
Physique
Application des lois physiques à la conception
Édition 2026 – Réforme LMD – Enseignement supérieur et universitaire en RDC.
- Code Officiel : PHY0111
- Domaine : Sciences et Technologie
- Filière : ARCHITECTURE ET URBANISME
- Mention : PREPARATOIRE (PRE-LICENCE)
- Année d’étude : Preparatoire
- Semestre : Semestre 1
Consulter les Modalités, Compétences et Débouchés
Cette Unité d’Enseignement, d’une valeur de 3 crédits ECTS, est structurée comme un bloc monolithique entièrement dédié à la Physique. Cette architecture pédagogique concentrée, sans dispersion entre plusieurs éléments constitutifs, assure une immersion profonde et ciblée dans la discipline. L’objectif est de fournir un socle de connaissances solide et cohérent, permettant aux apprenants de se focaliser intensément sur les lois fondamentales qui gouvernent le monde matériel et ses interactions.
L’ambition de ce cours est de transformer les concepts théoriques en compétences pratiques et directement applicables. Vous serez capable d’appliquer les principes de la mécanique classique, de la statique et de la dynamique pour déchiffrer le comportement de systèmes complexes. Cette maîtrise vous permettra de modéliser les phénomènes physiques influençant la résilience des structures, et surtout, de réaliser des calculs de forces et de contraintes, une aptitude indispensable pour prédire la réponse des matériaux, garantir la sécurité des ouvrages et optimiser la conception de tout dispositif mécanique.
Cette formation prépare à des métiers techniques essentiels, dont le rôle est crucial pour le tissu industriel en République Démocratique du Congo. Les postes de Technicien d’essais physiques, d’Assistant de laboratoire en mécanique ou d’Opérateur de mesures physiques sont au cœur des secteurs stratégiques comme l’exploitation minière, la construction d’infrastructures et la production. Ces experts garantissent la qualité des matériaux, la fiabilité des équipements et la conformité des produits, jouant ainsi un rôle fondamental dans la compétitivité des entreprises et le développement durable du pays.
- PRÉLIMINAIRES
- PARTIE 1 : FONDEMENTS DE LA MÉCANIQUE APPLIQUÉE À L’ARCHITECTURE
- Chapitre I. Statique des Solides et Équilibre des Structures
- Chapitre II. Résistance des Matériaux et Contraintes Mécaniques
- Chapitre III. Introduction à la Dynamique des Structures
- PARTIE 2 : FONDEMENTS DE LA STATIQUE ET DE LA MÉCANIQUE DES STRUCTURES
- Chapitre IV. Statique du Solide et Équilibre des Structures
- Chapitre V. Introduction à la Résistance des Matériaux (RDM)
- Chapitre VI. Dynamique des Systèmes et Phénomènes Vibratoires
- ANNEXES
PRÉLIMINAIRES
I. Objectifs Pédagogiques et Compétences Visées
Ce manuel vise à doter l’étudiant architecte des outils fondamentaux de la physique appliquée. L’objectif est de dépasser la mémorisation de formules pour atteindre une compréhension intuitive des forces qui régissent la stabilité et la durabilité des constructions. Au terme de cette Unité d’Enseignement, l’apprenant sera capable de modéliser les sollicitations mécaniques, de réaliser des calculs de dimensionnement de base pour les éléments structurels simples et de diagnostiquer les causes physiques d’une défaillance matérielle. Cette compétence est le socle de la responsabilité technique et sécuritaire de l’architecte.
II. Méthodologie et Évaluation
L’approche pédagogique est résolument pragmatique, articulant chaque concept théorique à une étude de cas concrète, puisée dans le contexte architectural et infrastructurel de la RDC. Des ateliers de calcul et des simulations sur des structures simples (poutres, portiques, treillis) constituent le cœur de l’apprentissage. L’évaluation combine un contrôle continu, mesurant la maîtrise progressive des outils d’analyse, et un examen final. Ce dernier confrontera l’étudiant à un problème de conception structurelle réaliste, exigeant une justification chiffrée de ses choix pour garantir la faisabilité et la sécurité du projet.
