Étudiant en sciences et technologie appliquant les principes de la comptabilité générale.

Comptabilité Générale

Analyse des flux financiers de l'entreprise.

Édition 2026 – Réforme LMD – Enseignement supérieur et universitaire en RDC.

  • Code Officiel : CPG1121
  • Domaine : Sciences et Technologie
  • Filière : SCIENCES INFORMATIQUES
  • Mention : TRONC COMMUN : GL, SI, IA
  • Année d’étude : LICENCE 1
  • Semestre : Semestre 2
Consulter les Modalités, Compétences et Débouchés

Cette unité d’enseignement, conçue comme un bloc d’enseignement unifié et non scindée en éléments constitutifs, représente un pilier fondamental valorisé à 3 crédits ECTS. Son architecture monolithique a été spécifiquement pensée pour garantir une immersion complète et cohérente dans l’univers des systèmes d’information financiers. L’objectif est de fournir une vision intégrée, où chaque concept s’appuie sur le précédent sans dispersion, assurant ainsi une maîtrise profonde et non fragmentée de la chaîne de valeur de l’information comptable à l’ère du numérique.

Au-delà de la simple technique, cette UE forge des compétences à haute valeur ajoutée, directement applicables en entreprise. Vous apprendrez à maîtriser les flux comptables technologiques, garantissant l’intégrité et la fiabilité des données financières dans des environnements complexes. Cette maîtrise vous permettra d’aller au-delà de la saisie pour transformer le bilan et le compte de résultat en outils de pilotage stratégique, soutenant ainsi une gouvernance financière éclairée. Enfin, la compétence ultime développée sera la modélisation pour ERP, vous positionnant comme l’architecte capable de traduire les principes comptables en logique logicielle robuste et automatisée.

Les débouchés professionnels de cette formation sont au cœur de la transformation numérique des entreprises. Les diplômés deviendront des profils hybrides très recherchés tels que Concepteur de systèmes d’information comptables, Analyste financier IT ou encore Paramétreur d’ERP. Sur le marché de l’emploi en RDC, ces experts sont des acteurs cruciaux : ils pilotent la modernisation des entreprises locales, assurent la transparence financière indispensable pour attirer les investissements et garantissent l’adoption d’outils de gestion performants, contribuant ainsi directement à la compétitivité et à la structuration de l’économie nationale.

SOMMAIRE NAVIGABLE

PRÉLIMINAIRES

I. Note à l’étudiant en sciences informatiques

La comptabilité est un système d’information. Avant d’être une contrainte légale, elle représente un ensemble de règles logiques, de structures de données et de processus transactionnels qui modélisent les flux de valeur d’une organisation. Pour le futur concepteur de systèmes d’information, la maîtriser revient à comprendre l’architecture sémantique du cœur de l’entreprise. Cette Unité d’Enseignement est conçue comme un pont. Elle vous arme pour traduire la norme comptable en algorithmes, en schémas de base de données et en interfaces utilisateur qui garantissent l’intégrité, la performance et la pertinence des systèmes financiers.

II. Objectifs Pédagogiques et Grille de Compétences

Cette UE vise trois compétences stratégiques. Premièrement, l’enregistrement et la consolidation des flux comptables liés à l’activité technologique, de l’achat d’une licence logicielle à la vente d’un service cloud. Deuxièmement, l’interprétation critique du bilan et du compte de résultat pour éclairer la gouvernance financière d’une ESN ou d’une startup tech. Troisièmement, la modélisation des règles comptables OHADA pour leur paramétrage et leur intégration au sein d’un Progiciel de Gestion Intégré (ERP), compétence clé pour les métiers de consultant fonctionnel et de paramétreur de systèmes d’information comptables.

III. Méthodologie : De la Règle Comptable à l’Algorithme

L’approche pédagogique est résolument appliquée. Chaque concept théorique est immédiatement déconstruit pour en extraire la logique algorithmique sous-jacente. Le cours utilise des études de cas concrètes d’entreprises technologiques opérant en RDC, forçant l’étudiant à confronter la norme (le Plan Comptable Général Congolais) à la réalité opérationnelle (transactions en dollars, gestion de la TVA, paie). L’évaluation finale portera sur la capacité à produire un cahier des charges fonctionnel pour un module comptable, prouvant la maîtrise de la traduction d’une exigence métier en une spécification technique précise.

