
La narratologie
Analyse du récit et de l'architecture narrative dans la fiction contemporaine.
Édition 2026 – Réforme LMD – Enseignement supérieur et universitaire en RDC.
- Code Officiel : NAR2111
- Domaine : Lettres, Langues et Arts
- Filière : Lettres et Sciences Humaines
- Mention : Lettres et Art Dramatique
- Année d’étude : Master 1
- Semestre : Semestre 1
Consulter les Modalités, Compétences et Débouchés
Cette Unité d’Enseignement, valorisée à hauteur de 3 crédits ECTS, est intégralement structurée autour de son unique Élément Constitutif : les Théories narratologiques. L’ensemble du programme se concentre ainsi sur l’étude approfondie de cette discipline fondamentale, constituant le cœur même de la formation et de l’acquisition des savoirs spécialisés.
Au-delà de l’acquisition théorique, cette UE vise à forger des compétences opérationnelles de haut niveau. Les apprenants seront capables de déconstruire les structures formelles, temporelles et actantielles de tout type de récit. Cette capacité d’analyse fine leur permettra d’appliquer les théories de la narration à l’évaluation critique de scénarios ou de pièces de théâtre. Finalement, la maîtrise des mécanismes de la fiction constitue un atout majeur pour superviser et orienter des travaux d’adaptation ou de création littéraire et audiovisuelle.
Cette formation ouvre la voie à des métiers d’expertise narrative hautement spécialisés. Le Conseiller dramaturgique devient un pilier pour les compagnies théâtrales, le Scénariste est l’architecte des œuvres cinématographiques et télévisuelles, tandis que l’Analyste de scripts agit comme un garant de la qualité narrative pour les maisons de production. Sur le marché de l’emploi en République Démocratique du Congo, en pleine effervescence créative, ces profils sont cruciaux. Ils apportent la rigueur structurelle et la profondeur analytique indispensables pour professionnaliser le secteur audiovisuel et scénique, et ainsi renforcer la compétitivité des fictions congolaises sur la scène internationale.
PRÉLIMINAIRES
I. Objectifs Pédagogiques et Compétences Visées
Acquisition d’une maîtrise chirurgicale des outils narratologiques pour la déconstruction et la construction de récits complexes. L’étudiant sera capable de cartographier l’architecture de toute fiction (textuelle, scénique, filmique), d’identifier ses mécanismes d’influence et de produire des analyses critiques opérationnelles. Ces compétences sont directement alignées sur les exigences des métiers de conseiller dramaturgique, d’analyste de scripts pour les maisons de production kinoises et de scénariste apte à innover au sein des chaînes de valeur créatives congolaises.
II. Méthodologie d’Analyse et Cadre d’Évaluation
Approche inductive basée sur l’étude de cas. Chaque concept théorique est immédiatement appliqué à l’analyse d’œuvres canoniques et contemporaines, avec un focus sur le corpus africain et congolais. L’évaluation combine une interrogation écrite sur la maîtrise des concepts (30%), l’analyse formelle d’un scénario ou d’une pièce de théâtre (40%), et la conception d’une structure narrative détaillée pour un projet de fiction ancré dans une problématique socio-économique de la RDC (30%), validant la capacité de l’étudiant à transformer la théorie en produit.
III. Ancrage Socio-Culturel et Économique en RDC
Cette UE postule que la maîtrise de la narration est un levier de développement économique et d’affirmation culturelle. Les théories sont systématiquement confrontées aux traditions orales congolaises (épopée du Mwindo, kasàlà), au théâtre populaire et aux nouvelles formes de storytelling numérique émergentes à Kinshasa et Lubumbashi. L’objectif est de former des experts capables de structurer des récits qui non seulement captivent, mais renforcent également l’identité culturelle et génèrent de la valeur économique dans l’industrie du divertissement.
IV. Glossaire Opérationnel des Concepts Clés
Mise à disposition d’un lexique technique précis et non ambigu. Chaque entrée (diégèse, focalisation, métalepse, prolepse, etc.) est définie non pas de manière abstraite, mais par sa fonction et son effet pragmatique dans la construction du sens et de l’émotion. Ce glossaire sert de fondation terminologique pour garantir une communication technique sans faille, indispensable à tout travail collaboratif dans les métiers du scénario et de la dramaturgie, où la précision du vocabulaire conditionne l’efficacité de l’exécution.
PARTIE 1 : FONDEMENTS ET STRUCTURES DE LA NARRATION
Chapitre I. Genèse et Fondamentaux de la Narratologie
I.1 Les racines structuralistes : de Propp à Greimas
Héritière du formalisme russe et du structuralisme français, la narratologie propose une grammaire du récit. Ce sous-chapitre retrace cette genèse intellectuelle, de la “Morphologie du conte” de Vladimir Propp au schéma actantiel d’A.J. Greimas. L’étudiant apprendra à décomposer une narration en ses fonctions et actants invariants, un outil puissant pour analyser la structure profonde des mythes fondateurs congolais ou pour structurer un spot de sensibilisation à fort impact social.
I.2 Diégèse, Histoire, Récit : la triade fondamentale
Au cœur de toute analyse, la distinction entre l’histoire (le “quoi”), le récit (le “comment”) et la diégèse (l’univers de la fiction) est non négociable. Ce segment clarifie ces concepts pour éviter toute confusion. L’application pratique portera sur la distinction entre l’univers d’un film se déroulant à Matadi (diégèse), les événements chronologiques (histoire) et le montage final qui les présente au spectateur (récit), démontrant comment le choix du récit transforme la perception de l’histoire.
I.3 Le modèle actantiel et le parcours du héros
Conceptualisé par Greimas, le schéma actantiel (Sujet, Objet, Destinateur, Destinataire, Adjuvant, Opposant) offre une grille de lecture universelle des dynamiques relationnelles. L’étudiant l’appliquera pour cartographier les forces en présence dans une pièce de théâtre congolaise contemporaine ou pour construire un personnage de série télévisée dont les motivations et les obstacles sont clairs et engageants pour le public, assurant ainsi la viabilité commerciale du projet.
I.4 L’expansion du domaine : de la littérature au transmédia
Au-delà du texte littéraire, la narratologie est un outil essentiel pour analyser le cinéma, le théâtre, le jeu vidéo et les campagnes publicitaires. Ce point démontre la plasticité et la pertinence économique de la discipline. L’analyse portera sur la manière dont une même histoire (par exemple, celle d’un entrepreneur du secteur informel à Kinshasa) peut être déclinée sur différents supports (websérie, podcast, bande dessinée) en adaptant sa structure narrative à chaque médium.
Chapitre II. Le Temps du Récit : Anachronies et Vitesse Narrative
II.1 Ordre, Durée, Fréquence : les catégories de Genette
Sous l’angle de la chronologie, Gérard Genette a systématisé l’analyse du temps narratif. Ce sous-chapitre dissèque les concepts d’ordre (relations entre l’ordre de l’histoire et celui du récit), de durée (rapport entre le temps de l’histoire et la longueur du récit) et de fréquence (répétition des événements). L’étudiant saura manipuler ces leviers pour analyser ou créer des effets de suspense, de révélation ou de rythme dans un scénario destiné au marché audiovisuel de la RDC.
II.2 Les anachronies : analepse et prolepse
Ruptures délibérées de la séquence temporelle, l’analepse (flashback) et la prolepse (flashforward) sont des outils stratégiques. Leur maîtrise permet de contrôler la distribution de l’information au spectateur. L’étudiant apprendra à identifier leur fonction (explicative, complétive, prémonitoire) et à les utiliser pour enrichir la psychologie d’un personnage ou pour contextualiser un drame social, par exemple en liant les défis actuels du Kivu à des événements historiques passés.
II.3 Le rythme narratif : scène, sommaire, ellipse et pause
Une gestion stratégique du rythme est la clé de l’engagement du public. Ce segment analyse les quatre vitesses narratives : la scène (temps du récit ≈ temps de l’histoire), le sommaire (accélération), l’ellipse (omission) et la pause (description, commentaire). Le futur scénariste ou dramaturge saura comment alterner ces rythmes pour éviter la monotonie, maximiser la tension et focaliser l’attention sur les moments cruciaux d’une intrigue se déroulant dans le secteur minier.
II.4 Isochronie et anisochronie dans les récits modernes
Face à la complexité des récits contemporains, la simple opposition entre scène et sommaire est insuffisante. L’anisochronie, ou la variation de vitesse au sein même d’une séquence, devient un outil de précision. L’étudiant analysera comment les réalisateurs de clips musicaux ou de webséries kinoises utilisent des micro-variations de rythme pour créer un style distinctif et maintenir une attention maximale, une compétence cruciale pour la production de contenus courts et percutants.
Chapitre III. L’Instance Narrative et le Point de Vue
III.1 Voix et Mode : “Qui parle ?” versus “Qui voit ?”
Distinction fondamentale de Gérard Genette, la séparation entre la voix (l’instance qui narre) et le mode (la perspective ou le “point de vue”) est un scalpel analytique. Ce sous-chapitre arme l’étudiant pour identifier précisément le narrateur (hétérodiégétique, homodiégétique) et le type de focalisation (zéro, interne, externe). Il pourra ainsi décrypter les stratégies de persuasion ou de manipulation dans un discours politique ou un roman de V.Y. Mudimbe.
III.2 Typologie des narrateurs et niveaux narratifs
Une connaissance approfondie des dynamiques de l’énonciation est indispensable. Ce segment explore la classification des narrateurs (extradiégétique, intradiégétique, métadiégétique) et la notion d’enchâssement du récit. Le futur conseiller dramaturgique saura évaluer la pertinence d’une structure de “récit dans le récit” pour une pièce de théâtre, par exemple pour mettre en scène le témoignage d’une victime de conflit et lui donner une portée universelle sans tomber dans le didactisme.
III.3 La focalisation : gestion stratégique de l’information
Le contrôle de l’information narrative est le pouvoir suprême du narrateur. Ce point se concentre sur les effets produits par les différents types de focalisation : la focalisation interne (fixe, variable ou multiple) qui restreint le savoir à celui d’un ou plusieurs personnages, et la focalisation externe qui crée un effet d’objectivité froide. L’étudiant apprendra à choisir la focalisation la plus efficace pour un scénario traitant de la corruption, afin de générer soit l’empathie, soit le jugement.
III.4 La métalepse narrative : transgression des frontières
Au-delà de la simple description, la métalepse est la transgression de la frontière entre l’univers diégétique et l’acte de narration. C’est une figure de style puissante, souvent utilisée dans le théâtre populaire congolais où un personnage s’adresse directement au public. L’étudiant analysera comment cette rupture du “quatrième mur” peut être utilisée pour créer un effet comique, politique ou critique, renforçant le lien entre la fiction et la réalité sociale immédiate du spectateur.
PARTIE 2 : DYNAMIQUES NARRATIVES ET APPLICATIONS TRANSMÉDIATIQUES
Chapitre IV. Temporalité, Spatialité et Rythme Narratif
IV.1 Rupture de la chronologie : Anachronies et économie narrative
Rupture délibérée de la chronologie, l’anachronie (prolepse, analepse) n’est pas un simple artifice mais un outil stratégique de construction du sens. Cet enseignement dote l’étudiant de la capacité à analyser et employer ces distorsions pour moduler la tension, révéler la psychologie des personnages ou réorganiser l’information narrative. L’application portera sur l’analyse de scénarios où le temps non-linéaire est clé, en s’inspirant des structures complexes des récits oraux congolais pour créer des fictions modernes et percutantes.
IV.2 Le chronotope bakhtinien : Fusion de l’espace et du temps
Concept bakhtinien par excellence, le chronotope désigne l’interconnexion indissociable du temps et de l’espace dans une œuvre. Sa maîtrise permet de comprendre comment un lieu devient porteur d’une charge temporelle et idéologique. L’étudiant apprendra à cartographier les chronotopes de récits majeurs pour ensuite construire ses propres espaces signifiants, que ce soit la Kinshasa bouillonnante des années 70 ou un Kivu intemporel, transformant le décor en un acteur à part entière du drame.