III. Ancrage Socio-Économique en RDC
La maîtrise de la physique du bâtiment est un levier de développement économique direct pour la République Démocratique du Congo. Elle permet de concevoir des édifices et infrastructures (écoles, centres de santé, ponts) plus résilients, plus durables et moins coûteux en optimisant l’usage des matériaux, qu’ils soient locaux ou importés. Former des architectes capables de réaliser des calculs de structure fiables, c’est réduire la dépendance à l’expertise étrangère, garantir la sécurité des populations et assurer la pérennité des investissements publics et privés dans le secteur de la construction.
IV. Guide d’Utilisation du Manuel
Ce volume est structuré pour une assimilation progressive et logique des concepts. Chaque chapitre s’ouvre sur une mise en perspective qui ancre la théorie dans une problématique technique ou un contexte historique précis. Les sous-chapitres développent ensuite les outils mathématiques et physiques, en liant systématiquement chaque équation à une application architecturale tangible. Il est impératif de réaliser les exercices proposés à la fin de chaque section pour transformer la connaissance théorique en compétence opérationnelle. Le manuel est conçu comme un guide de calcul et une référence technique.
PARTIE 1 : FONDEMENTS DE LA MÉCANIQUE APPLIQUÉE À L’ARCHITECTURE
Chapitre I. Statique des Solides et Équilibre des Structures
Le postulat d’un matériau parfaitement homogène, pilier de la statique newtonienne, est un leurre dans le contexte constructif congolais où la variabilité des agrégats ou la qualité du bois est une donnée d’entrée. Ce chapitre déconstruit cette abstraction en se focalisant sur la modélisation des forces dans des systèmes hétérogènes. L’analyse des charpentes traditionnelles du Kasaï ou des structures en béton de Kinshasa sert de laboratoire pour appliquer les principes d’équilibre. L’étudiant forgera une compétence essentielle : dimensionner des structures stables en intégrant l’incertitude matérielle locale.
I.1 Modélisation Vectorielle des Forces
Une maîtrise rigoureuse des vecteurs est le langage fondamental de la statique. Ce segment établit les opérations de décomposition et de composition des forces, permettant de traduire des actions physiques comme le poids propre d’une dalle ou la poussée du vent sur une façade en un modèle mathématique exploitable. L’étudiant apprendra à isoler un système et à dresser un diagramme de corps libre, étape initiale et non négociable de toute analyse structurelle sérieuse.
I.2 Principe Fondamental de la Statique
Au cœur de la stabilité structurale, le principe fondamental stipule que la somme vectorielle des forces et des moments agissant sur un corps en équilibre est nulle. Cette section dissèque ce principe en l’appliquant au calcul des réactions d’appuis pour des éléments isostatiques simples, comme une poutre sur deux appuis ou une console. La compétence visée est la quantification précise des efforts que la structure transmet à ses fondations, une donnée critique pour la conception de tout bâtiment.
I.3 Moment d’une Force et Théorème de Varignon
Sous l’angle de la rotation, la notion de moment d’une force est introduite pour quantifier la tendance d’un corps à pivoter autour d’un point ou d’un axe. Le théorème de Varignon est présenté comme un outil de simplification puissant pour le calcul de ces moments. L’application directe est l’analyse de la stabilité au renversement des éléments hauts et élancés, tels qu’un mur de soutènement retenant des terres ou un panneau publicitaire soumis au vent.
I.4 Application aux Systèmes Réticulés (Treillis)
Face à la nécessité d’optimiser le rapport poids/résistance, les structures en treillis sont omniprésentes dans les ponts et les grandes charpentes. Ce sous-chapitre détaille la méthode des nœuds et la méthode des coupes pour déterminer les efforts de traction et de compression dans chaque barre d’un système réticulé. L’étudiant sera capable de vérifier la tenue d’une ferme de toiture pour un marché de Lubumbashi ou d’un pont métallique en zone rurale.
Chapitre II. Résistance des Matériaux et Contraintes Mécaniques
L’adoption des normes ISO sur les essais de traction et de compression a marqué un tournant décisif, imposant une quantification universelle de la performance matérielle. Ce chapitre internalise cette démarche en l’appliquant aux matériaux de construction disponibles en RDC, du bois de limba au béton produit localement. En confrontant systématiquement la théorie à l’expérimentation, l’approche est concrète. L’architecte en devenir acquerra la capacité de qualifier un matériau, de prédire son comportement sous charge et de justifier ses choix techniques sur une base factuelle et chiffrée.
