Couverture du manuel scolaire congolais – Activités de Comportement – 2ème Année Maternelle

Activités de Comportement

Niveau : 2ème Année Maternelle — Enseignement Général/Commun

Curriculum Officiel – Approche par Compétences (APC) – MINEPST RDC.

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PARTIE 1 : Vivre ensemble, gestes et responsabilités

PRÉLIMINAIRES

I. Le quotidien de la petite communauté scolaire

Dans la cour de l’école de Matete, le bruit des pas, les rires et les échanges forment un tableau vivant. Cette introduction montre comment chaque geste, du partage d’un crayon à la file d’attente à la cantine, participe à la construction d’un climat de confiance. En observant les interactions naturelles, le groupe découvre que le respect mutuel commence par de petites actions quotidiennes, ancrées dans le contexte familial et communautaire congolais.

Chapitre I. Le respect du voisinage

I.1 Découverte d’un problème local

Une matinée, un sac de sable renversé bloque le passage devant le tableau noir. La scène, observée depuis le coin du jardin, déclenche des questions sur la façon dont les objets partagés peuvent gêner les autres. En discutant de la gêne ressentie, le groupe identifie le besoin de garder les espaces communs libres. Cette prise de conscience crée le socle d’une réflexion sur la responsabilité individuelle dans un environnement collectif.

I.2 La notion à apprendre

Le concept de « respect de l’espace partagé » s’articule autour de la notion de courtoisie physique. En s’appuyant sur des illustrations du marché de la Liberté, où chaque commerçant garde son stand dégagé, la leçon montre que laisser le passage libre évite les conflits. La notion se construit grâce à des échanges verbaux, des gestes mimés et des comparaisons avec les allées du bus à Kinshasa, rendant le principe concret et mémorable.

I.3 L’exercice ou la manipulation

Un jeu de rôle transforme la cour en mini‑marché : chaque participant dépose un objet sur une table, puis doit le déplacer sans bloquer le voisin. Le matériel se limite à des cailloux, des bouts de corde et des feuilles, facilement accessibles. Au fil des essais, le groupe expérimente le retrait et le repositionnement, observant les réactions immédiates de l’entourage. Cette manipulation concrète fait ressortir les effets du désordre et l’importance du réarrangement ordonné.

I.4 La solution trouvée et la compétence gagnée

Le réarrangement harmonieux des objets libère le passage et suscite des sourires. La solution adoptée consiste à placer chaque chose dans un espace dédié, en vérifiant régulièrement la fluidité du mouvement. Cette expérience forge la capacité à anticiper l’impact de ses actions sur les autres, à organiser l’espace partagé et à intervenir rapidement lorsqu’un obstacle apparaît.

Chapitre II. L’écoute active dans le groupe

II.1 Découverte d’un problème local

Lors d’une discussion autour du puits communautaire, les voix se superposent, rendant le message incompréhensible. Le bruit ambiant, amplifié par les cris des marchands de Zando, illustre la difficulté d’entendre les uns les autres. Cette situation met en lumière le besoin d’une écoute structurée pour éviter les malentendus et les frustrations au sein du groupe.

II.2 La notion à apprendre

L’écoute active se définit comme la capacité à se concentrer sur le locuteur, à reformuler et à répondre de façon appropriée. En s’appuyant sur les proverbes du peuple Luba, où chaque parole porte un poids, la leçon montre que le silence respectueux et le regard dirigé sont des signes d’attention. La comparaison avec le silence requis lors d’une cérémonie de remerciement renforce la compréhension du concept.

II.3 L’exercice ou la manipulation

Un cercle de parole se forme sous le grand arbre du jardin. Un « conteur » raconte une courte histoire de la forêt équatoriale, tandis que les autres pratiquent le silence, le hochement de tête et la reformulation. Un sifflet improvisé signale le moment de reprendre la parole. Le matériel se limite à un bâton de marche et à une petite cloche, tous deux disponibles dans la classe. Cette activité rend palpable le processus d’écoute et de réponse.

II.4 La solution trouvée et la compétence gagnée

Le récit circulaire se termine sans interruption, chaque participant ayant compris le fil narratif. La compétence acquise réside dans la capacité à écouter sans interrompre, à reformuler les informations reçues et à répondre de manière constructive, favorisant ainsi un climat de coopération et de respect mutuel.

Chapitre III. Le partage des ressources

III.1 Découverte d’un problème local

Au marché de la Liberté, un vendeur de manioc ne possède que quelques bananes pour les clients affamés. La pénurie crée des tensions, les acheteurs se disputent les portions. Cette scène reflète le défi quotidien du partage équitable des biens limités dans les communautés rurales et urbaines.

III.2 La notion à apprendre

Le partage équitable s’appuie sur la notion de « division juste » et de solidarité. En s’inspirant des traditions de la communauté Bakongo, où chaque repas est partagé autour du feu, la leçon montre que la répartition équilibrée renforce les liens sociaux. Le parallèle avec le partage du feu de camp pendant les veillées nocturnes illustre le principe de manière concrète.

