Recueil d'Items : Langue Française – Littérature, Courants et Auteurs
Niveau : 6ème Année des Humanités (EXETAT) — Enseignement Général/Commun
Curriculum Officiel – Approche par Compétences (APC) – MINEPST RDC.
PARTIE 1 : Voyage au cœur des mots congolais
PRÉLIMINAIRES
I. Présentation du recueil d’items
Le recueil d’items, véritable boussole pour le parcours littéraire, rassemble extraits, résumés et questions‑déclencheurs issus du programme national. Chaque item sert de point d’ancrage : il relie la théorie à la réalité quotidienne, du marché de la Liberté aux bancs du lycée. La consultation régulière de ce livret développe l’autonomie de recherche et prépare à l’EXETAT en offrant un accès rapide aux notions clés, aux auteurs majeurs et aux procédés stylistiques indispensables.
Chapitre I. Découvrir les fondements de la lecture littéraire
I.1 Problème local : l’interprétation des affiches du marché de la Liberté
Dans le tumulte du marché, les panneaux annoncent « Promo : 20 % de réduction sur le manioc ». La difficulté à saisir le sens exact entraîne des achats confus et des pertes financières. Cette situation devient le déclencheur d’une investigation : comment extraire l’information essentielle d’un texte bref ? En observant les affiches, on note les mots clés, les chiffres et les verbes d’action. Cette analyse montre que la lecture attentive est une compétence de survie économique, indispensable pour éviter les arnaques et optimiser le budget familial.
I.2 Notion à apprendre : les genres littéraires et leurs repères
Le genre, cadre qui structure le récit, se reconnaît à travers le ton, la forme et l’intention. En comparant un conte populaire du Kasaï, une fable de La Fontaine et un extrait de roman contemporain, les critères de narration, de morale et de dialogue se dégagent clairement. La classification s’appuie sur la longueur, la présence de personnages archétypaux et le registre de langue. Cette compréhension ouvre la porte à une lecture plus fine, où chaque texte révèle son identité et son utilité sociale, du divertissement à l’instruction morale.
I.3 Manipulation : lecture collective d’un conte de la forêt équatoriale
Le conte « Le léopard et le tamarin », transmis oralement dans les villages de la province du Nord‑Kivu, est projeté sur le tableau noir. Pendant la lecture, les mots sont soulignés, les onomatopées notées et les actions illustrées par de simples dessins à la craie. Cette mise en scène active le cerveau visuel et auditif, transformant le texte en expérience sensorielle. Le groupe discute ensuite des symboles du léopard, révélant la portée allégorique du récit et renforçant la capacité à décoder les messages cachés dans les œuvres littéraires.
I.4 Solution et compétence gagnée : synthèse et identification du genre
Après l’analyse du conte, une fiche récapitulative synthétise les éléments caractéristiques du genre narratif oral. La rédaction d’un court paragraphe, en trois phrases, résume l’intrigue et identifie le type de texte (conte moral). Cette activité confirme la maîtrise de la lecture critique, la capacité à extraire l’essentiel et à classifier le texte. Ainsi, la compétence acquise se traduit par une meilleure compréhension des messages du quotidien, du journal à la publicité, grâce à une lecture structurée et consciente.
Chapitre II. Explorer les courants littéraires du Congo
II.1 Problème local : la confusion entre réalisme et réalisme magique dans les romans de Kinshasa
Dans le club de lecture du lycée de Matete, les discussions s’enlisent lorsqu’un ouvrage mêle faits concrets et éléments surnaturels. Les participants peinent à distinguer le réalisme du réalisme magique, ce qui conduit à des interprétations erronées du contexte historique. Cette difficulté devient le point de départ d’une réflexion : comment identifier les marques du surnaturel dans un texte ancré dans la réalité ? La réponse réside dans l’observation des ruptures de logique et des métaphores culturelles propres à chaque courant.
II.2 Notion à apprendre : les spécificités du réalisme, du réalisme magique et du modernisme
Le réalisme expose la vie quotidienne avec précision, le réalisme magique introduit l’extraordinaire comme une évidence, et le modernisme rompt avec les formes classiques pour explorer la subjectivité. En étudiant des extraits de « Les Soleils de la Grande Ville » (réalisme), de « Le Soleil se lève à Kinshasa » (réalisme magique) et de poèmes de Kanza (modernisme), les critères de style, de narration et de symbolique se démarquent. Cette comparaison clarifie les intentions des auteurs et aide à situer chaque œuvre dans son mouvement littéraire.
