
Géométrie Descriptive
Représentation spatiale par la géométrie descriptive
Édition 2026 – Réforme LMD – Enseignement supérieur et universitaire en RDC.
- Code Officiel : GDE0111
- Domaine : Sciences et Technologie
- Filière : ARCHITECTURE ET URBANISME
- Mention : PREPARATOIRE (PRE-LICENCE)
- Année d’étude : Preparatoire
- Semestre : Semestre 2
Consulter les Modalités, Compétences et Débouchés
Cette Unité d’Enseignement, d’une valeur de 3 crédits, constitue un bloc d’apprentissage fondamental et intensif. Elle est entièrement structurée autour d’un unique Élément Constitutif, la Géométrie Descriptive, garantissant ainsi une immersion complète et une maîtrise approfondie des concepts. Cette architecture pédagogique volontairement ciblée permet aux étudiants de se concentrer sur l’acquisition d’une compétence singulière mais absolument essentielle, sans dispersion, en faisant de cette UE la pierre angulaire de la visualisation spatiale et de la représentation technique.
Au-delà de la théorie, cette UE vise à forger une compétence pratique indispensable : la capacité à traduire l’espace tridimensionnel en représentations bidimensionnelles précises et exploitables. En maîtrisant les techniques de projection orthogonale et de rabattement, l’étudiant apprend le langage universel qui permet de dialoguer avec la matière. Cette expertise devient cruciale lorsqu’il s’agit de résoudre des défis concrets, comme la détermination des intersections complexes entre solides ou le calcul des vraies grandeurs d’éléments, assurant ainsi la faisabilité et la justesse de tout projet de conception, de l’ingénierie à l’architecture.
Les compétences acquises ouvrent la voie à des métiers techniques de haute précision, devenus des acteurs incontournables sur le marché de l’emploi en République Démocratique du Congo. Le Dessinateur projeteur, le Modélisateur spatial ou l’Assistant en géométrie architecturale sont les maillons essentiels qui transforment la vision des ingénieurs et architectes en plans d’exécution concrets. Dans un contexte national de reconstruction et de développement des infrastructures, ces experts de la représentation spatiale jouent un rôle crucial en garantissant la précision, la sécurité et l’optimisation des projets de construction, d’urbanisme et industriels qui façonnent le pays.
- PRÉLIMINAIRES
- PARTIE 1 : LES FONDAMENTAUX DE LA PROJECTION ORTHOGONALE
- Chapitre I. Le Système de Monge : Point, Droite, Plan
- Chapitre II. Représentation des Volumes Simples
- Chapitre III. Intersections et Rabattements
- PARTIE 2 : APPLICATIONS COMPLEXES ET REPRÉSENTATIONS AVANCÉES
- Chapitre IV. Intersections des Solides et Pénétration des Volumes
- Chapitre V. Développements des Surfaces et Vraies Grandeurs
- Chapitre VI. Théorie des Ombres et Représentations Axonométriques
- ANNEXES
PRÉLIMINAIRES
I. Fondements Épistémologiques et Historiques
La géométrie descriptive, formalisée par Gaspard Monge en 1799, est née d’un impératif militaire : représenter sans ambiguïté les fortifications pour l’ingénierie. Ce chapitre ancre cette genèse dans les besoins actuels de la RDC, où la précision des plans d’infrastructures minières ou de barrages hydroélectriques est une condition non négociable de la souveraineté technique. L’analyse se concentre sur la transition d’une intuition spatiale à une grammaire graphique rigoureuse. L’étudiant forgera une compétence fondamentale : la capacité de coder et décoder l’espace tridimensionnel sur un support bidimensionnel avec une précision absolue.
II. Enjeux Socio-Économiques en RDC
La maîtrise de la représentation spatiale est un levier direct de développement économique. Ce module connecte la théorie géométrique aux chaînes de valeur congolaises, de l’urbanisme de Kinshasa à l’exploitation minière du Katanga. Comment un plan juste peut-il réduire les coûts de construction de 15% ? Comment la visualisation précise d’un gisement optimise-t-elle son extraction ? En répondant à ces questions, le cours démontre son utilité immédiate. L’apprenant développera une vision stratégique, capable de traduire un concept abstrait en un projet techniquement viable et économiquement rentable sur le territoire congolais.
