
Travail de création scénique radioTV dramatique
Ingénierie de la production croisant plusieurs médias et plateformes de diffusion.
Édition 2026 – Réforme LMD – Enseignement supérieur et universitaire en RDC.
- Code Officiel : TCS2241
- Domaine : Domaine de Lettres, Langues et Arts
- Filière : Non spécifié
- Mention : Non spécifié
- Année d’étude : Master 2
- Semestre : Semestre 4
Consulter les Modalités, Compétences et Débouchés
Cette Unité d’Enseignement (UE), valorisée à hauteur de 2 crédits, est conçue comme un bloc de compétences intensif et spécialisé. Son architecture pédagogique repose entièrement sur un unique Élément Constitutif (EC) intitulé Réalisation dramatique pour la radio et la télévision, qui concentre la totalité des apprentissages et de l’évaluation. Cette structure monobloc garantit une immersion complète dans l’art de la narration médiatique, offrant aux étudiants un parcours ciblé pour maîtriser les fondamentaux de la création audiovisuelle et sonore sans dispersion.
L’objectif principal est de vous doter d’une expertise pratique et créative, transformant la théorie en production tangible. Vous apprendrez à maîtriser les subtilités de la mise en scène adaptées aux contraintes et aux potentiels de la radio et de la télévision, en traduisant une vision artistique en instructions claires. Cette compétence se prolonge dans la capacité à structurer un découpage technique et un montage précis pour des fictions radiophoniques captivantes, tout en acquérant une aisance dans la manipulation des technologies de traitement du son et de l’image, essentielles pour polir et enrichir toute production professionnelle.
Cette formation ouvre la voie à des métiers d’influence au cœur du secteur médiatique. En tant que Réalisateur radio-TV, vous serez l’architecte de contenus qui informent et divertissent des millions de personnes. Le rôle de Producteur de fictions phoniques vous positionnera comme un pionnier dans le domaine en plein essor du podcast narratif. Enfin, le Concepteur de programmes audiovisuels imagine les formats de demain. Sur le marché de l’emploi en RDC, ces créateurs de contenu jouent un rôle crucial en façonnant l’identité culturelle, en stimulant le dialogue social et en répondant à la demande croissante pour des productions locales de haute qualité.
- PRÉLIMINAIRES
- PARTIE 1 : FONDEMENTS DE LA DRAMATURGIE TRANSMÉDIA
- Chapitre I. Grammaire de la Scène Sonore et Visuelle
- Chapitre II. Ingénierie Narrative pour la Radio et la Télévision
- Chapitre III. Direction d’Acteur et Incarnation Médiatique
- PARTIE 2 : DE LA SCÈNE SONORE À L’ÉCRAN : INGÉNIERIE DE LA PRODUCTION DRAMATIQUE
- Chapitre IV. Ingénierie de la Fiction Radiophonique
- Chapitre V. Mise en Scène et Réalisation Télévisuelle
- Chapitre VI. Post-production et Stratégies de Diffusion Multiplateforme
- ANNEXES
PRÉLIMINAIRES
I. Contrat Pédagogique et Objectifs Opérationnels
Ce syllabus constitue un contrat d’engagement. Il ne vise pas une simple accumulation de savoirs théoriques, mais la construction d’un portefeuille de compétences directement monétisables sur le marché audiovisuel congolais et international. L’objectif est de transformer l’étudiant en un créateur autonome, capable de concevoir, structurer et pré-produire une œuvre dramatique pour la radio ou la télévision. L’évaluation finale portera sur la qualité professionnelle d’un projet concret, de la note d’intention au découpage technique, prouvant la maîtrise des standards de l’industrie.
II. Méthodologie : de la Théorie à l’Atelier de Production
La démarche pédagogique rejette la dichotomie stérile entre théorie et pratique. Chaque concept théorique est immédiatement testé et appliqué dans un cadre d’atelier simulant les conditions réelles d’une production. L’analyse de cas, centrée sur des œuvres panafricaines et des fictions de Radio Candip, sert de base à des exercices de réécriture et de création. L’étudiant n’est pas un spectateur passif ; il est un ingénieur de la narration, outillé pour résoudre des problèmes créatifs et techniques concrets.
