Couverture du manuel scolaire camerounais ARTS ET CULTURE pour la classe de CE2.

ARTS ET CULTURE

Niveau : CE2 — Enseignement de Base

Curriculum Officiel – Approche par Compétences (APC) – MINEDUB / MINESEC Cameroun.

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| RÉF : CAM803208
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PRÉLIMINAIRES

I. Forger le Regard, l’Écoute et le Geste

L’art est une réalité quotidienne au Cameroun. Il vit dans les motifs d’un pagne porté à Bafoussam, dans le rythme d’un pilon dans une cuisine à Bertoua, et dans les contes racontés le soir à Ngaoundéré. Ce manuel positionne l’enfant non comme un spectateur, mais comme un acteur conscient de cette richesse. Il apprend à voir la beauté, à entendre la musique et à créer avec ses mains, en utilisant le monde qui l’entoure comme premier matériau.
L’ambition première de ce manuel est de désacraliser l’art pour l’ancrer dans l’expérience vécue de l’élève. Par l’observation active de son environnement immédiat, de la case obus de l’Extrême-Nord à l’architecture coloniale de Kribi, l’enfant développe une sensibilité première à son patrimoine esthétique.

II. Les Dix Doigts de l’Artiste en Herbe

La création artistique repose sur des techniques précises. Chanter juste, tracer une ligne droite, modeler une forme reconnaissable ou suivre un pas de danse sont des savoir-faire qui se construisent. Chaque chapitre est conçu comme un atelier où l’enfant manipule, expérimente et s’approprie des gestes fondamentaux. La progression assure une montée en compétence, de la découverte d’un matériau à la réalisation d’une œuvre personnelle complète.
Sur le plan méthodologique, l’accent est mis sur la pédagogie du projet. Chaque séquence aboutit à une production tangible et valorisante. En exploitant cette dynamique, l’objectif est de transformer une idée en objet concret. La compétence finale forgée ici est la capacité à mobiliser des techniques simples pour une expression personnelle et structurée.

III. Un Voyage au Cœur des Dix Régions

Ce programme est une exploration systématique du génie camerounais. Chaque leçon puise ses exemples dans la diversité culturelle, géographique et économique de la nation. L’élève découvre la poterie de Maroua, les rythmes Bikutsi du Centre, les parures des peuples de l’Adamaoua et les techniques de tissage de l’Ouest. Cette immersion garantit un apprentissage signifiant et authentique, loin des modèles abstraits ou étrangers.
Cette exploration ciblée du patrimoine national garantit la pertinence culturelle de chaque activité. Le maître s’appuie sur des référents locaux pour illustrer les concepts universels de l’art (rythme, couleur, forme). L’enfant ancre ainsi son identité artistique dans la mosaïque culturelle camerounaise.

Chapitre I. La Main qui Raconte le Monde

I.1. Le Crayon, Premier Outil du Monde

Une simple ligne tracée sur une feuille est déjà une histoire. C’est la route qui mène de Yaoundé à Douala, le cours du fleuve Wouri, ou le contour d’une feuille de manguier. Le crayon, le fusain ou un simple bâton sur le sable permettent de capturer les formes du monde. L’aventure de l’artiste commence par ce geste simple : laisser une trace.
L’axe pédagogique de cette séquence est la dédramatisation du trait. L’objectif est de faire comprendre que tout dessin commence par un point et une ligne, des éléments que l’élève maîtrise déjà. Cette étape scelle la maîtrise du geste graphique fondamental.

I.2. Les Trois Couleurs Mères et leurs Enfants

Le rouge de la latérite, le jaune du soleil de Garoua et le bleu du ciel de Limbé sont les trois couleurs primaires. Toutes les autres couleurs naissent de leur mélange. Le rouge et le jaune donnent l’orangé d’une papaye. Le jaune et le bleu donnent le vert de la forêt du Sud. Le bleu et le rouge donnent le violet de certains bougainvilliers.
En partant des couleurs du drapeau national comme référent symbolique, le maître guide l’expérimentation par le mélange. La manipulation directe de la gouache ou de pigments naturels (ocre, kaolin) est privilégiée. L’élève s’approprie ainsi la connaissance du cercle chromatique de base.

I.3. L’Atelier du Marché de Mokolo

Observer le marché, c’est voir un tableau vivant. Les tomates sont des cercles rouges, les bâtons de manioc sont des cylindres blancs, les régimes de plantains sont des ensembles de courbes jaunes et vertes. Chaque étal est un rectangle rempli de formes et de couleurs. Pour dessiner le marché, il suffit de dessiner ces formes simples.
Cette phase de production guidée transpose la théorie à un contexte familier et bouillonnant. L’observation du réel précède la représentation, entraînant l’œil à décomposer la complexité. Le savoir-faire consolidé ici est la capacité à simplifier des scènes complexes en figures géométriques élémentaires.