PARTIE 1 : FONDAMENTAUX, STRUCTURES ET CYCLES COMPTABLES

Chapitre I. La Comptabilité comme Système d’Information

La comptabilité, formalisée par Luca Pacioli en 1494, est le langage universel des affaires, dont la grammaire (la partie double) et le lexique (le plan comptable) sont les fondations de tout Progiciel de Gestion Intégré (PGI). Ce chapitre modélise ces règles pour le contexte du droit des affaires OHADA, qui régit l’économie formelle en RDC. L’approche est systémique et non purement légale. L’étudiant en informatique forgera ici la compétence de traduire une norme comptable en un cahier des charges technique, apte à structurer une base de données financière fiable.

I.1 L’équation comptable fondamentale et le bilan

Pierre angulaire de toute logique comptable, l’équation Actif = Passif + Capitaux Propres est l’invariant qui garantit la cohérence de tout système d’information financier. Ce sous-chapitre la dissèque comme une règle de validation de base de données. Nous analysons comment chaque transaction doit préserver cet équilibre, à l’image d’une transaction ACID (Atomicité, Cohérence, Isolation, Durabilité). L’étudiant apprendra à concevoir les tests unitaires et les contraintes d’intégrité nécessaires pour garantir la robustesse d’un grand livre comptable informatisé.

I.2 Le principe de la partie double

Sous l’angle de l’ingénierie logicielle, la comptabilité en partie double est un mécanisme de contrôle transactionnel parfait. Chaque opération génère au minimum deux écritures (un débit, un crédit) dont la somme doit être nulle, empêchant ainsi la création ou la destruction de valeur ex nihilo. Ce module analyse ce principe comme un algorithme de journalisation. L’apprenant sera capable de modéliser le schéma d’une table de journal d’écritures comptables et de développer la logique de validation qui assure que chaque transaction est équilibrée avant sa validation en base de données.

I.3 Le Plan Comptable Général Congolais (PCGC)

Instrument de normalisation nationale, le Plan Comptable Général Congolais (PCGC) est une taxonomie hiérarchique qui classifie l’ensemble des opérations d’une entreprise. C’est le schéma directeur de la donnée financière en RDC. Ce segment étudie sa structure de classes et de comptes comme un arbre de données, essentiel pour le reporting fiscal et l’analyse de gestion. L’ingénieur forgera la compétence de paramétrer le plan de comptes d’un ERP pour une entreprise congolaise, en assurant la correspondance entre les opérations métier et la codification légale.

I.4 Les sources du droit comptable (OHADA)

Face aux impératifs de l’intégration économique régionale, l’Acte Uniforme de l’OHADA relatif au Droit Comptable et à l’Information Financière (AUDCIF) s’impose comme le framework réglementaire supranational. Il définit les principes, les modèles d’états financiers et les règles d’évaluation. Ce sous-chapitre l’aborde comme le document de spécification des exigences pour tout logiciel comptable destiné au marché de 17 pays africains. L’étudiant apprendra à auditer la conformité d’un système d’information aux exigences de l’OHADA, une compétence cruciale pour le déploiement de solutions logicielles panafricaines.

Chapitre II. Traitement des Opérations Courantes

La critique technique des systèmes manuels de saisie révèle leur lenteur et leur propension à l’erreur, justifiant l’automatisation des cycles comptables. Ce chapitre se concentre sur la modélisation des flux transactionnels récurrents : achats, ventes, trésorerie et paie. L’objectif est de transformer chaque processus métier en un workflow informatisé, traçable et auditable. En se basant sur des cas d’entreprises de services numériques à Kinshasa, l’étudiant développera une expertise dans la conception de modules transactionnels pour ERP, directement alignés sur les réalités économiques locales.

II.1 Le cycle Achats-Fournisseurs

Une connaissance approfondie des dynamiques du cycle d’achat est vitale pour maîtriser les coûts. Ce processus, de la demande d’achat à la comptabilisation de la facture et au paiement du fournisseur, est ici modélisé comme une suite d’états et de validations. Nous intégrons les spécificités locales, comme la gestion des importations et le calcul des droits de douane. L’étudiant sera capable de concevoir l’architecture fonctionnelle d’un module “Procure-to-Pay”, en automatisant les contrôles de rapprochement entre bon de commande, bon de livraison et facture.