III. Évaluation : Le Portfolio Professionnel comme Juge de Paix
L’évaluation sanctionne la capacité à produire des livrables professionnels. Elle se fonde sur un portfolio de création scénique incluant : une bible de série ou le concept d’un unitaire, le scénario dialogué d’une séquence clé, et son découpage technique pour la radio ou la télévision. Ce dossier est jugé sur sa cohérence, sa faisabilité technique et économique dans le contexte de production de la RDC, et son potentiel artistique. L’étudiant forgera ainsi sa première carte de visite pour intégrer le secteur.
PARTIE 1 : FONDEMENTS DE LA DRAMATURGIE TRANSMÉDIA
Chapitre I. Grammaire de la Scène Sonore et Visuelle
La métaphore de la scène théâtrale est un obstacle à la maîtrise de la création radio-télévisuelle. Ce chapitre déconstruit cette vision pour établir les grammaires spécifiques de chaque médium, où le son n’illustre pas mais construit l’espace et où le cadre n’enregistre pas mais dicte le récit. En analysant la physique du son et la sémiotique de l’image, nous fondons une approche technique. L’étudiant apprendra à penser directement en termes de plans sonores et de composition visuelle pour une efficacité dramatique maximale.
I.1 Le Son comme Espace : Physique de la Scène Radiophonique
Une connaissance approfondie des dynamiques acoustiques est le fondement de la réalisation radiophonique. Ce module analyse la manière dont la réverbération, la stéréophonie et les plans sonores sculptent la perception d’un lieu et la proximité des personnages, sans le secours d’un seul mot de description. En s’appuyant sur des exemples de fictions de la RTNC, l’étudiant apprendra à créer un environnement sonore immersif. Il sera capable de bâtir un univers crédible, uniquement par la manipulation technique du son.
I.2 Le Cadre comme Récit : Sémiotique du Plan Télévisuel
Face à la profusion d’images, la maîtrise du cadre devient un acte de narration. Ce sous-chapitre étudie la valeur signifiante de chaque type de plan, de la puissance psychologique du très gros plan à la portée contextuelle du plan d’ensemble. En analysant des séquences de séries tournées à Kinshasa, l’étudiant déchiffre comment la composition visuelle oriente l’interprétation du spectateur. Il forgera la compétence de choisir le plan juste, non pour sa valeur esthétique, mais pour sa contribution chirurgicale au récit.
I.3 Rythmique du Silence : La Ponctuation Dramatique en Radio
D’origine conceptuelle théâtrale, le silence en radio acquiert une fonction technique et narrative radicalement différente. Il n’est plus une simple pause mais un événement sonore à part entière, capable de générer une tension insoutenable ou de signifier un basculement psychologique profond. Ce segment enseigne à scripter et à minuter le silence comme un dialogue. L’étudiant maîtrisera l’art de ponctuer son récit sonore pour en contrôler le rythme et maximiser l’impact émotionnel sur l’auditeur congolais, habitué à un environnement sonore dense.
I.4 L’Axe et le Raccord : Syntaxe du Champ-Contrechamp
Sous l’angle de la continuité perceptive, la règle des 180 degrés n’est pas une contrainte académique mais le pilier de l’intelligibilité d’une scène dialoguée. Le non-respect de cette syntaxe fondamentale désoriente le spectateur et détruit l’illusion fictionnelle. Ce module technique dissèque la mécanique du champ-contrechamp et les techniques de raccord (regard, mouvement, son). L’étudiant sera capable de filmer et monter une conversation fluide, garantissant une immersion parfaite du public dans l’échange entre les personnages.
Chapitre II. Ingénierie Narrative pour la Radio et la Télévision
La structure narrative, concept formalisé par des théoriciens comme Syd Field, doit être adaptée aux contraintes de la diffusion hertzienne. Ce chapitre traduit les principes universels du récit en outils d’ingénierie pour le scénariste radio-TV. Il s’agit de transformer une idée en un document de travail industriel : le scénario et son découpage technique. En se focalisant sur l’économie de moyens et l’efficacité, l’étudiant apprendra à bâtir des arches narratives solides, capables de capter et maintenir l’attention d’une audience volatile.
