Membre d'une communauté locale en RDC partageant des savoirs traditionnels sur les plantes.

UE libre (un cours au choix)

Enrichissement du parcours académique par l'acquisition de connaissances transversales diversifiées.

Édition 2026 – Réforme LMD – Enseignement supérieur et universitaire en RDC.

  • Code Officiel : UEL1351
  • Domaine : Sciences de l'Homme et de la Société
  • Filière : Criminologie
  • Mention : Criminologie Économique et Environnementale
  • Année d’étude : LICENCE 3
  • Semestre : Semestre 5
Consulter les Modalités, Compétences et Débouchés

Cette Unité d’Enseignement, valorisée à hauteur de 3 crédits ECTS, est intégralement structurée autour d’un unique Élément Constitutif : Ethnoécologie et environnement. Cette architecture monobloc assure une immersion complète et ciblée dans la discipline, concentrant l’ensemble du volume horaire, dont la répartition est définie par le référentiel du diplôme de rattachement, au service d’une approche pédagogique dense et cohérente.

Bien que le diplôme final ne soit pas spécifié, sa pertinence est intrinsèquement liée à la validation de compétences spécialisées à l’interface des sciences humaines et des sciences de la nature. Le parchemin obtenu attestera d’une expertise rare et précieuse, capable de réconcilier les impératifs écologiques globaux avec les réalités socioculturelles locales, ouvrant la voie à une gestion durable véritablement inclusive.

L’objectif est de former des praticiens capables d’aller au-delà de l’analyse descriptive des relations entre les sociétés et leurs milieux. Les diplômés maîtriseront l’art d’intégrer les savoirs endogènes comme des sources de données et de solutions valides au sein des stratégies de conservation. Cette compétence fondamentale leur permettra de concevoir et de proposer des plans de gestion environnementale qui, étant des solutions culturellement adaptées, garantissent une meilleure adhésion des communautés et une pérennité accrue des actions menées sur le terrain.

Les débouchés professionnels visés sont d’une importance stratégique, notamment dans le contexte de la République Démocratique du Congo. Le Conseiller en développement communautaire durable œuvre à l’harmonie entre projets et populations. Le Chargé de projet en ethnoécologie pilote des initiatives valorisant les savoirs locaux pour la préservation de la biodiversité unique du bassin du Congo. Enfin, le Médiateur environnemental joue un rôle crucial de pacification en prévenant et résolvant les conflits d’usage des ressources, un enjeu majeur pour la stabilité sociale et écologique du pays.

PRÉLIMINAIRES

I. Note à l’étudiant et méthodologie du cours

Ce manuel constitue une immersion dans l’ethnoécologie, conçue comme une science-action au service du développement durable en République Démocratique du Congo. L’approche pédagogique articule les fondements théoriques de la discipline avec des études de cas concrets, tirés des réalités socio-écologiques congolaises. L’objectif n’est pas la mémorisation passive, mais l’acquisition d’une grille d’analyse critique et d’outils méthodologiques pour intervenir en tant que médiateur et expert à l’interface des savoirs locaux et des logiques de développement modernes.

II. Compétences visées et débouchés professionnels

La maîtrise de cette UE confère une triple compétence : diagnostiquer les interactions complexes entre sociétés et écosystèmes, intégrer les savoirs endogènes dans des projets de gestion des ressources, et proposer des mécanismes de justice environnementale. Ces aptitudes ouvrent des carrières de haute technicité en tant que conseiller en développement communautaire pour les ONG, chargé de projet en ethnoécologie au sein de bureaux d’études d’impact, ou médiateur environnemental dans les zones de conflit entre industries extractives et communautés locales.

III. Glossaire des concepts fondamentaux

Une compréhension rigoureuse des termes est le prérequis à toute analyse pertinente. Ce glossaire définit et contextualise les notions cardinales du cours : Savoirs Écologiques Traditionnels (SET), Peuples Autochtones et Communautés Locales (PACL), taxonomie populaire, terroir, biopiraterie, consentement préalable, libre et éclairé (CPLE), justice environnementale, et services écosystémiques culturels. Chaque définition est ancrée dans le cadre juridique et sociologique congolais pour en garantir l’opérationnalité immédiate sur le terrain.