I.4. Mon Quartier en Formes et en Couleurs

La maison, l’arbre du voisin, la boutique de la rue, le poteau électrique : chaque élément du quartier a une forme et une couleur. Le défi est de les assembler sur une feuille pour raconter son propre environnement. C’est l’occasion d’utiliser les lignes, les formes géométriques et les couleurs mélangées pour créer une œuvre unique qui représente un lieu connu.
Le moment de la réintégration permet à l’élève de mobiliser l’ensemble des notions dans une création autonome. L’évaluation porte sur la cohérence de la composition et l’application correcte des principes étudiés. La compétence finale développée est la réalisation d’une composition personnelle et signifiante à partir de l’observation directe.

Chapitre II. La Terre qui Chante sous les Doigts

II.1. Une Poignée d’Argile de la Sanaga

L’argile est une terre spéciale. Humide, elle est molle et obéissante. Sèche, elle devient dure comme la pierre. On la trouve près des cours d’eau, comme les rives de la Sanaga ou dans les “mayo” de l’Extrême-Nord. Cette terre, avant d’être un pot ou une brique, est une matière à sentir, à presser et à transformer.
La découverte sensorielle est le point d’entrée de ce chapitre. Le maître fournit de l’argile locale pour que les enfants la touchent, la pèsent, la sentent. Cette première manipulation libre et exploratoire ancre la connaissance des propriétés physiques d’un matériau de base.

II.2. Les Secrets du Modelage et du Colombin

Pour donner une forme à l’argile, deux techniques sont essentielles. Le modelage consiste à sculpter une boule de terre avec les doigts pour créer une forme pleine, comme un petit animal. La technique du colombin consiste à rouler l’argile en longs “boudins” que l’on superpose pour monter les parois d’un pot, comme le font les potières de Maroua.
L’objectif technique est l’acquisition de deux gestes fondateurs de la poterie. Le maître démontre clairement la différence entre la sculpture dans la masse et la construction par ajout. L’élève acquiert ainsi le vocabulaire technique et le savoir-faire associé à la mise en forme de l’argile.

II.3. Fabriquer son Bol pour le “Touk-Touk”

Le “touk-touk” est une bouillie de mil typique du Nord-Cameroun, servie dans des bols en terre. L’exercice consiste à fabriquer son propre petit bol en utilisant la technique du modelage (en creusant une boule) ou celle du colombin. La forme doit être régulière et les parois solides pour pouvoir imaginer y mettre de la nourriture.
Cette phase de production met l’élève en situation de résoudre un problème fonctionnel : créer un contenant. L’enseignant insiste sur la régularité de la forme et la solidité de la structure. La compétence développée est la capacité à appliquer une technique de poterie pour créer un objet utilitaire simple.

II.4. Le Bestiaire de la Savane en Argile

Les contes camerounais sont peuplés d’animaux : le lion puissant, la tortue malicieuse, l’éléphant sage. Le défi est de choisir un animal de la savane de l’Adamaoua ou de la forêt du Dja et de le modeler en argile. Il faut observer ses formes principales : le long cou de la girafe, la carapace ronde de la tortue, les grandes oreilles de l’éléphant.
Cette activité de synthèse fait appel à l’imaginaire de l’élève et à sa capacité d’observation. Il doit traduire une image mentale ou une photo en un volume tridimensionnel. L’évaluation se concentre sur la reconnaissance de la forme et l’expressivité de la sculpture. L’élève consolide sa maîtrise du modelage pour la représentation figurative.

Chapitre III. Le Corps-Tambour et la Voix-Flûte

III.1. Le Rythme de la Pluie sur un Toit de Douala

Le son est partout. C’est la pluie qui frappe la tôle, le bruit des klaxons dans un embouteillage à Yaoundé, le chant d’un oiseau à Ebolowa. Le corps aussi produit des sons : en tapant des mains, en claquant des doigts, en frappant des pieds sur le sol. Le premier instrument de musique, c’est le corps humain.
L’approche pédagogique consiste à partir de l’environnement sonore familier de l’enfant pour introduire la notion de rythme et de son. Le maître organise des écoutes actives et des jeux de reproduction de sons. Cette phase éveille la conscience auditive et la perception du corps comme instrument rythmique.

III.2. La Voix Haute du Crieur et la Voix Basse du Sage

Les sons ont des hauteurs différentes. La sirène d’une ambulance est aiguë, tandis que le bruit d’un camion est grave. Avec la voix, on peut chanter des notes hautes ou des notes basses. De même, un rythme peut être rapide, comme celui de la danse “Ashu-ashu” du Nord-Ouest, ou lent, comme une berceuse.
Cette séquence introduit les concepts fondamentaux de hauteur (aigu/grave) and de tempo (rapide/lent). À travers des jeux vocaux et des percussions corporelles, l’enseignant amène les élèves à identifier et à reproduire ces variations. La connaissance des paramètres élémentaires du son est ainsi solidement établie.