II.1 La Séquence Radiophonique : Unité de Temps, de Lieu et d’Action Sonore
Une structuration rigoureuse de la séquence est la clé d’une fiction radiophonique intelligible. La séquence forme une unité narrative autonome, définie par une continuité sonore et dramatique, qui doit être parfaitement identifiable par l’auditeur. Ce module enseigne à construire ces blocs de récit en articulant dialogues, bruitages et ambiances pour créer une progression claire. L’étudiant saura écrire des scènes audio efficaces, prêtes pour la production, en appliquant ces principes aux réalités des studios de la RDC.
II.2 Le Découpage Technique Télévisuel : de la Scène au Plan
La traduction du scénario en intentions de réalisation s’opère dans le découpage technique. Ce document est l’outil de communication central entre le réalisateur, le chef opérateur et le monteur. Il fragmente chaque scène en une série de plans numérotés, spécifiant l’angle, la valeur de plan, et les mouvements de caméra. L’étudiant apprendra à produire ce document essentiel pour optimiser un tournage à budget contraint à Lubumbashi. Il forgera une compétence de planification qui est la marque du professionnalisme.
II.3 L’Arche Narrative et le Point de Bascule : Structurer l’Écoute et le Regard
Face au risque de décrochage de l’auditeur ou du téléspectateur, l’architecture globale du récit est primordiale. Ce segment se concentre sur la construction de l’arche narrative du protagoniste et l’identification des points de bascule majeurs (incident déclencheur, climax, résolution) selon les formats (unitaire, épisode de série). L’objectif est de doter l’étudiant d’une méthode pour garantir une tension dramatique constante. Il saura ainsi structurer une œuvre capable de fidéliser une audience sur la durée.
II.4 Écriture du Dialogue : Économie, Caractérisation et Sous-Texte
Une maîtrise de l’oralité feinte est la compétence la plus ardue du scénariste. Le dialogue doit paraître naturel tout en étant un concentré d’informations, de caractérisation et de progression dramatique. Ce module se focalise sur l’écriture de répliques qui révèlent le non-dit (le sous-texte) et qui sont spécifiques à chaque personnage. En s’exerçant à retranscrire la musicalité des parlers de la RDC, l’étudiant apprendra à écrire des dialogues percutants qui sonnent juste à l’oreille et servent l’intrigue.
Chapitre III. Direction d’Acteur et Incarnation Médiatique
La controverse entre l’approche psychologique de Stanislavski et les techniques plus comportementalistes trouve une résolution pragmatique dans la direction d’acteur pour les médias. Le temps de production est limité, exigeant du réalisateur une efficacité redoutable pour obtenir une performance juste. Ce chapitre fournit des outils concrets pour diriger l’acteur face au micro et à la caméra, en tenant compte des spécificités de chaque dispositif. L’étudiant apprendra à traduire sa vision en directives claires pour transformer un comédien en personnage crédible.
III.1 La Voix-Personnage : Diriger l’Intention au Micro
La projection vocale théâtrale s’avérant contre-productive en radio, la direction se concentre sur la micro-intention. Le micro capte la moindre nuance, la plus infime hésitation, transformant la voix en un sismographe de l’âme du personnage. Ce module enseigne à diriger l’acteur non sur le volume, mais sur la pensée qui précède la parole. L’étudiant saura guider un comédien pour qu’il incarne un personnage de manière crédible et émouvante, en utilisant uniquement les inflexions de sa voix.
III.2 Le Corps dans le Cadre : Économie du Geste et Regard Caméra
Une connaissance fine de la psychologie du spectateur révèle que le moindre geste est amplifié par le cadre de la caméra. La direction d’acteur pour la télévision impose une économie de moyens et une conscience aiguë de l’espace délimité par l’objectif. Ce segment analyse comment guider le jeu physique pour qu’il serve le récit sans tomber dans la théâtralité. L’étudiant apprendra à diriger le regard, la posture et le mouvement pour une expression juste et puissante à l’écran.