PARTIE 1 : FONDEMENTS ET ENJEUX DE L’ETHNOÉCOLOGIE EN CONTEXTE CONGOLAIS

Chapitre I. Introduction à l’Ethnoécologie : Paradigmes et Définitions

I.1 Genèse et courants de l’ethnoécologie

Discipline à l’intersection de l’anthropologie culturelle et de l’écologie scientifique, l’ethnoécologie étudie la perception et la gestion des écosystèmes par les sociétés humaines. Ce sous-chapitre retrace son évolution, des premières descriptions ethnographiques aux approches contemporaines critiques. Il s’agit de positionner la discipline comme un outil de décolonisation du savoir, essentiel pour reconnaître et valoriser la pluralité des visions du monde, particulièrement pertinente dans le contexte multiculturel de la RDC.

I.2 Distinction conceptuelle : savoirs endogènes, locaux et traditionnels

Opérer une distinction rigoureuse entre ces termes est un impératif méthodologique et juridique. Ce point clarifie les nuances : le savoir traditionnel se transmet entre générations, le savoir local est propre à un lieu, et le savoir endogène émane du système de pensée d’une communauté. Maîtriser cette typologie est crucial pour l’élaboration de cadres de protection de la propriété intellectuelle collective des communautés congolaises face aux risques de spoliation et de biopiraterie.

I.3 L’approche systémique en ethnoécologie : le triptyque Société-Culture-Nature

Au cœur de la démarche ethnoécologique se trouve l’analyse des interactions dynamiques entre le système social, le système culturel (cosmologie, valeurs) et le système naturel (écosystème). Nous modélisons ici ce triptyque pour décrypter, par exemple, comment les mythes et tabous des communautés riveraines du fleuve Congo influencent directement les pratiques de pêche et la conservation des espèces. Cette grille de lecture permet d’anticiper les impacts sociaux de tout projet d’aménagement environnemental.

I.4 De la connaissance à la pratique : la taxonomie populaire et ses applications

Face à l’immense biodiversité du bassin du Congo, les taxonomies populaires (classifications vernaculaires des plantes, animaux, sols) représentent une source de connaissance inestimable. Cette section démontre comment l’analyse de ces systèmes de classification permet d’identifier de nouvelles espèces, de repérer des plantes à potentiel médicinal ou de comprendre les indicateurs écologiques locaux du changement climatique. C’est un outil de diagnostic rapide et culturellement adapté pour les inventaires de biodiversité.

Chapitre II. Les Savoirs Écologiques Traditionnels (SET) en RDC : Cartographie et Valorisation

II.1 Cartographie des Peuples Autochtones et Communautés Locales (PACL) et de leurs savoirs

Une connaissance géographique précise des terroirs est le fondement de toute intervention. Ce segment se concentre sur les méthodes de cartographie participative pour localiser les PACL en RDC et documenter la distribution spatiale de leurs savoirs spécifiques (zones de chasse, forêts sacrées, sites de cueillette). L’objectif est de produire des cartes qui servent d’outils juridiques pour la reconnaissance des droits fonciers coutumiers et la sécurisation des territoires des communautés face aux pressions externes.

II.2 Analyse des systèmes de gestion des ressources : cas des forêts communautaires

Sous l’angle de la gouvernance locale, les règles coutumières de gestion des ressources (périodes de jachère, quotas de prélèvement, zones protégées) constituent des modèles de durabilité. Nous analysons ici l’efficacité de ces systèmes, notamment dans le cadre des concessions de forêts des communautés locales (CFCL) en RDC. L’étudiant apprendra à évaluer leur résilience et à identifier les leviers pour renforcer leur intégration dans le cadre légal national, en prévenant leur déstructuration par l’économie de marché.

II.3 Pharmacopée traditionnelle et enjeux de la biopiraterie

Hautement valorisée pour son potentiel, la pharmacopée congolaise est un champ de savoirs stratégique mais vulnérable. Ce sous-chapitre analyse la chaîne de valeur des plantes médicinales, depuis le tradipraticien jusqu’aux laboratoires. Il dote l’étudiant des outils pour identifier les actes de biopiraterie – l’appropriation illégitime de ressources génétiques et des savoirs associés – et pour esquisser des mécanismes de partage juste et équitable des avantages, conformément au Protocole de Nagoya.

II.4 L’ethno-agronomie : résilience des systèmes agricoles traditionnels

Face aux perturbations climatiques affectant les cycles agricoles, les pratiques agronomiques traditionnelles de la RDC offrent des leçons de résilience. Ce point examine la pertinence de la polyculture-élevage, de la sélection semencière paysanne et des techniques d’agroforesterie (système Mambwe du Kivu). L’analyse vise à démontrer comment l’hybridation de ces savoirs avec l’agronomie moderne peut sécuriser la production alimentaire locale tout en préservant l’agrobiodiversité.

Chapitre III. Conflits Socio-Environnementaux et Justice Écologique

III.1 Ruptures et conflits : l’impact des industries extractives sur les terroirs traditionnels

L’irruption des logiques extractivistes, notamment dans le Katanga minier ou les zones d’exploitation forestière, provoque une rupture brutale des équilibres ethnoécologiques. Cette section analyse la nature des conflits qui en découlent : pollution des eaux et des sols, déforestation, accaparement des terres et perte des moyens de subsistance traditionnels. L’étudiant apprendra à réaliser un diagnostic de conflit environnemental en identifiant les acteurs, les enjeux de pouvoir et les préjudices subis par les communautés.

III.2 La criminalisation des pratiques traditionnelles : quand la conservation exclut

Paradoxalement, certaines politiques de conservation “forteresse”, en créant des aires protégées (parcs nationaux, réserves), peuvent criminaliser les pratiques de subsistance des communautés locales (chasse, cueillette, ramassage). Ce sous-chapitre analyse ce processus de “verdissement de la criminalité”, où les gardes-parcs entrent en conflit avec les populations. L’enjeu est de critiquer ce modèle et de promouvoir une conservation inclusive qui reconnaît les droits et le rôle des communautés dans la protection de la biodiversité.

III.3 Mécanismes de justice environnementale et réparation pour les communautés affectées

Pour répondre aux préjudices subis, divers mécanismes de justice peuvent être mobilisés. Cette section explore les voies de recours juridiques (plaintes pour pollution), les processus de négociation des cahiers des charges avec les entreprises, et les tribunaux communautaires (Gacaca environnementale). L’objectif est de former l’étudiant à conseiller les communautés sur la stratégie la plus adaptée pour obtenir réparation, restauration des écosystèmes et garanties de non-répétition des dommages.

III.4 Le rôle de l’expert en ethnoécologie : médiation et plaidoyer

En tant qu’interface entre les savoirs locaux, les acteurs économiques et les instances étatiques, l’ethnoécologue joue un rôle crucial de médiateur. Ce point final de la première partie synthétise les compétences requises pour cette fonction : mener une enquête de terrain éthique, traduire les revendications communautaires en langage technique et juridique, faciliter le dialogue et construire des consensus. Il s’agit de positionner le futur diplômé comme un acteur clé de la résolution pacifique des conflits socio-environnementaux en RDC.

PARTIE 2 : ANALYSE DES SYSTÈMES SOCIO-ÉCOLOGIQUES ET GESTION DES CONFLITS

Chapitre IV. Méthodologies d’Enquête et de Cartographie Ethnoécologique

IV.1 Observation participante et immersion culturelle

Ancrée dans la tradition ethnographique, l’observation participante constitue la pierre angulaire de la collecte de données ethnoécologiques. Cette section détaille le protocole d’immersion au sein des communautés locales en RDC, de l’établissement du contact à la négociation de l’accès. L’objectif est de saisir les pratiques, les rituels et les interactions quotidiennes avec l’environnement, non comme un observateur externe, mais en comprenant leur logique interne. La maîtrise de cette méthode est cruciale pour éviter les biais d’interprétation et garantir l’authenticité des savoirs collectés.

