Recueil d'Items : Les Langues (Français) – Mécanique Grammaticale et Syntaxe
Niveau : 6ème Année des Humanités (EXETAT) — Enseignement Général/Commun
Curriculum Officiel – Approche par Compétences (APC) – MINEPST RDC.
PARTIE 1 : Mécanique grammaticale et syntaxe – du parler au texte
PRÉLIMINAIRES
I. Mise en route : pourquoi la grammaire compte au quotidien
Dans les rues de Kinshasa, le marchand de Zando négocie les prix en ajustant subtilement le verbe « payer ». Cette petite scène montre que maîtriser le temps et l’accord évite les malentendus. Le tableau récapitulatif présenté ici rappelle les règles de base – genre, nombre, temps – comme un guide de poche que la classe pourra consulter à chaque rédaction. En s’appuyant sur ce repère, la classe se prépare à transformer le parler du marché en texte clair et sans ambiguïté.
Chapitre I. Les fondations de la phrase simple
I.1 Découverte d’un problème local : le ticket de bus perdu
Au terminus de la gare de Matadi, un usager réclame son ticket en décrivant l’incident. La classe analyse la phrase « Le ticket a été perdu » pour identifier le sujet, le verbe et le complément. Cette investigation montre que chaque élément porte une fonction précise, indispensable pour que le conducteur comprenne rapidement la réclamation. La maîtrise de la structure de base forge ainsi la capacité à rédiger des messages clairs lors de démarches administratives.
I.2 La notion à apprendre : sujet, verbe, complément (S‑V‑C)
Un tableau illustré, inspiré du tableau d’affichage du lycée de Lubumbashi, expose les trois piliers de la phrase. Chaque colonne associe un exemple tiré du quotidien (ex. : « Le vendeur vend du manioc ») à une couleur distincte. La classe manipule ces exemples en réarrangeant les mots sur des cartes magnétiques, révélant comment le sens change selon l’ordre. Cette activité rend tangible la règle, et la capacité à identifier S‑V‑C devient un outil de communication efficace dans tout contexte.
I.3 Exercice concret et solution : créer une annonce de vente
À partir d’une liste d’objets du garage de Matonge (roue, phare, batterie), la classe compose des annonces courtes en respectant la structure S‑V‑C. Chaque phrase est affichée sur le mur, puis comparée à une version désordonnée. Le contraste met en évidence la clarté gagnée grâce à la bonne construction. En finalisant les annonces, la classe acquiert la compétence d’articuler rapidement une offre commerciale compréhensible.
Chapitre II. Les accords essentiels au présent
II.1 Découverte d’un problème local : le tableau des prix du marché
Sur le tableau noir du marché de la Liberté, les prix des légumes changent chaque jour. La classe remarque que les accords entre le nom « tomates » (féminin pluriel) et l’adjectif « frais » sont souvent erronés, créant la confusion chez les acheteurs. Cette situation montre l’importance de l’accord en genre et en nombre pour garantir une information fiable.
II.2 La notion à apprendre : accord du sujet avec le verbe et de l’adjectif avec le nom
Un mini‑cahier, inspiré du cahier de notes du conducteur de taxi, présente des tableaux d’accords avec des illustrations de produits locaux (bananes, ignames, poisson). La classe travaille en binômes, découpant des phrases et les réassemblant correctement. L’exercice visuel renforce la règle que le verbe s’accorde avec le sujet et que l’adjectif suit le genre et le nombre du nom qu’il qualifie.
II.3 Exercice concret et solution : rédiger le tableau des prix quotidien
En utilisant les prix réels du marché, la classe rédige chaque ligne du tableau en respectant les accords étudiés : « Les tomates fraîches coûtent 300 FC », « Le poisson grillé est délicieux ». Le tableau final, affiché dans la classe, sert de référence quotidienne. Cette pratique assure que la classe peut communiquer des informations économiques sans ambiguïté, compétence indispensable pour la gestion d’un commerce local.
Chapitre III. Les temps du verbe : passé, présent, futur
III.1 Découverte d’un problème local : la planification d’une fête de quartier
Le comité du quartier de Gombe prépare une fête pour la fête de l’indépendance. Les membres utilisent des phrases comme « Nous préparons les repas » et « Nous préparerons les chants », mais la confusion entre présent et futur crée des malentendus sur les responsabilités. Cette observation montre que la maîtrise des temps évite les retards et les oublis.
III.2 La notion à apprendre : repérer et employer les temps simples (présent, imparfait, futur)
Un poster, inspiré du calendrier mural du centre communautaire, indique les repères temporels avec des icônes (soleil pour le présent, horloge pour l’imparfait, flèche pour le futur). La classe associe chaque verbe conjugué à son icône, puis crée des phrases décrivant les étapes de la fête (préparer, préparait, préparera). Cette visualisation rend les temps accessibles même sans dictionnaire.
III.3 Exercice concret et solution : chronologie de la fête
À l’aide d’une frise chronologique dessinée sur le sol de la classe, chaque événement (commande du poulet, installation du son, lancement du feu d’artifice) est placé sous le temps approprié. La classe écrit une courte description de chaque étape en respectant le temps requis. La frise finale, exposée au couloir, montre que la classe sait organiser un projet en temps réel, compétence clé pour la gestion d’évènements communautaires.
Chapitre IV. La subordination : relier idées et raisons
IV.1 Découverte d’un problème local : le rapport d’incident du poste de police
Le rapport d’un vol à la boutique de vêtements de Kinshasa manque de liens logiques : « Le voleur est entré. Il a pris des chemises. La police a été appelée. » Sans conjonctions, le texte reste fragmentaire, rendant l’enquête difficile. Cette lacune montre l’importance des propositions subordonnées pour expliquer causes et conséquences.
IV.2 La notion à apprendre : conjonctions de cause, de but, de condition
Un livret, inspiré du manuel de procédure du poste, recense les conjonctions les plus courantes (parce que, afin que, si) avec des exemples tirés de la vie quotidienne (« Parce que la route est boueuse, le bus arrive en retard »). La classe crée des cartes de conjonctions et les associe à des propositions simples, découvrant ainsi comment tisser un discours cohérent.
IV.3 Exercice concret et solution : rédiger le rapport complet
En réécrivant le rapport d’incident, la classe insère les conjonctions appropriées, transformant les phrases isolées en un texte fluide : « Le voleur est entré parce que la porte était ouverte, il a pris des chemises, et la police a été appelée immédiatement. » Le rapport final, validé par le responsable du poste, montre que la classe maîtrise la subordination, compétence indispensable pour produire des documents administratifs clairs.
ANNEXES
A. Lexique local des termes grammaticaux
Ce lexique recense, en français et en lingala, les notions essentielles (sujet, verbe, accord, temps, conjonction). Chaque entrée comprend une définition concise, un exemple tiré du quotidien congolais et une illustration visuelle. Utilisé lors des activités, il permet à la classe de consulter rapidement le vocabulaire nécessaire pour analyser et produire des phrases correctes.
B. Fiche de suivi de production écrite
La fiche, format A4 pliable, comporte une grille de contrôle : structure de la phrase, accords, temps, subordination. Après chaque rédaction, la classe coche les cases correspondantes, identifiant les points à renforcer. Ce dispositif favorise l’autonomie et la réflexion sur la qualité du texte, tout en offrant aux enseignants un aperçu instantané des acquis.
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