III.3 Le Casting : Archétype Vocal et “Gueule” Cinématographique
Le processus de sélection constitue 80% de la direction d’acteur. Choisir le bon comédien, c’est résoudre en amont une multitude de problèmes de jeu. Ce module aborde le casting comme un acte stratégique, visant à trouver non pas le “meilleur” acteur, mais l’acteur dont la nature profonde, la voix ou le physique (“la gueule”) sert déjà le personnage. L’étudiant apprendra à définir des profils précis et à mener des auditions efficaces pour constituer une distribution cohérente et percutante pour le marché congolais.
III.4 Improvisation Structurée : Créer l’Authenticité dans un Cadre Technique
Face à la rigidité du script, l’improvisation contrôlée est un outil puissant pour générer de l’authenticité. Il ne s’agit pas de laisser les acteurs créer le texte, mais de les faire jouer une situation avec des objectifs clairs, pour découvrir des réactions et des dialogues plus organiques. Ce segment enseigne comment et quand utiliser cette technique pour enrichir une scène. L’étudiant saura créer un espace de liberté surveillée pour que les acteurs s’approprient leur rôle et surprennent, au bénéfice du récit.
PARTIE 2 : DE LA SCÈNE SONORE À L’ÉCRAN : INGÉNIERIE DE LA PRODUCTION DRAMATIQUE
Chapitre IV. Ingénierie de la Fiction Radiophonique
La diffusion hertzienne en RDC, compromise par la topographie et l’instabilité des infrastructures, révèle les failles de la production stéréo classique. Le son plat ne captive plus une audience mobile et connectée. Ce chapitre attaque cette obsolescence en introduisant les techniques de l’audio 3D et du mixage binaural, spécifiquement pour le podcast de fiction. L’étudiant y forgera une compétence décisive : sculpter des univers sonores immersifs, garantissant l’engagement de l’auditeur sur les plateformes numériques de Kinshasa à Lubumbashi.
IV.1 Le Découpage Technique Sonore
Une connaissance approfondie des dynamiques narratives sonores est le prérequis à toute production. Ce module enseigne la traduction d’un scénario en une partition de sons, où chaque ambiance, effet et silence est un élément dramaturgique. L’exercice pratique consistera à adapter une pièce de théâtre congolaise contemporaine en un script technique pour une fiction destinée à Radio Okapi, en justifiant chaque choix de plan sonore.
IV.2 Direction d’Acteurs et Grammaire Vocale
Face à l’absence d’image, la voix devient le seul vecteur de l’incarnation et de l’émotion. Ce segment se concentre sur les techniques de direction spécifiques au studio, explorant le rythme, l’intonation, la projection et la puissance évocatrice du silence. Les étudiants dirigeront des comédiens de l’Institut National des Arts (INA) pour enregistrer des scènes, apprenant à sculpter la performance vocale pour une crédibilité maximale à l’écoute.
IV.3 Sound Design : Création d’Univers et Textures Sonores
D’origine cinématographique, la discipline du sound design est ici appliquée à la création radiophonique pour construire des mondes crédibles. L’étudiant apprendra à superposer des couches sonores (bruitages, ambiances captées, textures synthétiques) pour générer des espaces mentaux précis. Le projet final sera la création de la bande-son complète d’une scène se déroulant dans le marché de Matonge, en utilisant des enregistrements de terrain et des techniques de foley.
IV.4 Mixage Stéréophonique et Binaural
Sous l’angle de l’immersion auditive, le mixage transcende la simple balance des niveaux. Ce sous-chapitre établit une distinction technique claire entre le mixage stéréo traditionnel et le mixage binaural pour une écoute au casque, devenu la norme sur mobile. À travers des logiciels spécialisés, l’apprenant réalisera le mixage d’un court drame audio, optimisé pour une diffusion sur les plateformes de podcasting visant la jeunesse urbaine de la RDC.