IV.2 Techniques d’entretiens semi-directifs et récits de vie

Face à la complexité des savoirs traditionnels, souvent non-écrits, les entretiens semi-directifs permettent de guider la conversation tout en laissant émerger les catégories de pensée autochtones. Ce sous-chapitre fournit les outils pour construire des guides d’entretien pertinents, interroger les détenteurs de savoirs (anciens, guérisseurs, chefs coutumiers) et collecter des récits de vie. L’analyse de ces narrations offre une vision diachronique des changements environnementaux et de l’adaptation des sociétés, essentielle pour tout projet de développement durable en RDC.

IV.3 Cartographie participative des terroirs et des ressources

Sous l’angle de la co-construction du savoir, la cartographie participative transforme les communautés locales en acteurs de la recherche. Il s’agit de produire avec elles des cartes détaillées de leurs terroirs, identifiant les zones de culture, de chasse, de cueillette, les lieux sacrés et les zones de conflit. Cette démarche visuelle et concrète est un puissant outil de diagnostic territorial, de revendication foncière et de planification de la gestion des ressources, particulièrement dans les zones de tensions entre usages coutumiers et concessions industrielles.

IV.4 Analyse et codification des savoirs endogènes

Une connaissance approfondie des dynamiques de la taxonomie populaire est indispensable pour structurer les données collectées. Ce point technique expose les méthodes de codification et d’analyse qualitative (logiciels de type NVivo) pour systématiser les savoirs locaux sur la faune, la flore, les sols ou le climat. L’enjeu est de traduire ce corpus de connaissances en une base de données exploitable, permettant de comparer les savoirs entre différentes communautés et de les intégrer dans des modèles scientifiques de gestion environnementale.

Chapitre V. Criminologie des Conflits Environnementaux en RDC

V.1 Tensions foncières : Droit coutumier versus Droit positif

Au cœur des tensions socio-économiques en RDC, la superposition du droit foncier moderne (Loi Bakajika et ses successeurs) et des régimes de propriété coutumiers génère des conflits endémiques. Ce sous-chapitre analyse les racines de cette dualité juridique et ses conséquences criminogènes : accaparement des terres, expulsions illégales et violences intercommunautaires. Comprendre cette architecture conflictuelle est un prérequis pour tout médiateur ou juriste spécialisé en environnement, notamment dans les provinces du Kivu et de l’Ituri.

V.2 Criminalité liée à l’exploitation des ressources naturelles

Dépassant la simple opposition légal/illégal, l’analyse criminologique de l’exploitation des ressources (minerais, bois, faune) révèle des réseaux complexes impliquant acteurs locaux, nationaux et internationaux. Cette section dissèque les chaînes de valeur de la criminalité environnementale, du braconnage d’espèces protégées dans le Parc des Virunga à l’exploitation artisanale illicite du coltan. L’étudiant apprendra à identifier les points de rupture et les acteurs clés pour concevoir des stratégies de lutte et de formalisation efficaces.

V.3 Conflits de conservation et “Green Criminology”

La création d’aires protégées, bien que nécessaire, engendre souvent des conflits violents avec les populations riveraines, criminalisant leurs pratiques de subsistance traditionnelles. Relevant de la “Green Criminology”, ce point examine les dynamiques d’exclusion, de militarisation de la conservation et de violation des droits des peuples autochtones (Pygmées). Il s’agit de fournir les clés d’analyse pour évaluer l’impact social des politiques de conservation et proposer des modèles de gouvernance plus inclusifs et justes.

V.4 Dimensions transfrontalières des crimes environnementaux

À l’intersection des flux illicites, les zones frontalières de la RDC sont des épicentres de la criminalité environnementale. Ce sous-chapitre étudie les trafics transfrontaliers de bois précieux vers l’Ouganda, de minerais vers le Rwanda ou les tensions sur les ressources halieutiques des grands lacs. L’analyse se concentre sur les failles de la gouvernance régionale et les mécanismes de coopération judiciaire à renforcer pour démanteler ces réseaux qui sapent à la fois la souveraineté économique et l’intégrité écologique du pays.

