
Histoire des supports d'information
Archéologie des médias et évolution des transmissions.
Édition 2026 – Réforme LMD – Enseignement supérieur et universitaire en RDC.
- Code Officiel : HSI2121
- Domaine : Lettres, Langues et Arts
- Filière : Lettres et Sciences Humaines
- Mention : Littérature Africaine
- Année d’étude : Master 1
- Semestre : Semestre 2
Consulter les Modalités, Compétences et Débouchés
Représentant un total de 4 crédits, cette Unité d’Enseignement est structurée de manière à approfondir des savoirs spécialisés. Son architecture pédagogique s’organise notamment autour de l’Élément Constitutif central de l’Ethnocommunication, qui compte pour 2 crédits, offrant ainsi un socle théorique et pratique fondamental pour l’ensemble du module.
Au terme de cette formation, l’étudiant maîtrisera les fondements de l’ethnocommunication, lui permettant d’expliquer les interactions complexes au sein des médias traditionnels et modernes. Cette expertise lui donnera la capacité d’analyser avec acuité les dynamiques d’évolution des supports de transmission de l’information sur le continent africain. Concrètement, il sera apte à mobiliser les nouvelles technologies pour des missions essentielles d’archivage et de diffusion du précieux patrimoine textuel africain, assurant ainsi sa préservation et son accessibilité.
Les débouchés professionnels visés répondent à des besoins stratégiques sur le marché de l’emploi en République Démocratique du Congo. Le Journaliste spécialisé en médias et langues africaines jouera un rôle clé dans la production d’une information contextualisée et inclusive. Le Conservateur de ressources informationnelles numériques deviendra un acteur indispensable à la sauvegarde de la mémoire collective congolaise face aux défis de la numérisation. Enfin, le Consultant en communication interculturelle sera essentiel pour fluidifier les échanges entre les diverses communautés du pays ainsi qu’avec les partenaires internationaux, favorisant ainsi la cohésion sociale et le développement.
PRÉLIMINAIRES
I. Note à l’intention de l’étudiant-chercheur
Ce manuel n’est pas un recueil de faits, mais un instrument d’analyse critique. Il est conçu pour transformer votre perspective sur l’information, en la traitant non comme un contenu abstrait, mais comme une réalité matérielle, façonnée par ses supports successifs. Chaque chapitre vous dote d’un cadre conceptuel pour déconstruire les dynamiques de pouvoir, les enjeux économiques et les transformations culturelles liés à la transmission du savoir, avec un focus constant sur le contexte congolais et africain.
II. Compétences visées et débouchés en RDC
La maîtrise de cette UE forge des compétences directement monétisables sur le marché congolais. Vous apprendrez à évaluer la pertinence d’un support (du podcast au livre numérique) pour une cible locale, à concevoir des stratégies d’archivage numérique pour des institutions patrimoniales (musées, bibliothèques) et à analyser les flux d’information pour des médias ou des ONG. Les métiers de conservateur de ressources numériques, de consultant en communication interculturelle et de journaliste spécialisé deviennent des perspectives concrètes.
III. Méthodologie d’évaluation continue (Système LMD)
L’évaluation sanctionne la capacité à appliquer les savoirs. Elle se structure autour de trois axes : une analyse de cas pratique sur la chaîne de valeur d’un média en RDC (30%), la conception d’un projet d’archivage numérique pour un corpus de tradition orale locale (40%), et une dissertation finale sur les ruptures et continuités dans l’histoire des supports d’information en Afrique Centrale (30%). La participation active et la production de fiches de lecture critiques sont obligatoires.
IV. Articulation de l’UE avec l’Ethnocommunication (EC1)
Cette Unité d’Enseignement constitue le socle matériel de l’EC1 “Ethnocommunication”. Alors que l’ethnocommunication étudie les codes et les interactions symboliques au sein d’une culture, notre UE analyse les “canaux” physiques et technologiques qui rendent ces interactions possibles, les archivent ou les transforment. Comprendre l’histoire du support, c’est comprendre les contraintes et les potentialités qui ont structuré la communication des peuples du Congo, d’hier à aujourd’hui.