III.3. Frapper le Rythme du Bikutsi

Le Bikutsi, musique du peuple Beti, a un rythme très reconnaissable basé sur une pulsation 6/8. On peut le reproduire simplement : deux coups frappés avec les mains sur les cuisses, puis un coup claqué avec les mains. “BOUM-BOUM-Tchak ! BOUM-BOUM-Tchak !”. En groupe, ce rythme devient puissant et entraînant.
L’objectif est l’appropriation d’une cellule rythmique emblématique du patrimoine camerounais. Le maître décompose le rythme de manière syllabique et gestuelle. La pratique collective est essentielle pour ressentir la pulsation commune. L’élève s’approprie ainsi l’exécution d’un polyrythme simple par la percussion corporelle.

III.4. Inventer une Chanson pour son École

Avec les notions apprises, il est possible de créer. Le défi est d’inventer une courte chanson pour la classe ou l’école. Il faut trouver des paroles simples, une mélodie qui monte et qui descend, et un rythme facile à frapper avec les mains. Chaque groupe peut présenter sa création aux autres.
Cette phase de création collective réinvestit toutes les compétences acquises : paroles, mélodie (hauteur), et rythme (tempo). Le maître agit comme un facilitateur, aidant les groupes à structurer leurs idées. La compétence intégrée est la capacité à composer et interpréter une courte pièce musicale originale en groupe.

Chapitre IV. Les Tissus qui Parlent

IV.1. Les Messages du Ndop et du Kaba Ngondo

Un vêtement est plus qu’un simple tissu. Le Ndop, tissu royal de l’Ouest-Cameroun, est couvert de symboles qui racontent le pouvoir et l’histoire. Le Kaba Ngondo, ample robe du Littoral, se pare de motifs qui expriment la joie et l’élégance. Les couleurs et les formes sur un tissu ont une signification.
L’entrée dans ce chapitre se fait par l’analyse d’objets culturels forts. Le maître présente des images ou de vrais tissus (Ndop, Kaba, pagnes wax) et guide une discussion sur ce que les motifs peuvent représenter. L’élève apprend ainsi que le décoratif peut être porteur de sens et d’identité.

IV.2. Le Secret du Motif : Répétition et Symétrie

Un motif est un dessin qui se répète. Sur un pagne, la même fleur ou la même forme géométrique est reproduite de nombreuses fois. Parfois, le motif est symétrique : la partie gauche est le miroir exact de la partie droite, comme les ailes d’un papillon. La répétition et la symétrie créent l’ordre et la beauté dans un dessin.
L’enseignant formalise ici deux principes fondamentaux de l’ornementation. À l’aide de pliages, de découpages et d’observations de carrelages ou de tissus, il rend concrets les concepts de translation, de rotation et de symétrie axiale. La compétence visée est l’identification et la description des principes de base d’un motif décoratif.

IV.3. L’Atelier d’Impression à la Pomme de Terre

Il est facile de créer ses propres motifs. Il suffit de couper une pomme de terre en deux, de graver une forme simple sur la surface (un triangle, un cercle, une spirale), de tremper ce tampon dans la peinture et de l’appliquer de façon répétée sur une feuille de papier ou un morceau de tissu.
Cette phase pratique et ludique permet une appropriation immédiate de la notion de répétition. Le maître encadre la fabrication des tampons et l’expérimentation des différents types de rythmes visuels (alignement simple, quinconce). Le savoir-faire acquis est la production d’une frise ou d’un pavage à l’aide de la technique de l’impression au tampon.

IV.4. Créer le Tissu d’une Fête de l’École

Le défi final est de concevoir, en groupe, le motif d’un “pagne” pour une fête imaginaire de l’école. Il faut choisir des symboles qui représentent l’école (un livre, un crayon, le bâtiment), décider des couleurs, et organiser les motifs en utilisant la répétition et la symétrie. Le projet peut être réalisé sur une grande feuille de papier.
Ce projet de synthèse fédère les compétences graphiques et conceptuelles. Les élèves doivent négocier, collaborer et appliquer les principes de l’ornementation à un projet signifiant. Le rôle du maître est de guider la cohérence esthétique du projet. Cette étape scelle la capacité à concevoir et réaliser un projet décoratif collectif et structuré.

ANNEXES

A. Le Petit Lexique de l’Artiste Camerounais

  • Bikutsi : Rythme et danse du peuple Beti (Centre, Sud).
  • Colombin : Technique de poterie consistant à assembler des boudins d’argile.
  • Kaba Ngondo : Ample robe traditionnelle des femmes Sawa (Littoral).
  • Latérite : Terre rouge très présente au Cameroun, utilisée comme pigment naturel.
  • Ndop : Tissu traditionnel à dominante bleue des chefferies Bamiléké (Ouest).
  • Touk-Touk : Bouillie de mil ou de maïs, typique des régions septentrionales.

