focalisant sur le système clos du texte, ignore son contexte et la subjectivité de l’auteur. Cette section problématise cette clôture et introduit les concepts de déconstruction (Derrida) et d’intertextualité (Kristeva). L’étudiant comprendra comment un texte est un carrefour de discours multiples, une compétence cruciale pour analyser comment la littérature congolaise dialogue avec, ou subvertit, les discours coloniaux, religieux et politiques qui la traversent.
Chapitre II. Le Texte comme Produit Social : Sociocritique et Marxisme
II.1 Fondée sur le matérialisme historique, la critique marxiste…
Cette approche analyse l’œuvre littéraire comme le reflet ou le produit des infrastructures économiques et des luttes de classes. L’étudiant apprendra à identifier la représentation des rapports de production, de l’aliénation et de l’idéologie bourgeoise dans les romans congolais traitant du monde du travail, des mines du Katanga à l’économie informelle de Kinshasa. Il s’agit d’un outil puissant pour décoder les enjeux sociaux et politiques masqués par la fiction.
II.2 La sociocritique de Claude Duchet : Analyse du sociogramme
Dépassant le simple reflet, la sociocritique examine comment le social s’inscrit dans la textualité même. L’étudiant se formera à l’identification des “sociogrammes”, ces ensembles de représentations partielles et conflictuelles qui cristallisent un état de la conscience sociale. L’analyse du sociogramme de “la Sape” ou de “l’ambiance” dans la littérature Kinois permettra de comprendre comment le texte produit une connaissance spécifique de la société, au-delà du simple témoignage.
II.3 Sous l’angle de la sociologie de la littérature : Le champ littéraire de Bourdieu
Cette perspective étudie l’ensemble des agents et institutions qui produisent, consacrent et diffusent la littérature. L’étudiant cartographiera le champ littéraire congolais : le rôle des éditions Mabiki ou des Médiaspaul, le poids du capital symbolique (prix littéraires), les stratégies des auteurs pour exister. Cette compétence est vitale pour tout futur acteur de la chaîne du livre en RDC, de l’éditeur au responsable culturel, pour agir stratégiquement sur le marché.
II.4 Une lecture engagée : Théorie postcoloniale et critique de l’hégémonie
Héritière de la sociocritique, la théorie postcoloniale (Said, Spivak, Bhabha) se focalise sur les relations de pouvoir issues de l’histoire coloniale. L’étudiant apprendra à débusquer la persistance des représentations orientalistes, à analyser les stratégies de “réécriture” de l’histoire par les auteurs congolais, et à identifier les formes d’hybridité culturelle. C’est une grille de lecture indispensable pour comprendre les dynamiques identitaires et politiques de la RDC contemporaine.
Chapitre III. Le Texte comme Espace Psychique : Psychanalyse et Théories de la Réception
III.1 L’inconscient du texte : Application des concepts freudiens
La critique psychanalytique postule que l’œuvre est une formation de compromis, comme le rêve ou le lapsus, révélant l’inconscient de l’auteur ou des personnages. L’étudiant s’exercera à repérer les mécanismes de refoulement, les complexes (Œdipe) et le symbolisme phallique dans les œuvres de Zamenga Batukezina, par exemple. Cette approche offre des clés d’interprétation pour les motivations profondes et les conflits irrationnels qui animent les personnages, enrichissant l’analyse psychologique.
III.2 Au-delà de Freud, la psychocritique de Charles Mauron
Méthode rigoureuse, la psychocritique de Mauron vise à dégager le “mythe personnel” d’un auteur par la superposition de ses œuvres pour y déceler des réseaux métaphoriques obsessionnels. L’étudiant appliquera cette technique au corpus d’un poète comme Clémentine Nzuji pour en extraire la structure psychique inconsciente et récurrente. Cette compétence permet de produire une analyse d’une grande cohérence sur l’ensemble d’une production littéraire, utile pour les monographies critiques.
III.3 Déplaçant le focus vers le lecteur, l’esthétique de la réception…
Initiée par l’école de Constance (Jauss, Iser), cette théorie place le lecteur au centre du processus de signification. L’étudiant analysera l’« horizon d’attente » des lecteurs congolais à différentes époques et le « lecteur implicite » construit par le texte. Il s’agit de comprendre pourquoi une œuvre est reçue différemment à Kinshasa, à Lubumbashi ou à Paris, une compétence essentielle pour les éditeurs et les critiques qui veulent anticiper ou comprendre le succès d’un livre.
III.4 Une connaissance approfondie des stratégies de lecture : Le lecteur modèle d’Umberto Eco
Eco affirme que tout texte, par sa structure, prévoit et guide son “Lecteur Modèle”. L’étudiant apprendra à identifier les stratégies textuelles (ellipses, références intertextuelles, ambiguïtés) qui postulent un lecteur doté de compétences spécifiques. Maîtriser cette analyse permet de juger de l’accessibilité d’un texte et de concevoir des stratégies de médiation (notes, paratexte) pour élargir son public, une mission clé pour la démocratisation de la culture en RDC.
