Couverture du manuel scolaire congolais – Recueil d’Items – Les Langues (Anglais) – Structures et Compréhension

Recueil d'Items : Les Langues (Anglais) – Structures et Compréhension

Niveau : 6ème Année des Humanités (EXETAT) — Enseignement Général/Commun

Curriculum Officiel – Approche par Compétences (APC) – MINEPST RDC.

📖 VOIR LE 1ER CHAPITRE

| RÉF : RDC946319
14500 FC

🛒 ACHETER LE LIVRE

💬 Qu’en pensez-vous ?

PARTIE 1 : Structures et compréhension – Anglais en action

PRÉLIMINAIRES

I. Découvrir l’anglais au cœur de Kinshasa

Le brouhaha du marché de la Liberté devient le laboratoire où les sons anglais se heurtent aux langues locales. Une enquête informelle révèle que les vendeurs utilisent déjà des expressions comme “price” ou “change”. Cette prise de conscience sert de tremplin pour identifier les besoins réels de communication. En consignant ces échanges, le tableau de bord linguistique se construit, préparant le terrain pour une progression guidée. Ainsi, la conscience du contexte quotidien forge la capacité à repérer les opportunités d’usage de l’anglais dans la vie urbaine.

Chapitre I. Les bases de la phrase simple

I.1 Une commande au marché Zando

Un client cherche du manioc, le vendeur répond en anglais : “How many kilos do you need?”. Le problème local apparaît : la formulation de la demande n’est pas claire pour le client francophone. La notion étudiée porte sur la structure interrogative sujet‑verbe‑complément. Un jeu de rôle, où chaque participant échange une fiche de produit contre une réponse en anglais, transforme la théorie en manipulation concrète. La réponse correcte, “I need two kilos, please”, clôt l’échange et montre que la maîtrise de la question‑réponse simple renforce la capacité à négocier des achats en anglais.

I.2 Le temps présent pour annoncer une activité au garage de Matonge

Le mécanicien indique : “I fix cars every day”. Le défi réside dans l’usage du présent simple pour exprimer une habitude. La règle du verbe à la troisième personne singulière, avec ajout de ‑s, est mise en pratique grâce à un tableau d’activités quotidiennes du garage. Chaque ligne devient une phrase à transformer, par exemple “He change oil” devient “He changes oil”. La correction instantanée, affichée sur le tableau noir, montre que la capacité à décrire des routines professionnelles s’installe naturellement.

I.3 La négation dans le contexte d’une scierie à Matadi

Un ouvrier doit dire : “I do not cut this wood”. Le problème local est l’incapacité à refuser poliment une tâche. La notion porte sur la négation avec do/does + not. Un exercice de mise en situation, où chaque participant reçoit une consigne à refuser, permet de pratiquer : “I do not cut this wood because it is damaged”. La phrase finalisée, validée par le superviseur, montre que l’usage de la négation développe la compétence à exprimer des limites professionnelles en anglais.

I.4 Les adjectifs descriptifs pour le climat du Kivu

Un guide touristique décrit le ciel : “The sky is clear”. Le problème identifié est le manque de vocabulaire descriptif pour le temps. La notion explore les adjectifs de couleur et d’état, placés après le verbe to be. Un collage de photos du Kivu devient support : chaque image reçoit une légende anglaise, comme “The river is cold”. La validation collective, sous forme de galerie affichée, prouve que la capacité à peindre le climat en anglais s’enrichit.

Chapitre II. Les phrases composées et la coordination

II.1 Connecter deux actions au chantier de construction de Gombe

Le chef de chantier veut dire : “We pour concrete and then we let it dry”. Le problème réside dans la liaison fluide de deux actions. La notion introduit les conjonctions and, then, but. Un exercice de rédaction d’un journal de chantier, où chaque étape est reliée par la conjonction adéquate, transforme la théorie en pratique. La phrase finale, “We pour concrete and then we let it dry”, confirme que la compétence à chroniquer des travaux en anglais est acquise.