Chapitre V. Mise en Scène et Réalisation Télévisuelle
La “caméra-stylo”, concept forgé par Alexandre Astruc, constitue la pierre angulaire de notre approche de la réalisation, affirmant le réalisateur comme auteur visuel. Ce chapitre applique cette vision à la fiction télévisuelle, en rupture avec la mise en scène statique. Nous analysons comment le découpage, le cadrage et le mouvement de caméra construisent le sens, en étudiant des productions pour des diffuseurs comme Canal+ Afrique. L’étudiant maîtrisera l’art de la narration visuelle pour diriger un plateau.
V.1 Du Scénario au Plan de Travail
Une conversion rigoureuse du texte en logistique de production est le fondement d’un tournage réussi. Ce module forme à la dissection d’un scénario pour en extraire les besoins techniques, humains et temporels, aboutissant à un plan de travail et une feuille de service. L’étude de cas portera sur l’organisation d’une journée de tournage dans le quartier commercial de Gombe, en intégrant la gestion des autorisations et des imprévus locaux.
V.2 Découpage Technique et Storyboard
Visualiser avant de tourner est un impératif économique et artistique. L’étudiant apprendra à traduire chaque scène en une séquence de plans définis par leur valeur, leur angle et leur mouvement dans un découpage technique précis. Il développera ensuite cette vision en storyboard, un outil de communication essentiel pour l’équipe, notamment pour des scènes d’action complexes tournées dans le paysage urbain de Lubumbashi.
V.3 Gestion du Plateau et Direction de la Photographie
La synergie entre le réalisateur et le directeur de la photographie détermine l’identité visuelle de l’œuvre. Ce segment explore le dialogue technique sur le plateau : choix des optiques, composition de la lumière, et définition d’une palette de couleurs pour servir la dramaturgie. L’analyse portera sur la manière de créer une atmosphère anxiogène pour un thriller psychologique en exploitant les contrastes lumineux de l’architecture brutaliste de Kinshasa.
V.4 Direction d’Acteurs pour la Caméra
À la différence du théâtre, la performance filmée exige une modulation constante en fonction de l’axe et de la valeur de plan. Ce cours enseigne comment diriger un acteur pour qu’il livre une performance intériorisée en gros plan et une gestuelle plus ample en plan large. L’exercice pratique consistera à filmer une même scène de dialogue avec trois découpages différents pour analyser l’impact du cadrage sur le jeu et la perception du spectateur.
Chapitre VI. Post-production et Stratégies de Diffusion Multiplateforme
2018 a marqué une rupture. Le lancement de la TNT à Kinshasa a initié une transition numérique qui redéfinit les standards de production et de diffusion audiovisuelle en RDC. Ce chapitre analyse l’impact de cette mutation sur la post-production. En disséquant les workflows de montage, d’étalonnage et de mixage pour des formats multiplateformes, l’approche est résolument pratique. L’étudiant y forgera une compétence stratégique : piloter une post-production de A à Z et optimiser la diffusion d’une œuvre.
VI.1 Principes du Montage Narratif et Rythmique
Héritée des théories d’Eisenstein sur le montage des attractions, la pratique du montage moderne est l’art de manipuler le temps et le rythme pour générer du sens. L’étudiant analysera la structure rythmique de séquences pour comprendre comment l’agencement des plans crée la tension, l’émotion ou l’ellipse. Il remontera ensuite une scène dialoguée fournie pour en proposer deux versions distinctes : l’une favorisant la continuité, l’autre le conflit.
VI.2 Étalonnage Numérique et Psychologie des Couleurs
Au-delà de la simple correction technique, l’étalonnage est un outil narratif puissant qui sculpte l’atmosphère d’un film. Ce module aborde la théorie des couleurs et son application pratique via des logiciels comme DaVinci Resolve pour créer des identités visuelles fortes. L’objectif est de savoir produire un look “blockbuster” saturé pour une comédie ou une palette froide et désaturée pour un drame social se déroulant dans le Kivu.