II.2 Le cycle Ventes-Clients

Au cœur de la génération de revenus, le cycle ventes-clients modélise le flux allant du devis à l’encaissement. Ce sous-chapitre se focalise sur sa traduction en un système “Quote-to-Cash” robuste. Une attention particulière est portée à la gestion de la TVA collectée et à la comptabilisation des créances dans un contexte où les délais de paiement peuvent être volatils. L’apprenant forgera la compétence de paramétrer les règles de facturation et de suivi des encaissements pour une PME technologique congolaise, en intégrant des passerelles de paiement mobile (M-Pesa, Orange Money).

II.3 La gestion de la trésorerie

La gestion des flux de trésorerie, sous la pression de la multi-devise (CDF, USD) en RDC, exige une précision et une réactivité extrêmes. Ce segment traite de l’automatisation des opérations de trésorerie : rapprochement bancaire, suivi des placements, gestion des chèques et des virements. L’analyse se porte sur les algorithmes de matching automatique entre les relevés bancaires et les écritures comptables. L’étudiant apprendra à concevoir un tableau de bord de trésorerie en temps réel, capable de consolider les soldes de multiples comptes bancaires et caisses.

II.4 Le traitement de la paie

D’une complexité algorithmique certaine, le calcul de la paie combine des règles fixes et des variables individuelles. Ce module décompose le processus de paie congolais : calcul du salaire brut, déduction des cotisations sociales (INSS), calcul de l’impôt professionnel sur les rémunérations (IPR) et virement du salaire net. L’objectif est de modéliser cette logique pour un système d’information de gestion des ressources humaines (SIRH). L’étudiant sera en mesure de spécifier les règles de calcul pour automatiser la production des bulletins de paie et des déclarations sociales.

Chapitre III. Les Travaux d’Inventaire et de Clôture

La loi de 2018 sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme a renforcé l’exigence de traçabilité des opérations de clôture annuelle. Ces travaux d’inventaire ne sont plus une simple formalité, mais un processus critique de validation et d’ajustement des données financières de l’entreprise. Ce chapitre aborde ces opérations sous l’angle de la fiabilisation des données avant la production des rapports finaux. L’étudiant y forgera une compétence d’auditeur IT : vérifier la justesse des algorithmes d’amortissement, de provision et de valorisation des stocks.

III.1 Les amortissements des immobilisations

Sous l’angle de la précision actuarielle, l’amortissement est l’algorithme qui répartit le coût d’un actif (serveur, véhicule, logiciel) sur sa durée d’utilité. Ce sous-chapitre compare les méthodes linéaire, dégressive et variable, en analysant leur impact sur le résultat et le bilan. Nous modélisons le calcul des annuités et la génération automatique des écritures de dotation aux amortissements. L’étudiant apprendra à paramétrer le module de gestion des immobilisations d’un ERP, en appliquant les durées d’usage admises par l’administration fiscale congolaise.

III.2 Les provisions pour risques et charges

Face aux incertitudes de l’environnement économique, la constitution de provisions permet d’anticiper des passifs futurs probables. Ce segment analyse les provisions pour dépréciation de créances clients, pour litiges ou pour garanties données, comme une technique de modélisation du risque financier. L’étude se concentre sur les critères de déclenchement et les méthodes d’estimation de ces charges futures. L’apprenant sera capable de concevoir la logique d’un système d’aide à la décision pour l’évaluation et la comptabilisation des provisions, en conformité avec le principe de prudence de l’OHADA.

III.3 La valorisation des stocks

Une gestion rigoureuse des stocks est un facteur de compétitivité majeur pour les entreprises de distribution à Kinshasa ou Lubumbashi. Ce sous-chapitre décortique les méthodes de valorisation (Coût Unitaire Moyen Pondéré, FIFO) comme des algorithmes de gestion de file de données ayant un impact direct sur le coût des marchandises vendues et la marge brute. Nous analysons leur implémentation dans un système de gestion d’entrepôt (WMS). L’étudiant forgera la compétence d’auditer la méthode de valorisation d’un stock et de mesurer ses implications fiscales et financières.