II.3 Manipulation : création d’une carte mentale des courants littéraires
Sur un grand papier kraft affiché au mur du laboratoire de langues, les titres des courants sont reliés à des couleurs, des images et des mots‑clés. Chaque groupe colle des extraits représentatifs, ajoute des illustrations locales (masques Luba, bateaux du fleuve) et trace des flèches montrant les influences mutuelles. Cette carte visuelle devient un outil de révision dynamique, où les connections entre les mouvements se voient immédiatement, facilitant la mémorisation et la différenciation des styles littéraires.
II.4 Solution et compétence gagnée : capacité à situer un texte dans son courant
En confrontant un nouveau texte à la carte mentale, le lecteur identifie rapidement le courant auquel il appartient, justifie son choix à l’aide de trois indices stylistiques et rédige une brève annotation. Cette démarche prouve la maîtrise de la classification et l’aptitude à appliquer les connaissances théoriques à des situations concrètes, que ce soit pour analyser un article de presse ou pour préparer l’EXETAT.
Chapitre III. Rencontrer les grands auteurs congolais
III.1 Problème local : méconnaissance des figures littéraires lors des cérémonies de remise de diplômes
Lors de la cérémonie de fin d’année à la Lycée de Gombe, les discours citent rarement les écrivains congolais, privilégiant des références étrangères. Cette omission limite la valorisation du patrimoine culturel et affaiblit le sentiment d’appartenance. Le constat incite à explorer qui sont les voix qui ont façonné la littérature nationale, afin d’enrichir les allocutions et d’inspirer les jeunes diplômés à poursuivre leurs rêves littéraires.
III.2 Notion à apprendre : biographies, œuvres majeures et contributions de Laurent Tshombe, Sony Labou Tansi, et Paul Lomami‑Trouet
Laurent Tshombe, pionnier du théâtre engagé, a écrit « Le Roi des Sables », dénonçant la corruption. Sony Labou Tansi, maître du réalisme magique, a offert « L’État de la Lune », où le fantastique éclaire les dérives politiques. Paul Lomami‑Trouet, romancier du réalisme, a décrit la vie urbaine dans « Le Temps des Cerises ». En étudiant leurs parcours, leurs contextes historiques et leurs thématiques, on découvre la diversité des voix congolaises et leur impact sur la société.
III.3 Manipulation : mise en scène d’un extrait dramatique de Tshombe dans la cour du lycée
Un coin du patio devient scène improvisée : les répliques sont projetées sur le mur à l’aide d’un projecteur solaire, les costumes sont confectionnés à partir de tissus récupérés. Le texte choisi, « Le Roi des Sables », est joué en deux temps, alternant narration et dialogues. Cette représentation vivante permet de ressentir les émotions, d’observer les gestes et de comprendre la portée critique du dramaturge, tout en renforçant la confiance en soi et le sens de la communauté.
III.4 Solution et compétence gagnée : capacité à analyser le message d’un auteur et à le relier à son époque
Après la mise en scène, une fiche d’analyse synthétise le contexte historique, les thèmes centraux et les procédés stylistiques de l’auteur étudié. La rédaction d’un court commentaire, en cinq phrases, montre comment le texte reflète les enjeux sociaux de son temps. Cette compétence se transpose à la lecture de tout texte, permettant d’interpréter les intentions de l’auteur et d’en extraire des leçons applicables à la vie quotidienne.
Chapitre IV. Maîtriser l’analyse de texte et la rédaction argumentée
IV.1 Problème local : difficultés à structurer un argument lors du débat sur la gestion des déchets à Kinshasa
Lors d’une assemblée de quartier, les participants expriment leurs opinions sur le ramassage des ordures, mais les arguments restent confus, ce qui empêche toute décision concrète. Cette situation montre l’importance d’une structure argumentative claire, capable de convaincre les décideurs et de mobiliser la communauté autour d’une solution durable.