PARTIE 1 : FONDEMENTS MATÉRIELS DE LA COMMUNICATION : DE L’ORALITÉ À L’IMPRIMÉ
Chapitre I. L’Oralité comme Premier Média : Structures et Performances en Afrique Centrale
I.1 Structures mnémoniques et performatives de l’oralité
Ancrée dans les cosmogonies bantoues, l’oralité n’est pas une simple absence d’écriture mais un système médiatique structuré. Cet enseignement dissèque les techniques mnémoniques (généalogies, récits épiques) et les cadres performatifs (rôle du griot, du maître de la parole) qui assurent la cohésion sociale et la transmission des savoirs juridiques ou thérapeutiques. L’étudiant apprendra à cartographier ces structures au sein de communautés spécifiques en RDC, comme les Luba ou les Kuba.
I.2 La parole comme archive vivante et enjeu de pouvoir
Face au défi de la pérennité sans écriture, les sociétés de l’oralité ont développé des protocoles stricts de validation et de transmission de l’information. Ce sous-chapitre analyse la parole comme une archive dynamique, dont la fiabilité repose sur la mémoire collective et l’autorité des transmetteurs. Nous étudierons comment le contrôle de la parole (qui peut parler, quand et où) constitue un enjeu de pouvoir majeur dans la résolution des conflits fonciers ou lignagers en RDC.
I.3 Les supports matériels de l’oralité : du tam-tam au masque
Paradoxalement, l’oralité s’appuie sur des supports matériels pour étendre sa portée et renforcer son message. Une analyse sémiotique des instruments de communication traditionnels en RDC est ici proposée : le langage tambouriné (lukumbi) comme réseau de communication à distance, les sculptures et les masques comme vecteurs de récits mythologiques lors des rituels. L’étudiant saura décoder la charge informationnelle de ces objets, au-delà de leur seule valeur esthétique.
I.4 Dynamiques de contact : l’impact de l’écriture sur les traditions orales
L’introduction de l’écriture alphabétique par les missionnaires et l’administration coloniale a provoqué une rupture systémique. Ce segment examine les conséquences de ce contact : la transcription (et donc la fixation et la potentielle trahison) des récits oraux, la dévalorisation des savoirs non-écrits et l’émergence de nouvelles figures d’autorité intellectuelle. L’objectif est de comprendre les stratégies de résilience et d’adaptation des traditions orales face à ce nouveau média en RDC.
Chapitre II. Le Manuscrit et les Premières Formes d’Écriture : Supports du Savoir Ancien
II.1 Genèse et diffusion de la culture manuscrite
D’origine scribale, la culture du manuscrit a transformé la conservation et la transmission du savoir complexe. Ce module retrace l’émergence des premiers codex et explore les grandes traditions manuscrites (égyptienne, gréco-romaine, arabo-islamique). Une attention particulière sera portée aux routes commerciales transsahariennes ayant pu influencer les dynamiques d’information aux abords du bassin du Congo, en contextualisant l’absence d’une tradition manuscrite locale à grande échelle.
II.2 Sous l’angle de la matérialité : supports, encres et climat
Une connaissance approfondie de la matérialité du manuscrit est essentielle pour tout projet de conservation. Ce sous-chapitre propose une analyse technique des supports (papyrus, parchemin, papier) et des encres, en évaluant leur durabilité et leurs contraintes. L’étudiant devra modéliser les défis spécifiques de la conservation de documents anciens dans le climat tropical humide de la RDC, un enjeu clé pour les Archives Nationales ou les collections privées.
II.3 L’économie du scriptorium et la figure du copiste
La production manuscrite était une industrie lente et coûteuse, structurée autour des scriptoria (monastiques ou laïcs) et du travail des copistes. Ce segment analyse l’économie de la copie : le coût des matériaux, le temps de travail, et la valeur d’un livre avant l’imprimerie. En comparant avec les modèles éthiopiens ou maghrébins, l’étudiant comprendra les facteurs socio-économiques qui ont empêché ou favorisé l’émergence de tels centres de production en Afrique Centrale.