III.4 La régularisation des comptes de charges et de produits

Le principe d’indépendance des exercices fiscaux, pilier de l’AUDCIF, impose de rattacher chaque charge et chaque produit à l’exercice qui le concerne. Ce module traite des techniques de régularisation : charges à payer, produits à recevoir, charges constatées d’avance. Il s’agit d’un processus de “nettoyage” et d’ajustement des données avant la clôture. L’étudiant apprendra à automatiser la détection et le calcul de ces écritures de “cut-off”, garantissant que les états financiers reflètent une image fidèle de la performance de l’entreprise sur une période donnée.

PARTIE 2 : DU CYCLE OPÉRATIONNEL À L’ANALYSE FINANCIÈRE

Chapitre V. Traitement des Opérations Courantes

La saisie manuelle des opérations courantes, pilier de la comptabilité classique, est un goulot d’étranglement pour les PME congolaises. Face à la vélocité des transactions commerciales à Kinshasa, ce modèle génère des latences et des erreurs inacceptables. Ce chapitre déconstruit la logique des flux d’achat, de vente et de gestion des stocks pour la traduire en algorithmes. L’objectif est de modéliser ces processus pour une intégration logicielle. L’étudiant forgera la compétence de paramétrer un module de gestion commerciale (ERP), garantissant la traçabilité et l’intégrité des données transactionnelles.

V.1 Comptabilisation des achats et des dettes fournisseurs

Une maîtrise des flux d’achats est la condition sine qua non de la survie d’une entreprise. Ce sous-chapitre analyse le cycle complet, de la commande à la réception de la facture, en se focalisant sur la correcte imputation des charges et de la TVA déductible. L’apprenant apprendra à modéliser la relation fournisseur dans une base de données, en gérant les échéanciers de paiement pour optimiser la trésorerie.

V.2 Comptabilisation des ventes et des créances clients

Face à la diversité des canaux de vente en RDC, du magasin physique au paiement mobile, la gestion des créances est un enjeu stratégique. Cette section détaille l’enregistrement des produits d’exploitation, la gestion de la TVA collectée et le suivi rigoureux des comptes clients. L’étudiant sera capable de concevoir un système de facturation automatisé qui intègre les mécanismes de relance et provisionne les créances douteuses.

V.3 Gestion comptable des stocks

D’inspiration logistique, la méthode de l’inventaire permanent s’impose pour un suivi en temps réel de la valeur des marchandises. Ce module oppose l’inventaire permanent à l’inventaire intermittent, en étudiant les méthodes de valorisation (CUMP, FIFO) et leur impact sur le résultat. L’objectif est de permettre à l’étudiant d’implémenter ces algorithmes de valorisation dans un système d’information pour fiabiliser le calcul du coût des marchandises vendues.

V.4 Suivi des opérations de trésorerie

Sous l’angle de la liquidité, la trésorerie est le sang de l’entreprise. Ce segment se concentre sur l’enregistrement des flux financiers (encaissements, décaissements) et la technique du rapprochement bancaire comme outil de contrôle fondamental. L’étudiant apprendra à automatiser ce processus de rapprochement, une compétence clé pour concevoir des tableaux de bord de trésorerie fiables et prévisionnels.

Chapitre VI. Comptabilisation de la Paie et des Obligations Fiscales

L’acte uniforme OHADA relatif au droit comptable n’est pas une simple recommandation ; il constitue une obligation légale structurante pour toute entreprise en RDC. Ce chapitre dissèque les deux volets les plus sensibles de cette conformité : la paie et la fiscalité. Une erreur dans le calcul des cotisations INSS ou de la TVA peut entraîner des redressements dévastateurs. L’analyse se concentre sur la traduction de ces règles complexes en logique programmable. L’étudiant développera une expertise pour paramétrer ou auditer un module de paie et de fiscalité.

VI.1 Établissement et comptabilisation de la paie

La dynamique des rémunérations impose une rigueur absolue dans le calcul des salaires. Cette section décompose la structure du bulletin de paie, du salaire brut au salaire net, en détaillant le calcul des retenues légales comme l’IPR (Impôt Professionnel sur les Rémunérations). L’étudiant apprendra à modéliser ces règles de calcul pour développer un moteur de paie capable de générer automatiquement les écritures comptables correspondantes.