II.1 Contraintes Normales et Loi de Hooke
D’une importance capitale pour la prédiction des déformations, le concept de contrainte normale (σ) est défini comme le rapport de la force à la section. La loi de Hooke (σ = E.ε) est ensuite introduite comme la relation fondamentale liant contrainte et déformation dans le domaine élastique, via le module de Young (E). L’étudiant apprendra à calculer l’écrasement d’un poteau en béton sous une charge ou l’allongement d’un tirant métallique, et à vérifier que ces déformations restent admissibles.
II.2 Cisaillement, Torsion et Contraintes Tangentielles
Au-delà de la simple traction-compression, les éléments structurels sont souvent soumis à des efforts de cisaillement et de torsion. Cette section analyse la distribution des contraintes tangentielles dans les poutres et les arbres de transmission, phénomènes critiques pour la tenue des assemblages (boulons, soudures) et la stabilité des poutres en flexion. La maîtrise de ces calculs est indispensable pour concevoir des liaisons mécaniques fiables, point faible de nombreuses structures.
II.3 Caractéristiques Géométriques des Sections
La forme dicte la résistance ; cette affirmation est quantifiée par les caractéristiques géométriques des sections droites, notamment l’aire, le centre de gravité et le moment d’inertie. Ce sous-chapitre fournit les méthodes de calcul de ces grandeurs pour des formes simples et composées. L’étudiant comprendra pourquoi une poutre en I est plus efficace en flexion qu’une section carrée de même masse, une connaissance clé pour optimiser le design et réaliser des économies de matière.
II.4 Critères de Rupture et Coefficient de Sécurité
Face à l’aléa et à l’imperfection, la conception structurelle intègre l’incertitude via les critères de rupture (Tresca, von Mises) et les coefficients de sécurité. Ce segment explique comment définir une limite de contrainte admissible à partir de la limite d’élasticité ou de rupture du matériau. L’objectif est de former l’étudiant à dimensionner une structure non pas pour la charge exacte prévue, mais pour une charge majorée, garantissant une marge de sécurité indispensable, surtout dans les zones à risque sismique comme le Kivu.
Chapitre III. Introduction à la Dynamique des Structures
Concevoir une structure comme un objet inerte est une simplification dangereuse, surtout dans une région sismiquement active comme l’Est de la RDC ou face aux vents violents de la saison des pluies. La dynamique des structures, qui étudie la réponse aux sollicitations variables dans le temps, s’impose comme une nécessité. Ce module initie à cette discipline en modélisant les effets du vent et des vibrations sur des modèles architecturaux simples. L’étudiant apprendra à identifier les fréquences propres d’un bâtiment, une compétence vitale pour la sécurité.
III.1 Cinématique et Cinétique du Point Matériel
Une connaissance approfondie des lois du mouvement est le prérequis à toute étude dynamique. Cette section revoit les principes de la cinématique (position, vitesse, accélération) et de la cinétique (relation entre forces, masse et accélération) pour un point matériel. Ces outils permettent de modéliser le mouvement d’un élément de structure sous l’effet d’une charge impulsionnelle, comme l’impact d’un objet ou le passage d’un véhicule sur un pont, et de quantifier les forces en jeu.
III.2 Principe Fondamental de la Dynamique
L’équation F=ma, transposée au génie civil, devient le pilier de l’analyse dynamique, où la force d’inertie (-ma) s’ajoute aux forces statiques. Ce sous-chapitre montre comment mettre en équation le mouvement d’un système simple à un degré de liberté. L’application directe est le calcul de la réponse d’une structure simple, comme un château d’eau, à une sollicitation soudaine, permettant d’évaluer les forces maximales que la structure devra supporter.
III.3 Oscillateurs Libres et Amortis
Pour comprendre la réponse vibratoire d’un bâtiment, celui-ci est modélisé comme un oscillateur. Cette section étudie les oscillations libres (fréquence propre) et l’effet de l’amortissement, cette capacité intrinsèque de la structure à dissiper l’énergie et à calmer le mouvement. L’étudiant apprendra à calculer la période de vibration d’une structure et à comprendre comment l’amortissement, qu’il soit matériel ou ajouté, est crucial pour contrôler l’amplitude des oscillations et assurer le confort des usagers.
III.4 Introduction à la Réponse Sismique
Spécifiquement pour les zones à risque comme le Graben Est-Africain, ce segment introduit les concepts fondamentaux de l’ingénierie parasismique. Il explique comment un séisme transmet de l’énergie à un bâtiment et introduit la notion de spectre de réponse, un outil qui donne l’accélération maximale subie par une structure en fonction de sa période propre. L’objectif est de sensibiliser le futur architecte à la nécessité d’une conception parasismique pour les projets situés dans des villes comme Goma ou Bukavu.
PARTIE 2 : FONDEMENTS DE LA STATIQUE ET DE LA MÉCANIQUE DES STRUCTURES
Chapitre IV. Statique du Solide et Équilibre des Structures
Les principes de l’équilibre statique, formalisés depuis l’Antiquité, constituent le socle irréductible de toute conception architecturale. Ce chapitre délaisse l’abstraction pour une application directe aux forces agissant sur les édifices. En analysant les moments, les couples de forces et les conditions d’équilibre, nous modélisons le comportement des structures isostatiques courantes en RDC, comme les portiques simples ou les poutres en béton armé. L’étudiant forgera la compétence de base pour schématiser un diagramme de corps libre et résoudre les équations d’équilibre pour garantir la stabilité d’un élément.
IV.1 Principe Fondamental de la Statique et Modélisation des Actions Mécaniques
Une maîtrise rigoureuse du Principe Fondamental de la Statique (PFS) est non négociable pour l’architecte. Ce sous-chapitre se concentre sur la traduction des actions physiques (poids propre, charges d’exploitation, poussée du vent) en vecteurs-forces et moments exploitables mathématiquement. L’analyse des charges permanentes et variables sur les dalles des immeubles kinois servira de cas d’étude principal. L’apprenant saura modéliser n’importe quelle sollicitation externe en un système de forces localisées, condition sine qua non pour tout calcul de stabilité ultérieur.
IV.2 Isostatisme, Hyperstatisme et Liaisons Structurales
Sous l’angle de la conception structurale, la distinction entre isostatisme et hyperstatisme est cardinale. Cette section analyse les degrés de liberté d’un corps et la nature des liaisons (encastrement, rotule, appui simple) qui les contraignent. En s’appuyant sur des exemples de charpentes métalliques utilisées dans les entrepôts de Matadi, nous démontrons l’impact du choix des appuis sur la répartition des efforts. L’étudiant développera la capacité de déterminer le degré d’hyperstaticité d’une structure simple, une compétence clé pour anticiper sa complexité de calcul.
IV.3 Calcul des Réactions d’Appui sur Poutres et Portiques Simples
Face à la nécessité de dimensionner les fondations, le calcul des réactions d’appui est la première étape concrète. Ce module est un atelier de résolution systématique des équations de la statique pour des poutres sur deux appuis et des portiques plans. L’étude de cas portera sur une passerelle piétonne métallique, un ouvrage courant pour franchir les ravins d’érosion à Kinshasa, afin de quantifier les charges transmises aux culées. L’étudiant saura calculer avec précision les efforts verticaux et horizontaux aux appuis d’une structure isostatique.
IV.4 Centre de Gravité et Moment d’Inertie des Surfaces Planes
D’une importance capitale pour la stabilité et la résistance à la flexion, la détermination du centre de gravité et du moment d’inertie est ici abordée de manière opératoire. La méthode se veut pragmatique, axée sur le calcul pour des sections géométriques complexes (profilés en I, en T, sections composées) souvent rencontrées dans les constructions en RDC. Nous utiliserons des sections de poutres en bois issues de la filière locale pour illustrer l’impact de l’orientation sur la rigidité. L’apprenant maîtrisera le calcul des propriétés géométriques d’une section droite.
Chapitre V. Introduction à la Résistance des Matériaux (RDM)
La statique classique postule des corps indéformables, une simplification qui atteint ses limites techniques dès qu’il s’agit de dimensionner. La Résistance des Matériaux (RDM) lève cette hypothèse en introduisant la notion de déformation via la loi de Hooke. Ce chapitre plonge au cœur de la matière pour analyser les concepts de contrainte et de déformation. En étudiant le comportement élastique des matériaux de construction disponibles sur le marché congolais, l’étudiant forgera la compétence fondamentale pour évaluer la sécurité d’un élément structural soumis à la traction ou à la compression.