II.2 Exprimer la cause‑effet à la cantine du lycée : “Because the soup is hot, we wait”

Le personnel de cuisine se plaint du temps d’attente. La difficulté locale est d’expliquer la raison d’une action. La notion porte sur because et la structure sujet‑verbe‑complément. Un jeu de cartes, chaque carte contenant une cause ou un effet, oblige à former des phrases complètes. La combinaison correcte, affichée sur le tableau, montre que la capacité à justifier des comportements en anglais devient intuitive.

II.3 Utiliser but pour opposer deux avis lors d’un débat à la bibliothèque de Kinshasa

Deux lecteurs divergent : “I like fiction, but I prefer non‑fiction”. Le problème identifié est l’expression d’une opposition claire. La règle de la conjonction but entre deux propositions indépendantes est pratiquée à travers un débat improvisé sur les genres littéraires. La phrase résumée, “I like fiction, but I prefer non‑fiction”, validée par le bibliothécaire, indique que la compétence à nuancer des opinions en anglais se consolide.

II.4 Lier des idées avec so pour planifier une sortie scolaire à la rivière Lualaba

Le groupe doit expliquer : “It is raining, so we will use boats”. Le défi local est de justifier une décision pratique. La notion introduit so suivi d’une conséquence logique. Un planning visuel, où chaque condition météo est reliée à une action, permet de créer des phrases du type “It is raining, so we will use boats”. La version affichée sur le tableau d’affichage montre que la capacité à proposer des solutions logiques en anglais s’affirme.

Chapitre III. Les temps du passé : simple et progressif

III.1 Raconter une visite au musée national de Kinshasa (past simple)

Un guide raconte : “We saw the ancient mask yesterday”. Le problème local est la narration d’un événement terminé. La notion porte sur le passé simple des verbes réguliers et irréguliers. Un carnet de voyage, chaque page contenant une phrase à transformer, conduit à écrire : “We saw the ancient mask yesterday”. La lecture à haute voix, applaudie par les participants, confirme que la compétence à relater des souvenirs en anglais s’installe.

III.2 Décrire une action en cours hier à la scierie (past continuous)

Un ouvrier explique : “We were cutting the logs when the engine stopped”. Le défi est de situer une action interrompue. La règle du was/were + verb‑ing est appliquée à travers une mise en scène où le bruit de la scierie est reproduit. La phrase complète, “We were cutting the logs when the engine stopped”, validée par le chef, montre que la capacité à exprimer la continuité passée devient opérationnelle.

III.3 Comparer deux souvenirs d’enfance à la maison familiale de la province

Un parent dit : “When I was young, I played near the river”. Le problème identifié est l’alternance entre passé simple et progressif. La notion explore l’usage de when + was pour les souvenirs. Un tableau chronologique, chaque case contenant une activité, conduit à formuler : “When I was young, I played near the river”. La validation collective, affichée sur le mur, prouve que la compétence à juxtaposer des souvenirs en anglais se développe.

III.4 Relater une panne d’électricité dans le quartier de Kasaï (past simple vs past continuous)

Un habitant raconte : “The lights went out while we were cooking”. Le défi local est de combiner deux temps pour décrire simultanéité et résultat. La règle du went out (simple) + were cooking (continuous) est pratiquée à travers un jeu de rôle nocturne. La phrase finale, “The lights went out while we were cooking”, applaudie par le voisinage, indique que la capacité à narrer des incidents complexes en anglais est maîtrisée.

Chapitre IV. Les questions ouvertes et les réponses détaillées

IV.1 Interroger un vendeur de tissus à la place du Marché Central

Un client demande : “What fabrics do you have for summer?”. Le problème local est la formulation d’une question ouverte pertinente. La notion introduit les mots interrogatifs what, where, how suivis du verbe. Un tableau de vocabulaire de tissus sert de support, chaque case devient une réponse : “We have cotton and linen”. La phrase complète, “What fabrics do you have for summer? We have cotton and linen”, validée par le marchand, montre que la compétence à obtenir des informations détaillées en anglais se consolide.