VI.2 Gestion des charges sociales et patronales

Face à la complexité des déclarations sociales, l’automatisation est une nécessité. Ce sous-chapitre se focalise sur le calcul et la comptabilisation des cotisations dues à l’INSS (Institut National de Sécurité Sociale) et à l’ONEM (Office National de l’Emploi). L’apprenant sera capable de paramétrer un logiciel pour générer les déclarations périodiques et assurer la conformité de l’entreprise avec la législation sociale congolaise.

VI.3 Mécanisme et comptabilisation de la TVA

Concept central de la fiscalité indirecte, la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) exige une gestion méticuleuse. Cette partie explique la distinction fondamentale entre TVA collectée sur les ventes et TVA déductible sur les achats, ainsi que le mécanisme de déclaration et de paiement. L’étudiant saura concevoir un système qui calcule automatiquement le crédit ou le débit de TVA et prépare la déclaration fiscale mensuelle.

VI.4 Comptabilisation des autres impôts et taxes

Sous l’angle de la conformité globale, la TVA n’est qu’une partie de l’équation fiscale. Ce segment aborde l’enregistrement comptable d’autres impôts directs et indirects pertinents en RDC, tels que l’impôt sur les bénéfices et les taxes locales. L’objectif est de doter l’étudiant de la capacité à intégrer un calendrier fiscal complet dans un système d’information, prévenant ainsi les risques de pénalités pour retard.

Chapitre VII. Travaux de Fin d’Exercice et États Financiers

La comptabilité en partie double, formalisée par Luca Pacioli en 1494, trouve son aboutissement ultime dans la production des états de synthèse. Ce chapitre aborde cette phase critique des travaux de fin d’exercice. Il ne s’agit plus d’enregistrer, mais de synthétiser et de corriger la valeur du patrimoine de l’entreprise via les amortissements et les provisions. L’enjeu est de transformer des millions de lignes de transactions en un Bilan et un Compte de Résultat fiables. L’étudiant concevra l’architecture d’un moteur de reporting financier automatisé.

VII.1 Écritures d’ajustement et de régularisation

Le principe fondamental de rattachement des charges aux produits impose des corrections avant la clôture des comptes. Ce sous-chapitre couvre les écritures de régularisation essentielles, comme les charges à payer, les produits à recevoir ou les charges constatées d’avance. L’étudiant apprendra à identifier ces situations et à programmer les écritures d’ajustement pour présenter une image fidèle de la performance de l’exercice.

VII.2 Comptabilisation des amortissements et dépréciations

Face à l’obsolescence rapide des actifs technologiques, la constatation de leur perte de valeur est une obligation. Cette section détaille les méthodes de calcul des amortissements (linéaire, dégressif) et leur traduction en écritures comptables, conformément au plan d’amortissement. L’apprenant sera en mesure de développer une fonctionnalité de gestion des immobilisations qui automatise le calcul et la comptabilisation des dotations annuelles.

VII.3 Élaboration du Bilan comptable

Sous l’angle patrimonial, le Bilan est la photographie de la santé financière de l’entreprise à un instant T. Ce module explique comment agréger les soldes de tous les comptes de classe 1 à 5 pour construire l’Actif et le Passif, en respectant la structure imposée par le SYSCOHADA. L’étudiant saura écrire les requêtes et la logique applicative pour générer automatiquement un Bilan à partir d’une balance générale des comptes.

VII.4 Construction du Compte de Résultat

Une vision dynamique de la performance est offerte par le Compte de Résultat, qui résume l’enrichissement ou l’appauvrissement de l’entreprise sur une période. Cette section se concentre sur l’agencement des comptes de charges (classe 6) et de produits (classe 7) pour déterminer les différents soldes intermédiaires de gestion et le résultat net. L’étudiant sera apte à concevoir un rapporteur qui structure et présente ces données pour l’analyse managériale.

ANNEXES

A. Plan Comptable Général Congolais (PCGC) Structuré pour l’Intégration SI

Le Plan Comptable Général Congolais, dans sa forme brute, constitue un obstacle à l’automatisation. Cette annexe le déconstruit et le restructure comme un modèle de données relationnel, prêt à être implémenté dans une base de données SQL ou un ERP. En analysant la hiérarchie des classes de comptes et les schémas de codification, l’étudiant apprend à traduire la norme comptable en spécifications techniques fonctionnelles. Il forgera la compétence de paramétrer le cœur d’un système d’information comptable pour garantir sa conformité légale en RDC.