III. Méthodologie et Compétences Cibles
Ce manuel adopte une approche constructiviste. L’étudiant ne reçoit pas un savoir, il le construit par la résolution de problèmes graphiques de complexité croissante. Chaque chapitre est structuré comme un défi technique, allant de la représentation du point à l’intersection de volumes complexes, simulant les étapes d’un projet architectural ou d’ingénierie réel. La finalité est l’acquisition d’une autonomie intellectuelle et technique. L’étudiant deviendra un praticien capable de visualiser, de modéliser et de communiquer des solutions spatiales complexes, une compétence indispensable pour tout dessinateur-projeteur ou assistant architecte en RDC.
PARTIE 1 : LES FONDAMENTAUX DE LA PROJECTION ORTHOGONALE
Chapitre I. Le Système de Monge : Point, Droite, Plan
La méthode de Monge, par sa double projection orthogonale, constitue la syntaxe fondamentale du dessin technique. Ce chapitre déconstruit ce système pour en faire un outil d’analyse spatiale implacable, applicable à la conception de bâtiments antisismiques à Goma ou à la planification d’infrastructures routières dans le Kasaï. L’étude se concentre sur la corrélation indissociable entre la projection horizontale et la projection frontale. L’étudiant y forgera la compétence première de tout concepteur : matérialiser une idée tridimensionnelle en une épure bidimensionnelle, lisible et sans la moindre équivoque.
I.1 La Projection Orthogonale et le Dièdre de Référence
Fondement de la méthode de Monge, la projection orthogonale sur deux plans perpendiculaires est le postulat initial de toute représentation technique. Cet exposé analyse la construction du dièdre de projection et la logique du rabattement du plan horizontal pour obtenir l’épure. Appliqué à la conception d’un bâtiment simple à Matadi, l’étudiant apprendra à positionner précisément chaque point dans l’espace. Il sera capable de générer les vues en plan et en élévation qui constituent le langage universel des chantiers de construction.
I.2 Épure et Représentation de la Droite
Une connaissance fine des positions relatives d’une droite permet de résoudre une multitude de problèmes constructifs. Ce sous-chapitre systématise la représentation des droites (horizontale, frontale, de profil, quelconque) et l’identification de leurs traces sur les plans de projection. Cette maîtrise est cruciale pour dessiner des réseaux de canalisations ou des charpentes métalliques. L’étudiant acquerra la capacité de déterminer la vraie grandeur et l’inclinaison de n’importe quel élément linéaire, une information vitale pour le calcul des matériaux et la faisabilité d’un assemblage.
I.3 Le Plan : Traces et Positions Relatives
Sous l’angle de la constructibilité, la définition d’un plan par ses traces est une opération essentielle. Cette section détaille la représentation graphique des plans dans diverses orientations et la manière de déterminer leurs lignes de plus grande pente, une donnée capitale pour les toitures ou les rampes d’accès. En contexte congolais, cela permet de modéliser avec exactitude une surface de terrain en pente dans les Kivu pour y implanter un projet. L’étudiant saura manipuler les surfaces planes pour définir des volumes architecturaux et résoudre des problèmes d’enveloppe du bâtiment.
I.4 Problèmes d’Appartenance et d’Alignement
Face à la complexité des assemblages structurels, la vérification des relations d’appartenance est une procédure de contrôle non négociable. Ce module fournit les méthodes graphiques pour confirmer qu’un point appartient à une droite, qu’une droite est contenue dans un plan, ou que plusieurs points sont coplanaires. Pour un projet de tour à Lubumbashi, cela garantit qu’une colonne de soutien est bien alignée sur sa fondation. L’étudiant forgera une compétence d’auditeur technique, capable de valider la cohérence géométrique d’un plan d’exécution.
Chapitre II. Représentation des Volumes Simples
La simple représentation des faces d’un objet ne suffit pas ; la géométrie descriptive exige une compréhension de sa constitution volumétrique. Ce chapitre dépasse la géométrie plane pour aborder la construction des solides fondamentaux : prismes, pyramides, cylindres et cônes. L’enjeu est de créer des représentations complètes, incluant les parties vues et cachées, pour des applications allant du design de réservoirs pour la REGIDESO au prototypage de logements modulaires. L’étudiant développera une maîtrise de la syntaxe volumétrique, lui permettant de dessiner tout objet simple de manière exhaustive.