IV.2 Obtenir des instructions pour réparer une lampe à la maison de Matete

Un habitant questionne : “How can I fix this bulb?”. Le défi est d’obtenir une procédure claire. La notion porte sur la forme How + can + subject + verb. Un manuel de bricolage simplifié, chaque étape traduite, permet de répondre : “You can unscrew the bulb and replace it”. La réponse affichée sur le mur du salon confirme que la capacité à suivre des consignes techniques en anglais devient fiable.

IV.3 Explorer les coutumes de la fête du Ngando à Kasai en posant : “Why do people wear masks?”

Le problème local est de comprendre le sens culturel d’une pratique. La notion introduit why suivi d’un verbe. Une interview enregistrée, chaque réponse traduite, donne : “Because masks protect spirits”. La phrase finale, “Why do people wear masks? Because masks protect spirits”, reconnue par le groupe de discussion, montre que la compétence à interroger les traditions en anglais s’enracine.

IV.4 Demander le prix d’un kilogramme de manioc à la boutique de Zando

Un client s’enquiert : “How much does one kilo of manioc cost?”. Le défi est d’obtenir un chiffre précis. La règle du how much + does + subject + cost est pratiquée via une simulation de caisse. La réponse, “It costs two thousand francs”, affichée sur le ticket, prouve que la capacité à négocier des tarifs en anglais est opérationnelle.

Chapitre V. La compréhension écrite à travers des textes authentiques

V.1 Décoder une affiche de sensibilisation contre le paludisme à Kisangani

L’affiche indique : “Use mosquito nets every night”. Le problème identifié est la compréhension rapide d’un message de santé. La notion porte sur le vocabulaire use, every, night et la structure impérative. Un jeu de repérage, chaque mot clé est entouré, puis reformulé dans une phrase courte. La reformulation, “You must use mosquito nets each night”, validée par le responsable de santé, montre que la compétence à extraire des consignes vitales en anglais se consolide.

V.2 Analyser un article de radio sur la construction du pont de la rivière Lowa

Le texte rapporte : “The bridge will be completed by next year”. Le défi est de saisir le futur simple passif. La règle du will be + past participle est appliquée à travers une carte chronologique du projet. La phrase résumée, “The bridge will be completed by next year”, affichée sur le tableau d’affichage, indique que la capacité à interpréter des prévisions de travaux en anglais est acquise.

V.3 Interpréter un menu de restaurant à la rue du Marché de la Liberté

Le menu propose : “Grilled fish with banana leaves”. Le problème local est de décoder les ingrédients et les méthodes de cuisson. La notion explore le vocabulaire culinaire et la structure nominale. Un tableau de traduction, chaque plat est associé à une image, puis à une phrase : “The grilled fish is served on banana leaves”. La validation par le chef montre que la compétence à lire et comprendre des menus en anglais devient intuitive.

V.4 Lire une notice d’utilisation d’un petit générateur solaire à la maison de Kinshasa

La notice indique : “Connect the solar panel to the battery”. Le défi est de suivre des instructions techniques. La notion porte sur les verbes d’action à l’impératif et le vocabulaire énergétique. Un montage réel, chaque étape est cochée, puis résumée : “First, connect the solar panel to the battery”. La phrase finale, confirmée par le technicien, prouve que la capacité à mettre en œuvre des directives techniques en anglais est solidement ancrée.

ANNEXES

A. Lexique visuel Anglais‑Français

Ce lexique rassemble 250 termes illustrés, classés par thèmes (marché, santé, énergie, transport). Chaque entrée propose le mot anglais, sa traduction, un dessin et un exemple de phrase courte. Utilisé en classe, il sert de référence instantanée pendant les activités de rôle‑jeu, garantissant une consultation rapide qui renforce la fluidité lexicale au quotidien.