V.1 Contraintes Normales et Loi de Hooke en Traction-Compression
La notion de contrainte, formalisée par Cauchy, permet de quantifier l’effort interne subi par la matière. Ce segment se focalise sur la contrainte normale (σ) dans les éléments soumis à des efforts axiaux, comme les poteaux ou les tirants. En appliquant la loi de Hooke, nous lions cette contrainte à la déformation unitaire (ε) pour des matériaux locaux comme le béton de cimenterie de Lukala. L’étudiant sera capable de calculer la contrainte dans un poteau et de vérifier qu’elle reste inférieure à la limite admissible du matériau.
V.2 Essais Mécaniques et Diagramme Contrainte-Déformation
Ancrée dans la pratique du laboratoire, la caractérisation des matériaux est une étape impérative. Cette section décortique le diagramme contrainte-déformation obtenu lors d’un essai de traction, en identifiant les points clés : limite d’élasticité, résistance maximale et point de rupture. L’analyse portera sur les aciers d’armature importés et utilisés massivement en RDC, pour comprendre leur ductilité et leur mode de défaillance. L’apprenant saura interpréter une courbe expérimentale pour extraire les propriétés mécaniques essentielles d’un matériau de construction.
V.3 Condition de Résistance et Coefficient de Sécurité
Pour quantifier la sécurité d’une structure, la simple comparaison des contraintes est insuffisante. Ce module introduit le concept de coefficient de sécurité, un facteur qui pondère les incertitudes sur les charges et la résistance des matériaux, conformément aux normes de calcul. Nous appliquerons cette approche pour valider le dimensionnement d’un tirant de charpente à Bukavu, une zone à sismicité modérée. L’étudiant maîtrisera l’application de la condition de résistance (σ_calculée ≤ σ_admissible) en intégrant les coefficients de sécurité réglementaires.
V.4 Phénomène de Flambement des Poteaux Élancés (Formule d’Euler)
Au-delà de la simple résistance à la compression, un poteau élancé peut subir une ruine brutale par flambement. La formule critique d’Euler, qui date de 1744, offre un modèle prédictif pour ce phénomène d’instabilité. Ce sous-chapitre applique cette théorie au cas des poteaux métalliques fins utilisés dans les structures légères ou les échafaudages à Kinshasa. L’analyse des conditions aux limites (encastré, articulé) est centrale. L’étudiant saura calculer la charge critique d’Euler pour un poteau et identifier le risque de flambement.
Chapitre VI. Dynamique des Systèmes et Phénomènes Vibratoires
La critique des modèles statiques s’intensifie face aux sollicitations variables dans le temps, comme le vent ou les séismes. Ce chapitre introduit la dimension temporelle en appliquant le Principe Fondamental de la Dynamique (PFD) aux structures. L’objectif est de modéliser le comportement vibratoire des bâtiments pour prévenir les phénomènes de résonance destructeurs. En se basant sur les risques sismiques de la région du Kivu, l’étudiant acquerra les outils pour analyser la réponse dynamique d’une structure simple et comprendre les principes du dimensionnement parasismique.
VI.1 Principe Fondamental de la Dynamique et Mouvement de Translation
Une connaissance approfondie du Principe Fondamental de la Dynamique (PFD) est le prérequis à toute analyse vibratoire. Cette section établit la relation entre la force, la masse et l’accélération (F=ma) pour un solide en translation. L’application directe concernera le calcul des forces d’inertie générées par le démarrage et le freinage d’un ascenseur dans un immeuble de grande hauteur à Gombe. L’étudiant saura modéliser un problème dynamique simple et calculer les forces d’inertie qui s’ajoutent aux charges statiques.
VI.2 Oscillateur Harmonique Simple : Pulsation Propre et Période
L’oscillateur harmonique simple est le modèle mathématique de base pour tout système vibrant. Ce module se concentre sur la définition et le calcul de la pulsation propre (ω) et de la période (T) d’un système masse-ressort. Nous modéliserons un château d’eau, structure fréquente en RDC, comme une masse concentrée au sommet d’une tige flexible pour estimer sa période d’oscillation naturelle. L’apprenant maîtrisera le calcul de la période propre d’une structure, un paramètre vital pour évaluer sa sensibilité aux excitations externes.