Chapitre VI. Ingénierie de la Médiation et Justice Environnementale Restauratrice

VI.1 Mobilisation des juridictions coutumières pour la résolution des conflits

Fondamentale pour la désescalade, la reconnaissance des mécanismes de justice traditionnelle offre une voie alternative et culturellement légitime pour régler les différends environnementaux mineurs. Cette section analyse le fonctionnement des tribunaux coutumiers et leur capacité à prononcer des sanctions reconnues par la communauté. L’objectif est de former des médiateurs capables de s’appuyer sur ces instances pour résoudre les conflits d’usage (pâturage, accès à l’eau) avant qu’ils ne dégénèrent en infractions pénales.

VI.2 Protocoles de médiation environnementale multi-acteurs

Mettant en œuvre une approche structurée, la médiation environnementale vise à rétablir le dialogue entre des parties aux intérêts divergents (communautés, entreprises, État, ONG). Ce sous-chapitre présente les protocoles et les techniques de négociation raisonnée pour faciliter la conclusion d’accords durables, comme les cahiers des charges des entreprises minières ou les plans de gestion concertée des forêts communautaires. La maîtrise de ces outils est une compétence centrale pour le futur conseiller en développement.

VI.3 Intégration des savoirs ethnoécologiques dans les politiques publiques

Véritable pont entre savoirs et pouvoir, ce point démontre comment traduire les données ethnoécologiques en recommandations politiques concrètes. Il s’agit d’apprendre à rédiger des notes de plaidoyer, à participer à l’élaboration de plans locaux de développement ou d’études d’impact environnemental et social (EIES) qui intègrent réellement les savoirs et les priorités des populations locales. L’enjeu est de passer d’une conservation subie à une gestion environnementale co-construite et appropriée.

VI.4 Modèles de justice restauratrice pour les préjudices écologiques

Orientée vers la réparation, la justice restauratrice cherche à corriger les dommages causés à la fois à la communauté et à son écosystème. Ce sous-chapitre explore des modèles innovants de réparation, allant au-delà de la simple compensation financière. Il présente des cas pratiques de programmes de reboisement communautaire imposés à une entreprise pollueuse ou de rituels de réconciliation pour apaiser les tensions après un conflit foncier, préparant ainsi les futurs praticiens à concevoir des solutions holistiques et durables.

ANNEXES

A. Protocole de Collecte de Données Ethnoécologiques sur le Terrain

Une investigation rigoureuse des savoirs traditionnels exige une méthodologie structurée et éthique. Ce protocole détaille les étapes de l’enquête de terrain : prise de contact avec les autorités coutumières, obtention du consentement libre et éclairé, techniques d’entretiens semi-directifs et de cartographie participative. Il fournit un cadre pour documenter les taxonomies locales, les calendriers écologiques et les usages des ressources, garantissant la fiabilité des données pour la médiation de conflits fonciers ou la valorisation des produits forestiers non ligneux en RDC.

B. Grille d’Analyse d’un Conflit Socio-Environnemental en Contexte Congolais

Face à la complexité des litiges environnementaux, cet outil propose une matrice d’analyse systémique. Il permet de décomposer un conflit en identifiant les acteurs (communautés, exploitants, État), leurs logiques, les ressources disputées (terre, eau, forêt sacrée) et les cadres normatifs en tension (droit coutumier vs droit positif). Appliquer cette grille sur un cas de pollution minière au Katanga ou de déforestation dans la Tshopo outille le futur praticien pour objectiver les enjeux et formuler des hypothèses de résolution équitables.

C. Répertoire des Textes Juridiques sur les Droits des Communautés et la Gestion des Ressources en RDC

Une maîtrise du corpus juridique congolais est un levier d’action indispensable. Ce répertoire synthétise les dispositions clés du Code Forestier, de la Loi sur la protection de l’environnement et de la Loi foncière relatives aux droits des communautés locales et autochtones. Pour chaque texte, l’analyse met en lumière les articles mobilisables pour la défense des droits d’usage, la consultation préalable ou la réparation des dommages écologiques, transformant le savoir juridique en un instrument de plaidoyer et de négociation.


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