PARTIE 2 : APPROCHES CONTEXTUELLES ET SUBJECTIVES DE L’ŒUVRE LITTÉRAIRE
Chapitre IV. Sociocritique et Théories Postcoloniales
IV.1 Le texte comme produit social : fondements de la sociocritique
Émanation des travaux de l’École de Francfort et de Mikhaïl Bakhtine, la sociocritique postule que l’œuvre littéraire n’est pas un objet autonome mais un artefact social, traversé par les idéologies et les tensions de son époque. Cette approche dote l’étudiant des outils pour décrypter les non-dits, les discours dominants et les contre-discours inscrits dans la structure même du texte. L’analyse portera sur la manière dont les romans de V.Y. Mudimbe reflètent les conflits épistémologiques de la RDC post-indépendance.
IV.2 Analyse du discours et hégémonie culturelle
Sous l’angle du pouvoir symbolique, cette section explore comment le langage construit et maintient des relations de domination. En s’appuyant sur Foucault et Gramsci, l’étudiant apprendra à identifier les mécanismes de l’hégémonie culturelle dans les textes littéraires et médiatiques. L’objectif est de former un critique capable de déceler comment le discours colonial persiste ou est subverti dans les productions culturelles congolaises contemporaines, des manuels scolaires aux œuvres de fiction, influençant la chaîne de valeur de l’édition.
IV.3 Paradigmes postcoloniaux : de Said à Bhabha
Une déconstruction systématique des récits impériaux constitue le cœur de la pensée postcoloniale. L’étude des concepts clés d’Edward Said (Orientalisme), Homi K. Bhabha (Hybridité, Mimicry) et Gayatri Spivak (Subalternité) est ici fondamentale. L’étudiant appliquera ces grilles de lecture pour analyser la complexité des identités et des représentations dans la littérature de la diaspora congolaise, démontrant comment ces œuvres négocient leur rapport à l’ancienne métropole et affirment une souveraineté narrative.
IV.4 Application à la littérature congolaise : cas de la “Génération de la Désillusion”
Face à la complexité des trajectoires post-indépendance, une génération d’écrivains congolais a thématisé la corruption, la violence politique et la faillite des utopies. Ce sous-chapitre est un atelier pratique où les théories sociocritiques et postcoloniales sont mobilisées pour analyser un corpus précis (œuvres de Sony Labou Tansi, Pius Ngandu Nkashama). L’étudiant produira une analyse critique démontrant l’interaction entre la forme romanesque et la crise socio-politique zaïroise, une compétence essentielle pour le chercheur en sciences humaines.
Chapitre V. Psychocritique et Approches Psychanalytiques
V.1 Fondements de la psychocritique : de Charles Mauron à l’inconscient du texte
Inspirée par la psychanalyse freudienne mais systématisée par Charles Mauron, la psychocritique vise à révéler le “mythe personnel” de l’auteur à travers l’analyse de réseaux métaphoriques obsédants et de structures involontaires dans son œuvre. L’étudiant apprendra la méthode de superposition des textes pour isoler ces constantes. Cette compétence permettra d’offrir une lecture renouvelée des poètes congolais comme Clémentine Faïk-Nzuji, en liant les structures de son imaginaire poétique à des dynamiques psychiques profondes.
V.2 Le schéma actantiel et les structures archétypales jungiennes
Au-delà du personnage, l’analyse des archétypes jungiens (l’Ombre, l’Anima, le Sage) et du schéma actantiel de Greimas offre une grille de lecture transpersonnelle. Cette section outille l’étudiant pour décoder les fonctions symboliques et les forces motrices des récits. Appliquée aux épopées et mythes de la RDC (ex: l’épopée Mwindo), cette méthode révèle les structures universelles de l’inconscient collectif qui animent les traditions orales, valorisant ce patrimoine immatériel par une analyse scientifique rigoureuse.
V.3 Critique thématique et imaginaire de l’auteur
Centrée sur l’exploration des réseaux d’images et de thèmes, la critique thématique (Bachelard, Richard) cartographie l’univers sensoriel et affectif d’un auteur. Contrairement à la psychocritique, elle se focalise sur l’imaginaire matériel et la rêverie poétique. L’étudiant apprendra à analyser comment des éléments comme l’eau (le fleuve Congo), la forêt ou la ville (Kinshasa) deviennent des opérateurs de sens dans l’œuvre de Zamenga Batukezanga, structurant sa vision du monde et son rapport existentiel au territoire congolais.
V.4 Étude de cas : analyse psychocritique d’un personnage de Fiston Mwanza Mujila
Confronté à la fragmentation du sujet dans la littérature contemporaine, l’étudiant mobilisera les outils psychocritiques et psychanalytiques pour une étude de cas approfondie. Le personnage choisi, issu d’une œuvre majeure comme “Tram 83”, sera analysé dans ses pulsions, ses névroses et ses fantasmes. Cet exercice pratique vise à prouver la capacité de l’étudiant à produire un diagnostic psychologique littéraire, une compétence valorisée dans la critique littéraire avancée et l’enseignement supérieur.