VI.3 Mixage Audio pour la Télévision et le Web
Face à la diversité des dispositifs d’écoute, du home cinéma au smartphone, le mixage audio doit être polyvalent. Ce cours enseigne les normes de niveaux sonores (LUFS) pour le broadcast TV (RTNC, Canal+) et les techniques de compression dynamique pour le web. L’étudiant apprendra à équilibrer les dialogues, les ambiances et la musique pour garantir une intelligibilité parfaite sur n’importe quel support, condition sine qua non de la réussite d’un programme.
VI.4 Exportation, Compression et Stratégies de Diffusion
Une maîtrise des codecs et des conteneurs vidéo est la dernière étape technique avant la rencontre avec le public. Ce segment couvre les formats d’exportation (masters, PAD, fichiers web) et les stratégies de compression pour optimiser la qualité visuelle en fonction de la plateforme de destination. L’étudiant élaborera un plan de diffusion complet pour une web-série, incluant la création de teasers optimisés pour les réseaux sociaux afin de maximiser l’audience en RDC et au sein de sa diaspora.
ANNEXES
A. Gabarit de Découpage Technique Bimodal (Radio/TV)
Inopérant pour la production bimodale radio-télévision, le format de scénario américain centré sur le visuel est ici remplacé par un outil de conception unifié. Cette annexe fournit un gabarit de découpage technique intégrant colonnes sonores et visuelles avec une précision chirurgicale, adapté aux contraintes budgétaires locales. En se l’appropriant, le réalisateur apprend à synchroniser dialogues, bruitages et indications de caméra sur un seul document, optimisant ainsi drastiquement les coûts et le temps de préproduction pour des projets destinés au marché kinois.
B. Glossaire Taxonomique des Bruitages et Ambiances Sonores
Inspirée par la typologie acousmatique de Michel Chion, cette section propose une classification sémantique des bruitages et ambiances sonores, organisée par fonction narrative (ponctuation, caractérisation, environnement). L’étudiant y trouvera une méthode rigoureuse pour constituer une sonothèque pertinente, capable d’évoquer l’ambiance unique d’un quartier de Lubumbashi ou la tension d’un dialogue politique. Il forgera la compétence de sculpter l’espace dramatique par le son seul, un atout majeur pour la fiction radiophonique congolaise.
C. Modèles de Contrats de Cession de Droits d’Auteur et d’Interprète
L’Ordonnance-Loi de 1986 sur le droit d’auteur constitue le socle juridique de toute production en RDC, mais son application reste complexe. Cet annexe offre des modèles de contrats de cession de droits (auteur, comédien, musicien) commentés et directement exploitables, conformes aux exigences de la SOCODA. Le producteur y acquiert une autonomie juridique fondamentale, lui permettant de sécuriser ses œuvres contre le piratage et de garantir une rémunération équitable des artistes, condition pour professionnaliser le secteur.
D. Canevas de Dossier de Production pour Financement
Face à la concurrence pour les financements, un dossier de production mal structuré est rédhibitoire. Ce canevas propose une architecture argumentaire implacable, du synopsis à la note d’intention du réalisateur, en passant par le budget prévisionnel détaillé et le plan de diffusion. Il est spécifiquement calibré pour répondre aux attentes des guichets de financement locaux (FPC) et internationaux (OIF, TV5MONDE). L’apprenant maîtrisera l’art de transformer une vision artistique en un investissement crédible et attractif.
Comment la cécité du médium radiophonique conditionne-t-elle la structure du conflit dramatique, au-delà de la simple suggestion sonore ?
📚 Source :Travaux de Rudolf Arnheim sur L’art de la radio via Google Scholar
En quoi la sérialité télévisuelle moderne, avec ses arcs narratifs étendus, subvertit-elle la catharsis aristotélicienne au profit d’un engagement différent ?
📚 Source :Travaux de Umberto Eco sur Œuvre ouverte via Cairn.info
Comment la notion de ‘point de bascule’ de Syd Field est-elle à la fois un outil structurel et une contrainte idéologique pour le scénariste ?
📚 Source :Travaux de Syd Field sur Screenplay three-act structure via Google Books
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