II.4 Circulation, contrôle et prestige du savoir manuscrit
En tant que capital symbolique et économique, le manuscrit était un objet rare dont la circulation était contrôlée. Ce cours examine les réseaux de diffusion des textes, le rôle des bibliothèques (comme celles de Tombouctou) et la manière dont la possession de manuscrits conférait autorité et prestige. Cette analyse historique offre une grille de lecture pertinente pour comprendre les enjeux actuels de l’accès à l’information et la constitution d’élites intellectuelles en RDC.
Chapitre III. La Révolution de l’Imprimé et son Implantation en RDC
III.1 La rupture gutenbergienne : standardisation et dissémination de masse
Révolutionnant l’accès au savoir, l’imprimerie à caractères mobiles a introduit des concepts nouveaux : la production en série, la standardisation du texte et une baisse drastique des coûts. Ce sous-chapitre analyse l’impact technique et cognitif de cette invention. L’étudiant sera capable d’expliquer comment l’imprimé a non seulement permis la diffusion des idées, mais a aussi transformé la structure même de la pensée, en favorisant la linéarité, l’indexation et la critique textuelle.
III.2 L’implantation des premières presses en Afrique Centrale
L’arrivée de l’imprimerie au Congo est indissociable du projet colonial et missionnaire. Ce segment propose une étude historique de l’installation des premières presses à la fin du XIXe siècle, de Boma à Léopoldville. L’objectif est d’identifier les premiers documents imprimés (bulletins officiels, catéchismes, grammaires de langues locales) et d’analyser les motivations stratégiques derrière ces premières productions, qui visaient à asseoir une nouvelle administration et une nouvelle foi.
III.3 Instrument ambivalent : presse coloniale et presse nationaliste
La presse imprimée a été un outil de pouvoir à double tranchant. Ce cours dissèque son rôle dans la diffusion de l’idéologie coloniale, mais aussi son appropriation par les premières élites congolaises pour forger une conscience nationale. L’étude de journaux comme La Voix du Congolais ou les publications de mouvements comme l’ABAKO permettra à l’étudiant d’analyser comment un même support technologique peut servir à la fois la domination et l’émancipation.
III.4 L’écosystème de l’imprimé en RDC aujourd’hui : défis et opportunités
Face aux défis logistiques et à la concurrence du numérique, l’industrie de l’imprimé en RDC se réinvente. Ce module propose une analyse de la chaîne de valeur actuelle : des imprimeurs de Kinshasa aux distributeurs de livres scolaires en province. L’étudiant réalisera une cartographie des acteurs, identifiera les goulots d’étranglement (coût du papier, distribution) et évaluera les niches de marché porteuses, comme l’édition en langues nationales ou la presse spécialisée.
PARTIE 2 : DE L’IMPRIMÉ AU NUMÉRIQUE : RÉVOLUTIONS ET APPROPRIATIONS
Chapitre IV. L’Imprimerie et la Diffusion de Masse
IV.1 L’impact de la presse à caractères mobiles
Fondée sur l’invention de Gutenberg, la reproductibilité technique de l’écrit a bouleversé les structures du pouvoir et du savoir en Europe, préfigurant les dynamiques de diffusion qui seront observées des siècles plus tard dans le bassin du Congo. L’analyse de cette rupture technologique permet de modéliser l’impact de l’introduction de toute nouvelle technologie de l’information dans un contexte de traditions orales fortes, comme en RDC, et d’anticiper les reconfigurations sociales qui en découlent.
IV.2 L’imprimerie missionnaire et coloniale en RDC
Face au besoin d’évangélisation et de contrôle administratif, l’imprimerie fut introduite au Congo non comme un outil d’émancipation, mais de gouvernance. L’étudiant analysera des archives de presses missionnaires (ex: Onispa) pour décrypter les stratégies de communication coloniale et la standardisation forcée des langues locales. Cette compétence est cruciale pour le métier de conservateur et d’historien des médias, permettant de contextualiser les fonds documentaires et d’en révéler les biais idéologiques.