II.1 Les Polyèdres : Prismes et Pyramides
D’origine euclidienne, la construction rigoureuse des polyèdres réguliers et irréguliers est la première étape vers la modélisation complexe. Cette section détaille les protocoles de dessin des prismes et des pyramides, en insistant sur la hiérarchisation des arêtes vues et cachées. L’application directe est la conception d’un hangar de stockage ou d’un élément de fondation en béton pour un pont sur le fleuve Congo. L’étudiant sera capable de représenter n’importe quel volume à faces planes sous un angle de vue spécifié, avec une précision absolue.
II.2 Les Surfaces de Révolution : Cylindre, Cône, Sphère
Une maîtrise des surfaces courbes est indispensable pour l’ingénierie civile et l’architecture moderne. Ce segment se concentre sur la génération et la représentation du cylindre, du cône et de la sphère, en accordant une attention particulière au tracé des contours apparents et des ellipses de section. La compétence est directement applicable à la conception de silos à grains, de citernes ou de dômes architecturaux pour des édifices publics à Kinshasa. L’apprenant saura dessiner ces volumes et leurs intersections avec une rigueur technique irréprochable.
II.3 Développement des Surfaces et Vraies Grandeurs
Pour optimiser l’usage des matériaux comme la tôle ou le tissu, le calcul du développement d’une surface est une compétence économique cruciale. Cette partie enseigne comment “déplier” graphiquement la surface d’un prisme, d’une pyramide ou d’un cône pour obtenir le patron 2D exact. Cette technique est fondamentale en chaudronnerie pour la fabrication de conduits de ventilation ou en architecture textile. L’étudiant forgera une compétence pratique pour calculer et dessiner des patrons de découpe, minimisant les chutes et les coûts de production.
II.4 Sections Planes des Volumes Simples
Sous l’angle de l’analyse structurelle, la visualisation d’une coupe est une opération courante et essentielle. Ce module expose les méthodes pour déterminer et représenter la figure de section créée par un plan coupant un polyèdre ou une surface de révolution. C’est l’outil utilisé pour montrer la coupe d’une route à travers une colline ou le profil intérieur d’une pièce mécanique. L’étudiant acquerra la capacité de construire la vraie grandeur de n’importe quelle section, une compétence clé pour la communication technique et l’analyse de conception.
Chapitre III. Intersections et Rabattements
La résolution des intersections constitue le cœur de la géométrie descriptive et le test ultime de la compréhension spatiale. Ce chapitre aborde frontalement la complexité des jonctions entre solides et l’utilisation de plans auxiliaires pour révéler les vraies grandeurs. L’enjeu est de fournir des solutions graphiques à des problèmes concrets d’assemblage, comme la connexion de deux tuyauteries de diamètres différents ou la jonction de deux pans de toiture. L’étudiant y forgera une compétence de résolution de problèmes spatiaux complexes, le préparant aux défis réels du bureau d’études.
III.1 Le Rabattement : Obtenir la Vraie Grandeur
Technique cardinale pour tout dessinateur, le rabattement d’un plan sur l’un des plans de projection permet de résoudre les problèmes en deux dimensions. Cette section détaille la mécanique du rabattement et de la rotation pour déterminer sans calcul les vraies grandeurs de figures planes obliques. Son application est immédiate pour trouver la dimension exacte d’une fenêtre sur un mur incliné ou l’angle réel entre deux poutres. L’étudiant maîtrisera une méthode graphique puissante pour mesurer et construire des éléments qui ne sont pas parallèles aux plans de référence.
III.2 Intersection de Deux Plans
Face à la nécessité de joindre des structures, la détermination de la droite d’intersection de deux plans est une opération fondamentale. Ce module présente une méthode systématique, utilisant des plans auxiliaires, pour trouver la ligne commune à deux surfaces planes quelconques. Cette compétence est indispensable pour dessiner l’arêtier ou la noue d’une toiture complexe sur un bâtiment résidentiel à Goma. L’étudiant sera capable de localiser avec une précision graphique absolue la ligne de jonction entre deux éléments plans, quelle que soit leur orientation.
III.3 Intersection d’une Droite et d’un Volume
Une analyse rigoureuse des points de pénétration est vitale pour la coordination des différents corps de métier sur un chantier. Cette partie explique comment trouver les points d’entrée et de sortie d’une droite à travers un polyèdre ou une surface de révolution, en distinguant les parties visibles et cachées du segment traversant. C’est la méthode exacte pour planifier le passage d’une conduite à travers un mur ou d’un tirant structurel à travers un volume. L’étudiant saura déterminer précisément ces points d’intersection, évitant des erreurs coûteuses sur le terrain.