B. Carte des Trésors Culturels du Cameroun

[Ici se trouverait une carte stylisée du Cameroun indiquant les hauts lieux de production artistique et culturelle abordés dans le manuel]
– Ouest (Bafoussam, Foumban) : Tissus Ndop, perles, travail du bois.
– Extrême-Nord (Maroua) : Poterie, travail du cuir, tissage du coton.
– Littoral (Douala) : Danse Kaba Ngondo, sculpture sur bois.
– Centre (Yaoundé) : Musique Bikutsi, sculpture sur bois.
– Nord-Ouest (Bamenda) : Danse Ashu-ashu, chapeaux traditionnels.
– Sud (Ebolowa, Kribi) : Contes et légendes, masques.
– Adamaoua (Ngaoundéré) : Parures corporelles, architecture traditionnelle.
– Est (Bertoua) : Musiques et danses des peuples de la forêt.

Arts et Culture : De la Théorie à la Pratique, Défis au Cameroun
► En tant qu’enseignant dans une zone rurale de la région de l’Est, je manque cruellement de matériel didactique pour les arts plastiques (peinture, argile…). Comment puis-je appliquer l’approche par compétences (APC) sans ces ressources de base ?
C’est un défi commun. L’APC encourage la créativité et l’utilisation des ressources locales. Au lieu de matériel coûteux, valorisez l’environnement. Dans l’Est, utilisez les argiles locales, les pigments naturels extraits de terres ou de plantes, et les fibres végétales pour le tressage. L’objectif de l’APC n’est pas d’utiliser un matériel standardisé, mais de développer la compétence de ‘créer en utilisant son environnement’. Organisez des sorties pour collecter ces matériaux. Cela ancre l’apprentissage dans la réalité culturelle de l’élève, transforme une contrainte en opportunité créative et développe des compétences d’observation et de transformation, en parfaite adéquation avec les principes de l’APC.
► Le programme national d’Arts et Culture semble parfois déconnecté des réalités culturelles spécifiques de ma région, le Nord-Ouest. Comment puis-je l’adapter pour qu’il soit plus pertinent pour mes élèves sans m’écarter du programme officiel ?
Le programme national fournit un cadre, mais l’APC vous donne la flexibilité de l’adapter. Pour la région du Nord-Ouest, riche en traditions de chefferies, intégrez des études de cas locales. Pour la compétence ‘analyser une œuvre d’art’, utilisez les masques ou les motifs des tissus traditionnels de la région de Bamenda. Invitez des artisans locaux (potiers, sculpteurs) pour des démonstrations. Cela permet de contextualiser les savoirs et de développer la compétence ‘valoriser son patrimoine culturel’. Vous respectez ainsi le programme tout en le rendant vivant et significatif pour les élèves, renforçant leur identité culturelle et leur fierté.
► Comment évaluer de manière objective les compétences en arts du spectacle, comme la danse ou le théâtre traditionnel, surtout quand les styles varient énormément entre un rythme Bikutsi du Centre et une danse des Grassfields de l’Ouest ?
L’évaluation en APC se base sur des critères précis, non sur une comparaison subjective. Au lieu de juger la ‘beauté’ d’une danse, évaluez des compétences observables. Définissez une grille avec des critères comme : ‘respect du rythme de base’, ‘coordination des mouvements’, ‘expression corporelle’ et ‘capacité à transmettre une histoire’. Que ce soit pour le Bikutsi ou une danse de l’Ouest, ces critères restent pertinents et mesurables. L’objectif est de mesurer la maîtrise technique et expressive de l’élève dans le cadre du style étudié, non de classer les cultures. Cela garantit une évaluation équitable, formative et respectueuse de la diversité culturelle.
► Dans ma communauté de l’Adamaoua, de nombreux parents considèrent les Arts et la Culture comme une matière secondaire. Comment puis-je les convaincre de la valeur de cette discipline pour l’avenir de leurs enfants ?
C’est un défi de perception. Organisez une ‘journée portes ouvertes des arts’ où les élèves exposent leurs créations. Mettez en avant les compétences transversales développées grâce à l’APC : la créativité, la résolution de problèmes, la confiance en soi et le travail d’équipe. Expliquez comment l’artisanat local (maroquinerie, tissage) représente une filière économique viable. Montrez que l’étude des arts n’est pas un simple passe-temps, mais un levier de développement personnel et communautaire, préservant l’identité culturelle peule et ouvrant des perspectives professionnelles. La démonstration concrète par les réalisations des élèves est la meilleure stratégie de plaidoyer auprès des parents.

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