IV.3 La presse comme vecteur d’émancipation et de débat politique
Une connaissance approfondie des journaux post-indépendance, tels que “L’Étoile du Congo” ou “Le Courrier d’Afrique”, révèle leur rôle ambivalent de porte-voix des nouvelles élites et d’arène pour la contestation. Cette section arme le futur journaliste spécialisé pour contextualiser les tensions actuelles entre le pouvoir et la presse en RDC, en identifiant les héritages historiques de la censure et de la résistance médiatique. Il s’agit de décoder l’ADN du journalisme politique congolais.
IV.4 Économie de la chaîne du livre et de la presse écrite en RDC
Sous l’angle de la viabilité économique, la production de livres et de journaux en RDC fait face à des défis structurels majeurs : coût du papier, faiblesse des réseaux de distribution, concurrence du numérique. L’étude des modèles économiques, des imprimeries de Kinshasa aux points de vente de Lubumbashi, permet de concevoir des stratégies de développement pour les maisons d’édition locales. L’objectif est de transformer une contrainte logistique en une opportunité de marché.
Chapitre V. L’Ère Audiovisuelle : Radio et Télévision
V.1 Sociologie des ondes : de la TSF à la radio communautaire
Née de la physique des ondes hertziennes, la radio est avant tout un phénomène social qui reconfigure l’espace public et l’intimité. En RDC, où le taux d’alphabétisation varie, la radio devient le principal médium d’information et de cohésion, transcendant les distances et les infrastructures. L’analyse de sa portée sociologique est un prérequis pour tout consultant en communication interculturelle visant à lancer des campagnes de sensibilisation efficaces dans les provinces du Kasaï ou de l’Équateur.
V.2 La radio, outil stratégique au cœur des conflits et de la paix
Au cœur des crises congolaises, la radio a été tour à tour une arme de propagande et un instrument de paix (Radio Okapi). Cette analyse comparative dote le futur professionnel des médias des outils critiques pour évaluer l’éthique et l’impact d’une station en zone de post-conflit. Il apprendra à distinguer un média de développement d’un vecteur de haine, une compétence vitale pour le journalisme et la consultation en communication dans la région des Grands Lacs.
V.3 La télévision et la construction d’imaginaires nationaux
Plus qu’un simple diffuseur d’images, la télévision, de la RTNC historique aux chaînes privées actuelles, façonne activement les normes culturelles, linguistiques et esthétiques. L’étudiant décortiquera la grille des programmes pour identifier la représentation des identités régionales et la promotion d’un “imaginaire kinois”. Cette compétence permet de conseiller les producteurs sur la création de contenus plus inclusifs et représentatifs de la diversité congolaise, un enjeu clé pour l’unité nationale.
V.4 Modèles économiques des médias audiovisuels privés
Sous l’angle de la rentabilité, le paysage audiovisuel congolais est marqué par une forte dépendance aux financements politiques et publicitaires, influençant directement les lignes éditoriales. L’étude des stratégies de monétisation, de la production de clips musicaux à la couverture d’événements politiques, permet de comprendre cet écosystème. Le futur consultant en communication saura ainsi naviguer dans ce milieu pour positionner efficacement ses clients ou développer des médias indépendants et viables.
Chapitre VI. La Révolution Numérique et les Nouveaux Médias
VI.1 Fondements de la numérisation et fracture numérique
D’essence binaire, la numérisation transforme toute information (texte, son, image) en une suite de 0 et de 1, permettant une duplication parfaite et une diffusion instantanée. Toutefois, en RDC, cette révolution se heurte à la “fracture numérique” : l’inégalité d’accès aux infrastructures et au coût des données. L’analyse de cette dualité est fondamentale pour concevoir des projets de diffusion du patrimoine qui soient technologiquement pertinents et socialement équitables.