III.4 Intersection de Deux Volumes Polyédriques
Sous l’angle de l’assemblage mécanique et de la charpente complexe, l’intersection de deux polyèdres est le problème par excellence. Ce sous-chapitre expose la méthode générale consistant à couper les deux solides par une série de plans auxiliaires pour trouver les points successifs de leur polygone d’intersection. Appliquée à la jonction de deux poutres en I en acier dans une structure industrielle à Lubumbashi, cette technique garantit un ajustement parfait. L’étudiant développera la rigueur et la patience nécessaires pour résoudre les problèmes d’interpénétration les plus complexes.
PARTIE 2 : APPLICATIONS COMPLEXES ET REPRÉSENTATIONS AVANCÉES
Chapitre IV. Intersections des Solides et Pénétration des Volumes
La simple superposition de vues en plan et en élévation échoue à définir la courbe précise de pénétration entre deux volumes complexes. Cette limite de la projection orthogonale classique impose une méthodologie rigoureuse pour matérialiser les arêtes d’intersection. Ce chapitre corrige cette faille en systématisant la recherche des points de contact par plans auxiliaires. En l’appliquant aux jonctions de tuyauteries industrielles de la Gécamines, l’étudiant forgera la compétence de tracer, sans erreur, la ligne de pénétration entre cylindres, cônes et polyèdres, un savoir-faire essentiel en chaudronnerie.
IV.1 Intersection d’un Solide par un Plan
Face à la nécessité de visualiser l’intérieur d’un volume bâti, la méthode de l’intersection par un plan sécant est fondamentale. Cette technique consiste à déterminer la figure plane résultant de la “coupe” d’un solide, une opération omniprésente dans les plans d’exécution architecturaux. L’étudiant apprendra à projeter cette section sur des plans auxiliaires pour en révéler la vraie grandeur, une compétence indispensable pour la conception de structures ou l’analyse de terrassements sur les chantiers de la RDC.
IV.2 Pénétration de deux Polyèdres
La détermination de l’intersection de deux polyèdres repose sur une logique implacable : identifier les points où les arêtes de l’un percent les faces de l’autre. Ce processus, bien que systématique, exige une précision absolue dans la manipulation des projections. En modélisant les assemblages de charpentes métalliques pour les nouveaux bâtiments commerciaux de Lubumbashi, l’apprenant maîtrisera la construction point par point de la ligne de pénétration polygonale. Il saura ainsi définir les découpes exactes requises pour un assemblage structurel parfait.
IV.3 Pénétration d’un Cylindre et d’un Cône
Une connaissance approfondie des surfaces de révolution est requise pour résoudre la pénétration d’un cylindre et d’un cône. La méthode des sphères auxiliaires, centrées sur l’axe du cône, s’avère ici d’une efficacité redoutable pour générer les points de la courbe d’intersection. Cette approche est directement applicable à la conception de trémies et de systèmes de ventilation dans l’industrie agroalimentaire congolaise. L’étudiant développera l’aptitude à construire géométriquement des intersections non planaires complexes, cruciale pour la fabrication de pièces de chaudronnerie.
IV.4 Cas pratiques : Intersections dans le Génie Civil
Sous l’angle de l’ingénierie appliquée, ce sous-chapitre confronte la théorie aux cas concrets du génie civil. L’analyse de l’intersection d’une voûte de tunnel avec un puits d’aération vertical ou d’une pile de pont cylindrique avec un tablier incliné sert de terrain d’expérimentation. En résolvant ces problèmes typiques des grands chantiers d’infrastructure en RDC, l’apprenant consolide sa maîtrise. Il devient capable de produire les épures techniques précises qui guideront l’exécution des coffrages et des découpes sur le terrain.
Chapitre V. Développements des Surfaces et Vraies Grandeurs
Le concept de “développement” d’une surface est la colonne vertébrale de la transition entre la conception 3D et la fabrication 2D. Il s’agit de “dérouler” un volume sur un plan pour obtenir son patron, sans déformation ni déchirure. Ici, la théorie cède la place à la production d’un livrable tangible. En appliquant cette technique à la création de citernes en tôle pour la récupération d’eau de pluie ou d’emballages pour produits agricoles, l’étudiant acquiert une compétence manufacturière directe. Il saura tracer le patron exact de tout solide développable.