IV.3 Vitesse et fréquence : La gestion du rythme narratif
Au-delà du simple enchaînement des événements, le rythme narratif est une science de la perception. Ce module dissèque les techniques de variation de vitesse (scène, sommaire, pause, ellipse) et de fréquence (récit singulatif, itératif). L’étudiant sera capable de sculpter le temps du récit pour accélérer l’action, étirer la tension ou créer des effets d’écho poétiques, une compétence cruciale pour le scénariste et le dramaturge cherchant à contrôler l’engagement émotionnel et cognitif du public.
IV.4 Atmosphère et couleur locale : L’ancrage spatio-temporel
Face à la nécessité de créer une atmosphère immersive, la synergie entre espace, temps et détails sensoriels est fondamentale. Ce sous-chapitre fournit une méthode pour construire une “couleur locale” authentique, loin des clichés. En s’appuyant sur des études de cas de films et pièces de théâtre ayant réussi à capturer l’essence d’un lieu (comme le fleuve Congo), l’étudiant apprendra à utiliser le cadre non comme un fond, mais comme un générateur d’intrigues et de contraintes pour les personnages.
Chapitre V. L’Architecture Actantielle et la Psychologie des Personnages
V.1 Des actants aux archétypes : Systèmes de personnages complexes
Dépassant le schéma actantiel classique de Greimas, cette section explore les réseaux de personnages comme des systèmes dynamiques. L’étudiant apprendra à modéliser les constellations de rôles (alliés, opposants, mentors, etc.) et à identifier les archétypes jungiens pour créer des ensembles cohérents et symboliquement riches. L’objectif est de permettre au futur scénariste de concevoir des intrigues secondaires robustes et de garantir que chaque personnage sert une fonction précise au sein de l’économie narrative globale.
V.2 Caractérisation directe et indirecte : La construction de la profondeur
Une connaissance fine des mécanismes de la caractérisation est la pierre angulaire de toute fiction crédible. Ce module outille l’étudiant pour orchestrer la révélation du personnage par l’action, le dialogue, l’apparence et les pensées, en dosant subtilement information explicite et implicite. L’application pratique se concentrera sur la création de fiches de personnages de standard professionnel, enracinées dans des réalités socioculturelles congolaises, pour garantir des figures mémorables et psychologiquement plausibles.
V.3 La voix narrative et le narrateur non fiable
Sous l’angle de la manipulation cognitive, l’étude de la voix narrative révèle qui parle et avec quelle autorité. Une attention particulière est portée au narrateur non fiable, un dispositif puissant dans la fiction contemporaine. L’étudiant analysera comment la subjectivité, la folie ou la duplicité du narrateur peuvent subvertir l’attente du lecteur/spectateur. Cette compétence est vitale pour écrire des thrillers psychologiques ou des drames politiques où la vérité est une notion contestée, un thème récurrent dans le contexte post-conflit de la RDC.
V.4 Fonction et psychologie de l’antagoniste
Loin de la simple incarnation du mal, l’antagoniste est le moteur du conflit et le révélateur du protagoniste. Ce cours déconstruit la figure de l’opposant en analysant ses motivations, sa légitimité et sa fonction structurelle. L’étudiant apprendra à bâtir des antagonistes complexes dont les objectifs, bien que contraires à ceux du héros, sont compréhensibles et justifiés par leur propre logique. Cela permet de créer des conflits plus profonds, particulièrement pertinents pour aborder les tensions sociales et économiques en RDC.
Chapitre VI. Stratégies Narratives Transmédiatiques et Adaptation
VI.1 Théorie de l’adaptation : Fidélité, trahison et réécriture
Envisagée comme une traduction intersémiotique, l’adaptation d’une œuvre (roman, pièce) vers un autre média (film, série) est un acte de réécriture critique. Ce module présente les théories fondamentales de l’adaptation, armant l’étudiant d’un vocabulaire précis pour analyser les choix de transposition. Il sera capable de rédiger une note d’intention d’adaptation justifiant ses décisions de coupes, d’ajouts et de modifications structurelles pour un projet destiné au marché cinématographique ou télévisuel congolais et africain.