B. Fiche de suivi de compétence « Phrase‑action »

La fiche répertorie les 20 structures phraséologiques essentielles étudiées, avec colonnes « maîtrisée », « en pratique » et « à consolider ». Après chaque activité, une coche est apposée, offrant une visualisation claire de la progression. Distribuée à chaque groupe, elle devient l’outil de réflexion collective, permettant d’ajuster immédiatement les exercices pour atteindre la maîtrise souhaitée.

De la Théorie à la Pratique : Défis en RDC
► Comment compenser le manque de manuels d’anglais actualisés dans les provinces comme le Sud‑Kivu et le Haut‑Katanga ?
Dans les provinces comme le Sud‑Kivu et le Haut‑Katanga, les écoles manquent souvent de manuels d’anglais actualisés, ce qui complique la mise en œuvre des activités APC. Les enseignants doivent improviser avec des documents imprimés localement ou des ressources numériques très limitées, ce qui réduit la variété des exercices de compréhension orale. Sans supports fiables, il devient difficile de concevoir des tâches authentiques alignées sur les objectifs de compétence, notamment la production écrite et la compréhension de textes narratifs. Pour pallier ce manque, plusieurs établissements ont créé des banques de textes traduits en lingala ou en swahili, mais l’accès reste inégal et freine la progression des élèves.
► Pourquoi la formation des enseignants à la méthodologie APC est‑elle insuffisante dans le Nord‑Kivu et le Kasaï‑Central ?
Beaucoup d’enseignants du Nord‑Kivu et du Kasaï‑Central n’ont pas reçu de formation suffisante à la méthodologie APC, qui repose sur l’interaction orale et la différenciation des tâches. En l’absence de sessions de perfectionnement, ils appliquent souvent des approches transmissives, limitant les opportunités de pratique communicative pour les apprenants. Cette situation entraîne des écarts de maîtrise entre les zones urbaines, où les ateliers de formation existent, et les zones rurales, où les enseignants travaillent isolés. Pour remédier à ce problème, le ministère a lancé des modules de formation en ligne adaptés aux contextes locaux, mais la connectivité internet reste un obstacle majeur dans les régions comme le Maniema.
► Comment adapter l’évaluation des compétences en anglais aux critères de l’APC dans le Sud‑Bas‑Congo et le Tanganyika ?
Dans le Sud‑Bas‑Congo et le Tanganyika, l’évaluation des compétences en anglais se fait souvent à l’aide de tests généraux qui ne tiennent pas compte des critères de l’APC, tels que la capacité à réaliser des projets collaboratifs ou à analyser des documents authentiques. Cette inadéquation conduit à des notes qui ne reflètent pas réellement la progression des élèves en compréhension orale et écrite. Les enseignants signalent également le manque de grilles d’évaluation détaillées, ce qui rend difficile la rétroaction constructive. Afin d’harmoniser les pratiques, le ministère a proposé des fiches d’évaluation basées sur les niveaux de compétence APC, mais leur diffusion reste limitée dans les zones éloignées.
► Quelles stratégies pour motiver les élèves du Kwango et du Sud‑Uélé face à l’usage exclusif du français en cours d’anglais ?
Les élèves du Kwango et du Sud‑Uélé expriment souvent une démotivation liée à l’usage exclusif du français comme langue d’instruction, alors que leurs langues maternelles (kikongo, swahili) sont peu intégrées aux activités APC d’anglais. Cette situation crée une barrière cognitive qui ralentit la compréhension des consignes et diminue l’engagement lors des jeux de rôle ou des simulations de dialogues. Les enseignants tentent d’introduire des supports bilingues et des exemples tirés du quotidien local, mais le manque de matériel pédagogique adapté complique la mise en place d’une approche communicative efficace. Un projet pilote visant à former les enseignants à l’intégration du multilinguisme dans les séquences APC montre déjà des signes d’amélioration.

Discussion (0)

Aucune intervention pour le moment. Soyez le premier à contribuer.

Votre intervention Annuler la réponse

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *