Recueil d'Items : Techniques Sociales – Quantitatif et Économie
Niveau : 6ème Année des Humanités (EXETAT) — Enseignement Général/Commun
Curriculum Officiel – Approche par Compétences (APC) – MINEPST RDC.
PRÉLIMINAIRES
I. Présentation du recueil d’items
Le recueil d’items « Techniques sociales – Quantitatif et Économie » constitue le fil rouge du programme de 6ᵉ. Il rassemble des situations tirées du quotidien congolais : marchés, garages, coopératives, réunions de quartier. Chaque item invite à mobiliser des notions de mesure, de calcul et d’interprétation des données afin de résoudre un problème concret. La progression suit l’approche par compétences : observation, modélisation, manipulation, validation. Le manuel propose des activités réalisables avec peu de matériel – papier, crayon, calculatrice simple – et ancrées dans les réalités locales.
PARTIE 1 : Techniques sociales – Quantitatif et Économie au quotidien
Chapitre I. Fondations de la mesure et de la valeur
I.1 Le marché de la Liberté : lire les prix
Dans l’effervescence du marché de la Liberté, la confusion entre le prix affiché en francs et le prix réellement payé crée des pertes. La notion de valeur monétaire et d’unité de mesure devient le prisme d’analyse. Un tableau de comparaison des étiquettes, des billets et des pièces est dressé, puis chaque article est évalué à l’aide d’un calcul mental rapide. La différence entre le coût affiché et le coût réel se révèle, montrant comment vérifier la justesse d’une transaction. Cette démarche forge ainsi la capacité à contrôler les dépenses quotidiennes.
I.2 Le carnet de bord du vendeur de manioc
Au bord du fleuve, le vendeur de manioc consigne chaque kilogramme vendu dans un petit carnet. La notion de quantité cumulative et de moyenne journalière guide la collecte des données. En additionnant les ventes de la semaine, puis en divisant par le nombre de jours, apparaît le chiffre moyen. La comparaison avec le stock initial indique s’il faut réapprovisionner ou ajuster le prix. La maîtrise de ce suivi assure une gestion plus fiable du commerce de proximité.
I.3 Le tableau de suivi des dépenses familiales
Dans la maisonnée de Kinshasa, les factures d’électricité, d’eau et de nourriture s’accumulent sans visibilité. La notion de tableau de bord budgétaire permet d’organiser ces dépenses par catégorie. Chaque poste est inscrit, puis totalisé mensuellement; la différence entre revenu et dépense donne le solde disponible. La mise à jour régulière du tableau révèle les postes où les économies sont possibles. Cette pratique développe la compétence de planifier les finances domestiques.
Chapitre II. Statistiques simples pour la communauté
II.1 L’atelier de réparation à Matonge : recenser les pannes
Dans l’atelier de Matonge, les pannes de moteurs sont fréquentes et mal documentées. La notion de fréquence et de pourcentage sert à compter les types de pannes sur un mois. Un tableau récapitulatif classe chaque panne, puis le nombre d’occurrences est divisé par le total des interventions. Le pourcentage de chaque type apparaît, guidant la priorisation des pièces à commander. Cette analyse rend la gestion de l’atelier plus prévisible et économique.
II.2 Le groupe de femmes de Kongo : recenser la production de légumes
Au bord du fleuve Congo, un groupe de femmes cultive des légumes en parcelles partagées. La notion d’échantillonnage simple permet de mesurer la production de chaque parcelle. En notant les kilogrammes récoltés sur cinq parcelles, puis en extrapolant à l’ensemble du groupe, l’estimation globale de la récolte se précise. La comparaison entre l’estimation et la récolte réelle ajuste les prévisions pour le prochain marché. Cette méthode renforce la capacité à planifier la commercialisation collective.
II.3 Le comité de santé de Kisangani : analyser les cas de paludisme
Dans le centre de santé, le registre des cas de paludisme montre des fluctuations saisonnières. La notion de moyenne mobile sur trois mois lisse les variations et indique la tendance réelle. En additionnant les cas des trois derniers mois et en divisant par trois, le chiffre moyen apparaît, facilitant la décision d’augmenter ou de réduire les stocks de médicaments. Cette approche statistique améliore la réactivité du système de santé local.