VI.3 Réponse à une Excitation Harmonique et Phénomène de Résonance
Face aux défis posés par les vibrations, la compréhension de la résonance est une question de sécurité publique. Cette section analyse la réponse d’un oscillateur à une force d’excitation périodique, montrant l’amplification dramatique des déplacements lorsque la fréquence d’excitation avoisine la fréquence propre. Le cas des vibrations induites par le passage de poids lourds à proximité d’un bâtiment à Matete servira d’illustration. L’étudiant sera capable d’identifier un risque de résonance et de comprendre pourquoi il doit être évité à tout prix en conception.
VI.4 Introduction à l’Analyse Sismique : Spectre de Réponse
Issu du génie parasismique, le concept de spectre de réponse synthétise l’effet d’un séisme sur des structures de différentes périodes. Ce sous-chapitre explique comment lire et utiliser un spectre de réponse simplifié, comme celui applicable à la zone sismique de Goma et Bukavu. Il permet de déterminer la force sismique maximale à appliquer pour le calcul d’un bâtiment sans effectuer une analyse temporelle complexe. L’étudiant apprendra à utiliser cet outil pour estimer l’effort sismique de base pour le prédimensionnement d’une structure.
ANNEXES
A. Tables des Propriétés Physiques des Matériaux Locaux
La critique des tables de constantes universelles réside dans leur inadéquation face aux spécificités géologiques et botaniques congolaises, où des matériaux comme le bois de wengé ou la latérite présentent des comportements mécaniques uniques. Cette annexe fournit des données empiriques précises sur la densité, le module de Young et la résistance à la compression de ces ressources locales, essentielles pour tout projet de construction à Kinshasa ou dans le Grand Kivu. L’étudiant y forgera la compétence de sélectionner et de dimensionner des matériaux non conventionnels en se basant sur des valeurs physiques vérifiées, garantissant la sécurité des ouvrages.
B. Guide Méthodologique du Diagramme de Corps Isolé (DCI)
Conceptuellement, le diagramme de corps isolé est l’outil heuristique fondamental qui opère la transition décisive entre un système physique complexe et sa modélisation mathématique épurée. Ce guide illustre son application rigoureuse sur des cas concrets : l’équilibre d’une poutre de toiture d’un marché à Goma ou l’analyse des tensions dans le haubanage d’une antenne de télécommunication à Mbuji-Mayi. L’apprenant maîtrisera la technique pour isoler n’importe quel élément structurel, identifier et quantifier toutes les forces externes, et poser les équations de la statique avec une précision infaillible.
C. Étude de Cas Statique : Le Pont Maréchal de Matadi
Inauguré en 1983, le Pont Maréchal constitue une rupture technologique majeure dans l’ingénierie civile en Afrique centrale, dont l’analyse statique révèle l’application magistrale des lois de la mécanique. Cette étude décompose la structure du pont suspendu, en se focalisant sur le calcul des forces de tension dans les câbles porteurs et des contraintes de compression dans les pylônes, soumis aux charges et au climat du Kongo Central. L’étudiant acquerra une vision systémique lui permettant de décortiquer la physique d’un ouvrage d’art complexe, transformant les concepts théoriques en une compréhension tangible.
D. Initiation à la Simulation Mécanique par Éléments Finis (FEM)
Face aux limites du calcul analytique pour les géométries complexes, la méthode des éléments finis (FEM) offre une puissance de calcul indispensable à l’architecte moderne pour valider la robustesse de ses créations. Ce tutoriel guide l’étudiant dans la modélisation d’une structure simple, comme un mur de soutènement en briques de terre compressée, et la simulation de sa réponse aux contraintes sismiques spécifiques à la région des Grands Lacs. Il développera ainsi la capacité d’utiliser un logiciel pour obtenir une validation numérique de la viabilité physique d’un design.
Comment l’intrication quantique, au-delà du paradoxe EPR, redéfinit-elle les fondements de la cryptographie et du calcul à grande échelle ?
📚 Source :Travaux de Alain Aspect sur Inégalités de Bell via Google Scholar
En quoi l’évaporation des trous noirs, postulée par Hawking, constitue-t-elle une rupture fondamentale avec la relativité générale classique d’Einstein ?
📚 Source :Travaux de Stephen Hawking sur Rayonnement de Hawking via Wikipedia (FR)
Comment la théorie BCS explique-t-elle la supraconductivité, et quelles sont les limites de ce modèle face aux matériaux non conventionnels ?
📚 Source :Travaux de Bardeen, Cooper, Schrieffer sur Théorie BCS via ScienceDirect
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