Chapitre VI. Poétique de l’Oralité et Dynamiques Énonciatives
VI.1 De l’oral à l’écrit : théories de la performance et de l’énonciation
Une connaissance approfondie des dynamiques de la performance orale (selon Walter J. Ong et Paul Zumthor) est indispensable pour comprendre la littérature africaine. Ce module analyse les concepts de “mouvance”, “vocalité” et les stratégies par lesquelles l’écrit tente de capter l’énergie de la parole vive. L’étudiant identifiera les marques de l’oralité (apostrophes, interjections, structures répétitives) dans les romans congolais pour qualifier le style d’un auteur et son inscription dans une tradition d'”oraliture”.
VI.2 La structure du conte et du mythe africain : Propp revisité
Adaptant le modèle morphologique de Vladimir Propp, initialement conçu pour les contes russes, cette section fournit une méthode structurale pour analyser les récits traditionnels congolais. L’étudiant apprendra à décomposer un conte en ses “fonctions” narratives séquentielles pour en révéler la logique interne et les invariants culturels. Cette approche scientifique permet de classer et de comparer le vaste corpus des contes de la RDC, transformant le chercheur en un véritable architecte du patrimoine narratif oral.
VI.3 Polyphonie et dialogisme dans le roman africain contemporain
Héritée des travaux de Mikhaïl Bakhtine, la notion de polyphonie est cruciale pour analyser des textes où coexistent plusieurs voix, langues (français, lingala, swahili) et idéologies sans fusionner. L’étudiant apprendra à cartographier ces tensions dialogiques. Appliqué aux romans urbains se déroulant à Kinshasa ou Lubumbashi, cet outil révèle comment le texte devient une arène sociale, reflétant la stratification et l’hétérogénéité linguistique de la société congolaise, un atout pour tout analyste des faits culturels.
VI.4 Modélisation de l’oralité : analyse d’un texte de KAMA Sywor Kamanda
Visant la création d’une grille d’analyse opérationnelle, ce sous-chapitre est un atelier final. L’étudiant devra modéliser les traits de l’oralité poétique à partir d’un conte de l’écrivain congolais Kama Sywor Kamanda, reconnu pour son style qui puise aux sources de la tradition orale. L’évaluation portera sur la capacité à systématiser les procédés stylistiques, rythmiques et énonciatifs, prouvant une maîtrise technique qui fait la différence entre un lecteur amateur et un critique littéraire expert.
ANNEXES
A. Glossaire des Concepts-Clés en Théorie Littéraire
Instrument de précision lexicale, ce glossaire déconstruit le jargon des théories littéraires. Il fournit des définitions opératoires pour des concepts comme l’intertextualité, la narratologie, le chronotope bakhtinien ou l’habitus sociocritique. Chaque entrée est conçue non comme une simple définition, mais comme une clé d’entrée pour l’analyse, permettant à l’étudiant de nommer avec exactitude les phénomènes textuels observés dans le corpus littéraire congolais et de solidifier son argumentation critique.
B. Grille d’Analyse Sociocritique Appliquée au Roman Congolais
Approche méthodologique structurée, cette grille guide l’étudiant pas à pas dans l’application de la sociocritique. Elle propose un protocole d’investigation pour décoder les médiations sociales, les conflits de classe et les idéologies inscrits dans le texte littéraire. En se concentrant sur des exemples tirés de V.Y. Mudimbe ou Sony Labou Tansi, elle outille le chercheur pour révéler comment le roman congolais réfracte, conteste ou reproduit les structures socio-historiques de la RDC.
C. Fiches Synoptiques des Théoriciens Majeurs
Synthèse stratégique des pensées fondatrices, ces fiches présentent les concepts centraux de théoriciens incontournables, de Bakhtine à Genette, en passant par Barthes et Foucault. Chaque fiche expose la problématique centrale de l’auteur, ses apports majeurs et les limites de son modèle. L’objectif est de permettre une mobilisation rapide et pertinente de l’autorité théorique adéquate pour étayer une analyse, transformant la référence en un véritable outil de démonstration.
D. Corpus de Référence : Œuvres Congolaises et Africaines pour l’Analyse
Véritable laboratoire textuel, cette bibliographie sélective propose un ensemble d’œuvres congolaises et africaines particulièrement riches pour l’expérimentation des théories étudiées. De la poétique de l’oralité chez Kourouma à la déconstruction postcoloniale chez Mabanckou, chaque œuvre est choisie pour son potentiel à illustrer un ou plusieurs cadres herméneutiques. Cette sélection vise à ancrer la pratique analytique dans le patrimoine local et continental, assurant la pertinence socio-culturelle de la recherche.
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