V.1 Développement des Prismes et Cylindres
D’une utilité manufacturière immédiate, le développement des surfaces prismatiques et cylindriques constitue la base de la tôlerie et de la cartonnerie. La méthode consiste à redresser les génératrices et à les reporter sur une ligne de base, en conservant leurs vraies longueurs. Cette technique permet de fabriquer des conduits de ventilation rectangulaires ou des réservoirs cylindriques, omniprésents dans la construction et l’industrie en RDC. L’étudiant sera capable de produire le patron 2D optimisé pour minimiser les chutes de matière première.
V.2 Développement des Pyramides et Cônes
La méthode de développement par triangulation est au cœur de la mise à plat des surfaces pyramidales et coniques. Elle exige de déterminer la vraie grandeur de chaque face triangulaire ou de chaque génératrice de la surface conique. Ce savoir est crucial pour la fabrication de toitures pyramidales, de trémies d’ensilage ou de réducteurs coniques pour les canalisations. L’apprenant maîtrisera le tracé précis de ces patrons complexes, une compétence valorisée dans les ateliers de construction métallique et les unités de transformation agro-industrielle.
V.3 Méthode du Rabattement pour la Vraie Grandeur
Pour déterminer la vraie grandeur d’une face non parallèle aux plans de projection, la technique du rabattement est l’outil de choix. Elle consiste à faire pivoter le plan contenant la figure jusqu’à ce qu’il devienne parallèle à l’un des plans de projection, révélant ainsi ses dimensions réelles. Cette opération est vitale pour le calepinage de façades inclinées ou la taille de panneaux de verre spécifiques dans l’architecture contemporaine à Kinshasa. L’étudiant saura exécuter un rabattement pour quantifier précisément toute surface oblique.
V.4 Applications : Chaudronnerie et Packaging
Au-delà de la théorie, ce segment ancre les compétences dans deux secteurs économiques clés pour la RDC : la chaudronnerie et l’industrie de l’emballage. L’étudiant sera mis au défi de concevoir le développement complet d’une pièce de transition (virole) entre un conduit carré et un conduit circulaire. Il devra également créer le patron d’un emballage complexe pour le conditionnement du café ou du cacao. Cette mise en situation garantit une maîtrise opérationnelle des techniques de développement pour des applications industrielles concrètes.
Chapitre VI. Théorie des Ombres et Représentations Axonométriques
La Renaissance a marqué une rupture. En intégrant la théorie des ombres, les architectes comme Alberti ont transformé le dessin technique en un outil de persuasion visuelle. Ce chapitre plonge au cœur de cette mutation en codifiant la construction géométrique des ombres propres et portées. En l’appliquant à l’étude d’ensoleillement des façades pour des projets immobiliers à Kinshasa, l’approche se veut strictement pragmatique. L’étudiant y forgera une compétence double : valoriser un projet par un rendu réaliste et analyser l’impact de la lumière sur l’habitabilité.
VI.1 Ombres Propres et Ombres Portées
Une distinction rigoureuse entre ombre propre et ombre portée est le fondement de toute représentation volumétrique crédible. L’ombre propre désigne la partie d’un objet non éclairée, tandis que l’ombre portée est la projection de cet objet sur une autre surface. Ce sous-chapitre détaille la méthode de construction de ces ombres pour une source lumineuse ponctuelle ou directionnelle (solaire). L’étudiant apprendra à matérialiser le volume par la lumière, une technique essentielle pour produire des perspectives architecturales convaincantes et techniquement justes.
VI.2 Construction des Ombres sur les Plans de Projection
La construction géométrique des ombres sur les plans horizontal et frontal de projection obéit à des règles strictes. En projetant les rayons lumineux passant par les contours du volume, on détermine le polygone ou la courbe qui délimite l’ombre portée au sol et sur un mur. Cette compétence est directement applicable aux études d’urbanisme pour évaluer l’ombre projetée d’un nouveau bâtiment sur son voisinage à Goma ou Bukavu. L’apprenant saura quantifier l’impact solaire d’un projet architectural sur son environnement immédiat.
