Manuel DROIT DES AFFAIRES

DROIT DES AFFAIRES

Niveau : Terminale G2 — TECHNIQUES QUANTITATIVES DE GESTION

Curriculum Officiel – Approche par Compétences (APC) – MINEDUB / MINESEC Cameroun.

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| RÉF : CAM722066
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PRÉLIMINAIRES
I. Cadre normatif et gouvernance juridique des entreprises camerounaises
II. Maîtrise des actes juridiques et sécurisation des opérations commerciales
III. Contextualisation des litiges commerciaux de Douala à Garoua

Chapitre I. L’Environnement Juridique de l’Commerçant et du Fonds de Commerce
I.1. L’acquisition de la qualité de commerçant face aux exigences de l’OHADA
L’exercice professionnel d’actes de commerce à Douala ou Bafoussam impose l’immatriculation préalable au Registre du Commerce et du Crédit Mobilier. La pleine capacité juridique protège le patrimoine de l’exploitant contre les risques d’insolvabilité précoce. L’enseignant guide l’analyse des bulletins d’immatriculation du tribunal de première instance pour vérifier la conformité légale d’une exploitation commerciale locale.

I.2. La structure juridique et la protection du fonds de commerce
Le bail commercial constitue le pilier central sur lequel repose la clientèle d’un magasin établi au marché Central de Yaoundé. La protection de ce fonds exige la rédaction rigoureuse de clauses contractuelles prévenant l’éviction abusive par le bailleur. Le maître organise un travail pratique d’inventaire des éléments corporels et incorporels d’une PME locale afin de sécuriser ses éléments d’attractivité marchande.

I.3. La cession et la mise en gérance libre du fonds de commerce
La transmission à titre payant d’un fonds de commerce à Kribi requiert la publication d’avis officiels pour informer l’ensemble des créanciers inscrits. L’absence de publicité légale entraîne la responsabilité solidaire des parties pour l’intégralité des dettes contractées. L’enseignant fait simuler la rédaction d’un acte de vente de fonds de commerce en respectant scrupuleusement les formalités d’enregistrement fiscal et de publicité.

Chapitre II. Les Contrats Commerciaux et la Sécurisation des Transactions
II.1. La formation et l’exécution du contrat de vente commerciale
La conclusion d’une vente de marchandises entre un fournisseur de Bamenda et un grossiste de Bertoua exige un consentement exempt de vices. La livraison conforme met la chose vendue à la charge de l’acheteur dès le transfert de propriété. Le maître fait examiner un contrat de fournitures pour identifier la répartition des risques d’acheminement selon les règles en vigueur.

II.2. Les garanties d’exécution et les mécanismes de sûreté
L’octroi d’un crédit bancaire à une coopérative agricole de Sangmélima s’accompagne d’une prise d’hypothèque ou d’un cautionnement solidaire. La défaillance du débiteur principal déclenche immédiatement l’exigibilité de la garantie souscrite. L’enseignant amène les élèves à rédiger une lettre de cautionnement bancaire en insistant sur la portée des engagements pris par le garant.

II.3. La défaillance contractuelle et le recouvrement des créances
L’inexécution d’une prestation de service à Limbe expose la partie défaillante à la mise en demeure préalable puis à l’injonction de payer. La procédure simplifiée accélère la délivrance d’un titre exécutoire par le juge compétent. Le maître conduit l’élaboration d’une requête en injonction de payer pour obtenir le recouvrement rapide d’une facture impayée.

Chapitre III. La Typologie et la Constitution des Sociétés Commerciales OHADA
III.1. Le choix de la forme juridique adaptée au projet d’entreprise
La création d’une petite unité de transformation de manioc à Ebolowa s’oriente vers la Société à Responsabilité Limitée pour limiter le risque financier des associés. La rédaction des statuts fixe la répartition des parts sociales et la gouvernance sociale. L’enseignant fait analyser des statuts-types de SARL pour établir la distinction nette entre apports en numéraire, en nature et en industrie.

III.2. Les sociétés de capitaux et l’appel public à l’épargne
Les grandes entreprises industrielles implantées dans la zone de Magzi à Douala privilégient la Société Anonyme pour mobiliser des capitaux importants. L’émission d’actions libérées autorise la désignation d’un Conseil d’Administration chargé du contrôle de la gestion. Le maître dirige un exercice de calcul de la valeur nominale des actions pour déterminer le capital social minimal exigé par l’OHADA.

III.3. Le fonctionnement et la dissolution des structures sociétaires
La tenue annuelle de l’Assemblée Générale Ordinaire à Ngaoundéré valide la gestion de la gérance et fixe la distribution des dividendes. L’arrivée du terme ou la réalisation de l’objet social entraîne la liquidation méthodique de l’actif social. L’enseignant fait établir un procès-verbal d’assemblée générale portant approbation des comptes pour formaliser la prise de décision collective.

Chapitre IV. L’Entreprise en Difficulté et les Procédures Collectives
IV.1. La prévention des difficultés par l’alerte et la conciliation
La baisse prolongée du chiffre d’affaires d’une entreprise de transport à Maroua déclenche le droit d’alerte du commissaire aux comptes. Le règlement préventif suspend les poursuites individuelles pour négocier un rééchelonnement des dettes. Le maître fait dresser un tableau de bord d’indicateurs d’alerte financiers pour anticiper la cessation des paiements d’une entité commerciale.

IV.2. Le redressement judiciaire et la poursuite de l’activité
La constatation de la cessation des paiements impose le dépôt de bilan devant la juridiction commerciale de Yaoundé dans les délais légaux. Le concordat de redressement permet la restructuration du passif tout en maintenant les emplois existants. L’enseignant amène l’apprenant à structurer un plan de redressement simplifié démontrant la viabilité économique future de l’entreprise.

IV.3. La liquidation des biens et la clôture des opérations
L’impossibilité manifeste de redresser l’entreprise conduit à la vente forcée des actifs pour désintéresser prioritairement les créanciers privilégiés. La clôture pour insuffisance d’actif éteint les poursuites sauf en cas de faute de gestion caractérisée. Le maître fait établir le rang de priorité des créanciers lors d’une simulation de répartition du produit d’une liquidation.

ANNEXES
A. Guide d’élaboration des statuts de SARL conforme à l’Acte Uniforme OHADA
B. Formulaires types d’injonction de payer et d’actes de sûretés personnelles
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