VI.2 Écriture scénaristique : Structure, formatage et économie dialogique
La spécificité du langage scénaristique impose une rigueur absolue. Ce sous-chapitre est un guide pratique de l’écriture pour l’écran, couvrant la structure en trois actes, le séquençage, le formatage professionnel (Master Scene) et l’art du dialogue percutant. L’étudiant apprendra à “montrer sans dire” (“show, don’t tell”) et à écrire des scènes qui font progresser l’intrigue tout en révélant les personnages. L’évaluation portera sur la rédaction d’une séquence dialoguée répondant aux standards de l’industrie.
VI.3 Écriture dramaturgique : Conflit, espace scénique et théâtralité
Distincte de l’écriture romanesque, la dramaturgie est l’art de construire l’action pour la scène. Ce module se concentre sur la primauté du conflit, la gestion de l’unité de lieu et de temps, et l’utilisation de l’espace scénique comme outil de signification. En analysant des pièces du répertoire congolais et international, l’étudiant maîtrisera les techniques de l’exposition, du nœud dramatique et du dénouement, le préparant au métier de conseiller dramaturgique ou d’auteur pour le théâtre vivant.
VI.4 Narrations émergentes : Séries web, fictions interactives et podcasts
Face à l’émergence des nouvelles plateformes numériques, les formes narratives se diversifient. Cette section prospective explore les principes de l’écriture pour les séries web (formats courts, arcs saisonniers), les fictions interactives (arborescences narratives) et les podcasts de fiction (narration par le son). L’objectif est de préparer l’étudiant aux marchés de demain en lui donnant les clés pour concevoir des projets innovants, capables de capter une audience jeune et connectée en RDC et au-delà.
ANNEXES
A. Fiche d’Analyse Narratologique Systémique
Outil de diagnostic systémique, cette fiche standardisée fournit une grille de lecture pour déconstruire tout type de récit. Elle structure l’analyse autour des piliers que sont la diégèse (univers, règles), la temporalité (ordre, durée, fréquence), la focalisation (point de vue, savoir du narrateur) et le schéma actantiel. Son application rigoureuse permet d’évaluer la cohérence d’un scénario et d’identifier ses points de rupture, un atout majeur pour le conseil dramaturgique sur les productions théâtrales et filmiques à Kinshasa.
B. Glossaire Technique et Fonctionnel des Termes Narratologiques
Face à la polysémie des concepts narratifs, ce glossaire définit les termes essentiels (prolepse, analepse, métalepse, embrayeurs, etc.) non par leur simple signification, mais par leur fonction pragmatique et leur effet sur le spectateur ou le lecteur. Il constitue un référentiel unifié pour garantir la précision terminologique lors des sessions de travail avec des réalisateurs, des comités de lecture ou des scénaristes, professionnalisant ainsi les échanges au sein de l’écosystème créatif congolais.
C. Étude de Cas Appliquée : Le Récit Filmique Populaire de Kinshasa
Sous l’angle d’une application concrète, cette section propose la déconstruction d’un récit filmique populaire emblématique de Kinshasa. L’analyse met en lumière le syncrétisme entre les structures narratives issues de la tradition orale congolaise (rôle du griot, temporalité cyclique) et les archétypes du cinéma de genre international. Cet exercice démontre comment la narratologie révèle les spécificités culturelles d’un marché et outille le créateur pour innover tout en répondant aux attentes d’un public local.
D. Guide de Rédaction de Synopsis Structuré pour Producteurs
Une maîtrise de la persuasion narrative est ici mise au service du financement de projets. Ce guide méthodologique explique comment rédiger un synopsis d’une page qui ne se contente pas de résumer l’histoire, mais qui en expose l’architecture dramatique (point d’attaque, nœuds, climax, résolution) de manière à prouver sa viabilité structurelle. C’est un document stratégique pour convaincre les producteurs et les bailleurs de fonds de la solidité d’un projet de film ou de série en RDC.
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