III.3 L’exercice ou la manipulation

Des fruits secs, des coquilles de maïs et de petites pierres sont distribués sur une nappe. Chaque participant reçoit une portion, puis doit redistribuer les surplus pour que tout le monde possède la même quantité. Le processus utilise des récipients en terre cuite, faciles à trouver dans les foyers. Cette manipulation développe la capacité à mesurer, à négocier et à ajuster les parts en temps réel.

III.4 La solution trouvée et la compétence gagnée

Après plusieurs échanges, chaque main tient le même nombre d’objets, le sourire se lit sur chaque visage. La compétence consolidée permet de gérer les ressources limitées, d’établir des critères de partage justes et de mettre en œuvre des stratégies de redistribution rapide, essentielles dans la vie quotidienne.

Chapitre IV. La coopération dans les tâches collectives

IV.1 Découverte d’un problème local

Dans la cour de l’école, le nettoyage du sable après la récréation se fait de façon désordonnée, laissant des tas éparpillés. L’effort individuel ne suffit pas, la tâche collective semble insurmontable. Cette situation montre que la coopération est indispensable pour accomplir des travaux physiques dans un environnement partagé.

IV.2 La notion à apprendre

La coopération se définit comme l’action simultanée de plusieurs personnes visant un objectif commun. En évoquant les travaux de construction des cases en terre battue dans les villages du Kivu, où chaque habitant apporte son pain de main, la leçon relie la notion à une pratique culturelle reconnue. Le contraste avec le travail solitaire souligne l’efficacité du travail d’équipe.

IV.3 L’exercice ou la manipulation

Un seau d’eau, une pelle et un balai sont mis à disposition. Le groupe se divise en binômes : l’un transporte l’eau, l’autre balaie le sable. Le rythme s’ajuste grâce à un chant rythmique improvisé, rappelant les chants de travail des pêcheurs de Matadi. Le matériel minimal permet de réaliser une action collective visible et mesurable.

IV.4 La solution trouvée et la compétence gagnée

Le sable disparaît, la cour retrouve son éclat. La coopération s’avère être le moteur d’une efficacité accrue, chaque participant comprenant son rôle et l’impact de son geste sur le résultat final. La compétence développée porte sur la coordination d’efforts multiples, la synchronisation des actions et la valorisation du travail d’équipe.

Chapitre V. La gestion des émotions en groupe

V.1 Découverte d’un problème local

Lors d’une activité de peinture, une frustration surgit lorsqu’une couleur se mélange accidentellement avec une autre, provoquant des éclaboussures inattendues. Le désarroi se lit sur les visages, les cris s’élèvent, perturbant le calme de la classe. Cette scène expose le besoin de maîtriser les émotions face à l’imprévu.

V.2 La notion à apprendre

La régulation émotionnelle implique la reconnaissance, l’expression adéquate et le contrôle des réactions. En s’appuyant sur les contes du bassin du Congo où le héros apprend à dompter le feu intérieur, la leçon montre que chaque émotion possède une couleur et une forme qui peuvent être canalisées. Le parallèle avec le tambour qui rythme les cérémonies renforce l’idée d’un flux maîtrisé.

V.3 L’exercice ou la manipulation

Des papiers de couleur, de la colle et des pinceaux sont distribués. Chaque participant crée un dessin représentant son état d’esprit du moment, puis échange son œuvre avec un camarade pour identifier les émotions exprimées. Le processus utilise des crayons de couleur usagés, facilement récupérables. Cette activité artistique transforme les sentiments en images, facilitant leur discussion collective.

V.4 La solution trouvée et la compétence gagnée

Les dessins circulent, les visages s’allègent, les mots d’encouragement remplacent les cris. La gestion des émotions devient un outil quotidien, permettant de transformer la frustration en créativité, de calmer les tensions et d’encourager le dialogue ouvert. La compétence acquise consiste à identifier, exprimer et réguler les émotions dans un contexte collectif, favorisant ainsi un climat harmonieux.

ANNEXES

A. Fiche de suivi du comportement coopératif

Ce document récapitule les observations quotidiennes de partage, d’écoute et de coopération. Il comprend une grille de critères simples (respect de l’espace, tour de parole, partage équitable) et des icônes illustrées pour faciliter la lecture. Utilisé lors des réunions de parents‑enseignants, il permet de visualiser les progrès, d’ajuster les stratégies pédagogiques et d’encourager les bonnes pratiques à la maison.

B. Guide de mise en place d’un coin « calme » dans la cour

Le guide décrit pas à pas l’aménagement d’un espace dédié à la détente, avec des matériaux locaux (tissus de pagne, coussins en kapok, ombrelle en bambou). Il indique comment choisir l’emplacement, disposer les éléments et introduire des activités de respiration ou de chant doux. Ce coin devient un repère pour gérer les émotions, favoriser la concentration et renforcer le sentiment de sécurité.


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