Chapitre III. Calcul des pourcentages et marges commerciales
III.1 La boutique Zando : appliquer les remises
Au comptoir de Zando, les promotions de 10 % à 30 % attirent les acheteurs. La notion de pourcentage de remise permet de calculer le prix final à partir du prix de liste. En multipliant le prix initial par (1 – taux de remise), le nouveau tarif s’affiche immédiatement. La comparaison entre le prix affiché et le prix calculé vérifie la conformité de la remise. Cette maîtrise évite les erreurs de facturation et assure la transparence commerciale.
III.2 Le garage de Matadi : calculer la marge sur les pièces
Dans le garage de Matadi, chaque pièce détachée possède un coût d’achat et un prix de vente. La notion de marge brute, exprimée en pourcentage, indique la rentabilité. En soustrayant le coût du prix de vente, puis en divisant le résultat par le prix de vente, la marge apparaît. Le tableau de suivi des marges montre les pièces les plus profitables et celles à réviser. Cette analyse optimise la politique tarifaire du garage.
III.3 Le petit producteur de maïs : estimer le rendement après perte
Après la saison des pluies, le producteur constate des pertes de grains dues aux insectes. La notion de pourcentage de perte permet de quantifier l’impact. En divisant la quantité perdue par la production totale, puis en multipliant par 100, le taux de perte se calcule. Le rendement net s’obtient en soustrayant ce pourcentage du rendement théorique. Cette estimation guide les décisions d’investissement dans des techniques de protection des récoltes.
Chapitre IV. Budgétisation et prise de décision collective
IV.1 La réunion du conseil de quartier : établir un budget d’eau
Lors de la réunion du conseil de quartier, la question du financement du puits communautaire se pose. La notion de budget prévisionnel regroupe les coûts d’excavation, de pompage et d’entretien. En listant chaque poste, puis en additionnant les montants, le budget total apparaît. La comparaison avec les contributions prévues des ménages montre le solde à couvrir. Cette planification collective assure la viabilité du projet d’accès à l’eau.
IV.2 Le projet de compost communautaire : planifier les coûts
Dans le quartier de Matete, le projet de compost vise à transformer les déchets organiques en engrais. La notion de coût unitaire des matériaux (bacs, outils) et de main‑d’œuvre permet d’établir un tableau de dépenses. En multipliant le nombre de bacs par le prix unitaire, puis en ajoutant les frais de transport, le coût total se précise. La répartition des dépenses entre les participants rend le projet financièrement équilibré. Cette démarche développe la capacité à organiser des initiatives écologiques viables.
IV.3 Le festival de danse de Kinshasa : gérer les recettes et dépenses
Le festival annuel mobilise artistes, stands de nourriture et sécurité. La notion de flux de trésorerie différencie les recettes (billetterie, sponsors) des dépenses (logistique, cachets). En consignant chaque entrée et sortie dans un registre, puis en calculant le solde, la rentabilité du festival se mesure. La visibilité du résultat permet d’ajuster le budget pour l’édition suivante. Cette compétence garantit une organisation d’événement culturel durable.
ANNEXES
A. Lexique local des termes économiques
Ce lexique réunit 120 entrées : franc congolais, kilogramme, marge, remise, budget, etc. Chaque terme est accompagné d’une définition concise en français et, le cas échéant, d’un équivalent en lingala ou swahili. L’outil sert de référence immédiate lors des activités de calcul ou de suivi, facilitant la compréhension et l’uniformité du vocabulaire utilisé dans les exercices pratiques.
B. Fiche de suivi de collecte de données
La fiche comporte trois colonnes : catégorie (ex. : panne, vente, maladie), nombre observé, commentaire. Un espace dédié aux totaux et aux pourcentages permet de synthétiser rapidement les informations recueillies. Conçue pour être remplie à la main avec un crayon, elle s’utilise dans les marchés, ateliers ou réunions communautaires, garantissant une collecte systématique et fiable des données essentielles.
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