VI.3 Perspectives Axonométriques : Isométrie et Dimétrie
L’axonométrie offre une représentation tridimensionnelle non déformante, où les parallèles restent parallèles, contrairement à la perspective conique. Les perspectives isométrique et dimétrique sont des outils de communication technique puissants pour l’industrie et l’architecture. Ce module enseigne la construction de ces vues à partir des épures traditionnelles. L’étudiant sera capable de transformer un plan 2D complexe en une vue 3D intelligible, facilitant la compréhension des assemblages mécaniques ou des détails constructifs pour les équipes de chantier.
VI.4 Synthèse : Perspective Axonométrique Ombrée
La fusion de l’axonométrie et de la théorie des ombres produit le document de communication visuelle par excellence. Ce segment final synthétise les savoirs en demandant la réalisation d’une perspective isométrique complète d’un petit édifice, avec la construction précise de ses ombres propres et portées pour une heure donnée. En réalisant cet exercice, qui simule une planche de concours d’architecture, l’étudiant prouve sa capacité à créer une représentation spatiale à la fois techniquement exacte, volumétriquement lisible et esthétiquement valorisante.
ANNEXES
A. Vade-mecum des Normes de Représentation Graphique
Sous l’angle de l’interopérabilité des chantiers, la divergence entre les normes ISO et les conventions graphiques locales en RDC génère des erreurs d’interprétation coûteuses. Ce vade-mecum fournit un référentiel unifié et rigoureux, du type de trait à la cotation fonctionnelle, pour les plans d’exécution. L’étudiant acquiert ici une compétence non-négociable : produire des documents techniques irréprochables, lisibles par un ingénieur à l’international comme par un chef de chantier à Matadi, garantissant la fluidité de la chaîne de construction et la prévention des litiges techniques.
B. Étude de Cas : Intersection de la Toiture du Palais du Peuple
La complexité géométrique de la toiture du Palais du Peuple, conçue par les architectes Shih-hao et Hai-p’ing, offre un cas d’étude exceptionnel pour la géométrie descriptive. Cette annexe décompose la résolution des intersections complexes entre les différents pans et la structure porteuse, en utilisant exclusivement les épures de Monge. En suivant ce processus analytique rigoureux, l’étudiant forge sa capacité à modéliser et à résoudre n’importe quel défi de charpente complexe, transformant un problème architectural intimidant en une séquence logique d’opérations graphiques maîtrisées.
C. Passerelle vers la DAO : Commandes AutoCAD pour la Géométrie Descriptive
Face à l’impératif de productivité des bureaux d’études de Kinshasa, la maîtrise de la géométrie descriptive manuelle doit se transposer en efficacité numérique. Cette section agit comme un traducteur technique, associant chaque construction fondamentale (rabattement, rotation, intersection de polyèdres) à ses commandes AutoCAD équivalentes (UCS, ALIGN, INTERSECT, SLICE). L’apprenant ne se contente plus de comprendre un concept ; il l’exécute en un temps record sur le logiciel leader du marché, devenant un dessinateur-projeteur immédiatement opérationnel et valorisé.
D. Glossaire Trilingue et Problèmes de Synthèse Minière
Une connaissance approfondie des dynamiques du secteur minier katangais exige un vocabulaire technique précis et partagé pour éviter les malentendus opérationnels. Ce glossaire fournit la terminologie de la géométrie spatiale en Français, Lingala et Swahili, tandis que les problèmes de synthèse modélisent des défis réels : calcul de l’intersection d’une galerie avec un filon ou détermination de la vraie grandeur d’une faille géologique. L’étudiant développe ainsi une double expertise : la résolution de problèmes géométriques complexes et la capacité à communiquer ses solutions techniques à des équipes plurilingues sur le terrain.
Comment la méthode de Monge résout-elle l’ambiguïté de la représentation 3D sur un plan bidimensionnel sans recourir à la perspective ?
📚 Source :Travaux de Gaspard Monge sur la Géométrie descriptive via Google Scholar
Quel est le rôle fondamental de la ligne de terre (LT) au-delà de sa définition comme simple ligne d’intersection des plans ?
📚 Source :Travaux de Gaspard Monge sur la Ligne de terre via Wikipedia (FR)
En quoi l’opération de rabattement est-elle cruciale pour déterminer la vraie grandeur d’une figure située sur un plan oblique ?
📚 Source :Travaux de Jean-Victor Poncelet sur le Rabattement via Cairn.info
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