B. Étude de Cas Intégrale : Cycle Comptable d’une Startup Tech à Kinshasa

Une startup de services numériques à Kinshasa vient de lever 50 000 USD. Cette étude de cas retrace son premier exercice comptable, de l’enregistrement des apports en capital à la clôture des comptes, en passant par l’achat de serveurs et la facturation des premiers clients. L’analyse détaillée des écritures, du grand livre et de la balance fournit une feuille de route pragmatique. L’apprenant acquerra la capacité de modéliser et d’auditer le cycle de vie financier complet d’une PME technologique opérant dans l’écosystème congolais.

C. Glossaire Bilingue des Termes Comptables pour l’IT (Français-Anglais)

Face à la globalisation des logiciels de gestion, la maîtrise du lexique comptable bilingue est une nécessité non négociable pour l’ingénieur informaticien. Ce glossaire technique va au-delà de la simple traduction, en contextualisant chaque terme (ex: “Amortissement” vs. “Depreciation”, “Provision” vs. “Accrual”) dans le cadre du paramétrage d’un ERP comme SAP ou Odoo. L’étudiant sera capable de participer et de piloter des réunions de spécification fonctionnelle internationales, assurant une communication précise entre les directeurs financiers et les équipes techniques.

D. Guide Pratique de la Conformité OHADA pour la Dématérialisation Comptable

L’Acte Uniforme OHADA relatif au droit comptable et à l’information financière (AUDCIF) régit la tenue des comptes en RDC. Cette annexe en extrait les articles cruciaux concernant la force probante des écritures électroniques, l’archivage numérique et la signature des états financiers dématérialisés. En analysant les exigences techniques de sécurité, d’intégrité et de traçabilité, elle offre un guide de conformité strict. L’ingénieur développera l’expertise pour concevoir des systèmes d’information qui sont non seulement fonctionnels mais juridiquement inattaquables sur le territoire de l’OHADA.

Dialectique de la Représentation Fidèle : Tensions et Paradoxes en Comptabilité Financière Avancée
Comment le principe de prudence, pilier historique, est-il paradoxalement menacé par la quête de pertinence des normes IFRS via la juste valeur ?
Le principe de prudence se heurte à la logique de la juste valeur prônée par les IFRS. Richard Mattessich, dans ses analyses sur les fondements axiomatiques de la comptabilité, a souligné la tension inhérente entre les postulats. Cette quête de pertinence via la juste valeur introduit une volatilité et une subjectivité qui contredisent la prudence originelle. Ce paradoxe est tangible dans le secteur bancaire où l’évaluation d’instruments financiers complexes impacte directement les fonds propres réglementaires et la stabilité perçue des institutions financières mondiales.

📚 Source :Travaux de Richard Mattessich sur Fondements axiomatiques de la comptabilité via Cairn.info

En quoi l’écart d’acquisition (goodwill) constitue-t-il une construction comptable subjective, défiant une représentation fidèle de la valeur économique réelle de l’entreprise ?
L’écart d’acquisition incarne une fiction comptable nécessaire mais problématique. Yuji Ijiri a critiqué l’arbitraire de certaines mesures, et le goodwill en est l’exemple parfait, étant le résidu non identifiable d’une transaction. Le paradoxe réside dans son test de dépréciation annuel, un exercice subjectif et souvent procyclique. L’industrie technologique a démontré sa volatilité lors de dépréciations massives post-acquisition, révélant la fragilité de cette “valeur” et l’impact direct sur la confiance des investisseurs et les stratégies d’entreprise.

📚 Source :Travaux de Yuji Ijiri sur Goodwill impairment via Google Scholar

Comment la théorie comptable positive explique-t-elle la normalisation comme un processus de négociation politique plutôt qu’une quête technique d’une vérité économique ?
La normalisation comptable est un champ de bataille politique, non une quête technique neutre. La Théorie Comptable Positive de Watts et Zimmerman postule que les choix comptables visent à minimiser les coûts politiques et d’agence. Le processus de création des normes IFRS illustre cette lutte d’influence, où le lobbying intense des entreprises façonne le résultat. L’introduction de la norme IFRS 16 sur les contrats de location en est une application directe, forçant l’inscription de milliards de dettes au bilan.

📚 Source :Travaux de Watts and Zimmerman sur Positive Accounting Theory via JSTOR


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