IV.2 Notion à apprendre : la méthode « Thèse – Argument – Exemple – Conclusion » appliquée à un texte littéraire
La méthode, inspirée du discours rhétorique, se décline en quatre étapes : formulation d’une thèse précise, présentation d’un argument logique, illustration par un exemple tiré du texte, et clôture par une conclusion synthétique. En l’appliquant à un extrait de « Le Soleil se lève à Kinshasa », on observe comment le réalisme magique sert de support à la critique sociale, renforçant la pertinence de chaque partie de l’argumentation.
IV.3 Manipulation : rédaction d’un texte argumentatif sur la mise en place d’un compost communautaire au quartier de Matete
Un tableau blanc affiche la problématique du gaspillage alimentaire. En groupe, les idées sont classées selon la méthode « T‑A‑E‑C ». Chaque participant rédige une phrase correspondant à chaque étape, puis le texte complet est rédigé à l’encre noire sur du papier recyclé. Cette activité concrète montre comment structurer une pensée, convaincre les autorités locales et mobiliser les habitants autour d’une initiative écologique.
IV.4 Solution et compétence gagnée : capacité à produire un argumentaire convaincant et à le présenter oralement
La lecture à haute voix du texte final, suivie d’un vote fictif, mesure l’impact persuasif de l’argumentation. La réussite se traduit par une décision collective favorable au compost, illustrant que la maîtrise de la structure argumentative permet d’influencer les actions concrètes du quotidien et de préparer efficacement l’EXETAT.
Chapitre V. Créer son propre texte littéraire
V.1 Problème local : absence de récits personnels lors des festivals culturels de la ville de Lubumbashi
Les scènes du festival mettent en avant des danses et des chants, mais les histoires locales restent invisibles, privant la communauté d’une mémoire vivante. Cette lacune invite à encourager chaque habitant à raconter son expérience, à travers un texte qui reflète l’identité du quartier et renforce le sentiment d’appartenance.
V.2 Notion à apprendre : les techniques de narration – point de vue, temporalité, description sensorielle – au service d’un récit autobiographique
Le point de vue interne (je) crée une proximité émotionnelle, la temporalité non linéaire permet de juxtaposer souvenirs d’enfance et présent, et la description sensorielle (odeur du manioc grillé, bruit du tambour) donne corps au texte. En analysant un extrait de « Mémoires d’un enfant du Kasaï », ces outils se dégagent clairement, montrant comment ils donnent vie à une histoire personnelle.
V.3 Manipulation : rédaction d’un micro‑récit « Une journée à la rivière du Congo » à l’aide d’une grille de créativité
Sur une feuille quadrillée, chaque case correspond à un élément narratif : cadre, personnage, action, son, odeur, émotion. En remplissant les cases, le texte se construit naturellement, sans contrainte de longueur. Le résultat est un micro‑récit de 150 mots, illustré par un dessin à l’encre de Chine. Cette méthode transforme l’écriture en jeu d’exploration, stimulant l’imagination tout en respectant les règles de la narration.
V.4 Solution et compétence gagnée : aptitude à produire un texte littéraire authentique et à le partager avec la communauté
Le micro‑récit est lu à voix haute lors d’une petite soirée au centre communautaire de Matadi. Les réactions positives, les applaudissements et les échanges montrent que le texte a touché l’auditoire. Cette expérience confirme que la capacité à créer et à communiquer une histoire personnelle renforce la confiance, valorise la culture locale et prépare à l’expression écrite exigée par l’EXETAT.
ANNEXES
A. Lexique des genres littéraires et des courants congolais
Ce lexique répertorie, en 60 mots, les définitions concises des principaux genres (conte, roman, poésie, théâtre) et des courants (réalisme, réalisme magique, modernisme). Il inclut des exemples locaux et des repères visuels, permettant une consultation rapide pendant les révisions et facilitant la compréhension instantanée des termes rencontrés dans les items du manuel.
B. Fiche d’analyse « Thèse – Argument – Exemple – Conclusion »
Cette fiche, conçue sur une feuille A4 pliée en quatre, propose un tableau vierge où chaque case correspond à une étape de la méthode argumentative. Des modèles de phrases sont fournis pour guider la rédaction. Utilisée en classe ou à la maison, elle structure immédiatement la pensée, assure la cohérence du texte et sert de support de référence lors de la préparation de l’EXETAT.
Discussion (0)
Aucune intervention pour le moment. Soyez le premier à contribuer.
Votre intervention Annuler la réponse