VI.2 Le mobile comme principal terminal d’accès à l’information
Une pénétration massive du téléphone mobile, même basique, a court-circuité le déploiement d’infrastructures fixes en RDC, devenant le support d’information dominant. L’étudiant apprendra à concevoir des services d’information via SMS, USSD ou applications légères (low-tech), adaptés aux contraintes de réseau. Cette expertise est directement monnayable auprès des ONG, des institutions de microfinance et des entreprises cherchant à atteindre les populations rurales et périurbaines.
VI.3 Les réseaux sociaux : nouvel espace public et arène de désinformation
Face à la défiance envers les médias traditionnels, les Congolais se tournent massivement vers WhatsApp et Facebook, créant un espace de débat mais aussi un terrain fertile pour les “fake news” à fort potentiel déstabilisateur. Cette section forme à l’analyse sémantique et à la vérification des faits (fact-checking) en contexte congolais. Le diplômé sera capable de mettre en place des cellules de veille informationnelle pour des organisations, une compétence de plus en plus demandée.
VI.4 Enjeux de l’archivage numérique du patrimoine littéraire et oral
Sous l’angle de la pérennité, la numérisation offre une opportunité historique de sauvegarder le patrimoine oral et les œuvres littéraires congolaises menacées de disparition. L’étudiant explorera les standards de métadonnées (Dublin Core), les formats de fichiers ouverts et les stratégies de conservation à long terme. Il sera ainsi préparé au métier de conservateur de ressources informationnelles numériques, capable de piloter un projet de bibliothèque numérique pour une institution comme la Bibliothèque Nationale du Congo.
ANNEXES
A. Glossaire Ethno-Technique des Médias Congolais
Face à la convergence des traditions orales et des plateformes numériques, ce glossaire établit les ponts sémantiques indispensables. Il définit et met en perspective des concepts allant du lokolé (tambour à fente) aux data centers de Kinshasa, en passant par la “radio-trottoir” et les “groupes WhatsApp d’information”. Maîtriser ce lexique hybride est une condition sine qua non pour le journaliste ou le consultant désirant analyser avec précision les flux communicationnels en RDC et opérer efficacement à l’intersection du traditionnel et du moderne.
B. Protocole de Numérisation et d’Archivage des Traditions Orales en RDC
Pour contrer l’érosion du patrimoine immatériel, ce protocole fournit une méthodologie rigoureuse de collecte, de numérisation et de diffusion. Il détaille les étapes critiques : l’approche éthique des détenteurs de savoir, le choix d’équipements d’enregistrement adaptés aux contraintes de terrain, la structuration des métadonnées pour garantir la pérennité et la découvrabilité des archives, et les stratégies de valorisation via des plateformes web accessibles localement. Un outil pragmatique pour transformer l’étudiant en architecte de la mémoire numérique congolaise.
C. Cartographie des Acteurs et Outils de l’Information en RDC
Une connaissance fine de l’écosystème informationnel est un avantage stratégique. Cette annexe cartographie les acteurs clés : institutions étatiques (RTNC, ACP), médias privés influents, agences de communication, et pôles de la société civile numérique. Elle recense également les outils logiciels (open source et propriétaires) pertinents pour l’archivage (Omeka, Mukurtu), la veille médiatique et la production de contenu, offrant à l’étudiant une vision panoramique et opérationnelle du terrain professionnel qui l’attend.
D. Étude de Cas : Le ‘Phénomène WhatsApp’ comme Support d’Information à Kinshasa
Sous l’angle de la socio-pragmatique des médias, cette étude analyse la plateforme WhatsApp comme principal support d’information et de désinformation à Kinshasa. Elle décortique les mécanismes de viralité des messages audio et textuels, le rôle des “tontons-presse” dans les groupes familiaux, et l’impact de ce média conversationnel sur la presse formelle. L’analyse démontre comment ce support reconfigure l’espace public, la communication politique et les nouvelles formes d’oralité numérique en milieu urbain congolais.
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