
Etude approfondie de l'anglais de la coopération et des relations internationales
Optimisation des échanges dans la coopération mondiale.
Édition 2026 – Réforme LMD – Enseignement supérieur et universitaire en RDC.
- Code Officiel : EAR2231
- Domaine : Domaine de Lettres, Langues et Arts
- Filière : Lettres et Sciences Humaines
- Mention : Anglais de l'Administration et de la Diplomatie
- Année d’étude : Master 2
- Semestre : Semestre 3
Consulter les Modalités, Compétences et Débouchés
Cette Unité d’Enseignement, valorisée à hauteur de 4 crédits ECTS, est structurée comme un bloc d’apprentissage intensif et intégré. Son architecture pédagogique a été délibérément conçue sans Éléments Constitutifs distincts, favorisant ainsi une approche holistique des relations internationales. Cette conception monolithique garantit que chaque heure de formation contribue directement à la construction d’un socle de compétences cohérent et interdépendant, préparant l’apprenant à une immersion totale dans les complexités de la diplomatie contemporaine.
Au-delà de la théorie, cet enseignement vise à forger des praticiens capables de transformer les défis globaux en opportunités. Vous apprendrez à maîtriser l’art de la négociation internationale en langue anglaise, non pas comme un simple exercice linguistique, mais comme un levier stratégique pour conclure des accords de coopération. La capacité à interpréter avec précision les documents juridiques et protocolaires des instances mondiales vous donnera le pouvoir de décrypter les enjeux de pouvoir et de garantir la conformité des actions. Enfin, en devenant un facilitateur du dialogue multilatéral, même au sein d’agences bilatérales, vous deviendrez un catalyseur indispensable pour bâtir des consensus et piloter des projets complexes dans un environnement interculturel.
Les compétences acquises ouvrent la voie à des carrières d’impact majeur, particulièrement sur le marché de l’emploi en République Démocratique du Congo. Le poste d’Officier de liaison internationale est crucial pour coordonner l’action des multiples partenaires au développement et des missions de paix opérant dans le pays. En tant que Traducteur d’accords multilatéraux, votre expertise assurera que les intérêts de la RDC sont fidèlement transcrits et défendus dans les traités régionaux et mondiaux. Enfin, le rôle d’Expert en diplomatie publique sera fondamental pour façonner une image positive du pays, attirer les investissements étrangers et renforcer son influence sur la scène africaine et internationale, contribuant ainsi directement à sa stabilité et à son développement.
- PRÉLIMINAIRES
- PARTIE 1 : FONDEMENTS LINGUISTIQUES ET JURIDIQUES DE LA DIPLOMATIE ANGLOPHONE
- Chapitre I. Le Registre Linguistique des Organisations Internationales
- Chapitre II. Analyse Juridico-Linguistique des Traités et Accords Bilatéraux
- Chapitre III. Langage de l’Influence : Diplomatie Publique et Communication Stratégique
- III.1 Fondements de la diplomatie publique : du “nation branding” au “soft power”
- III.2 Rédaction de communiqués de presse et de “briefing notes” pour la presse internationale
- III.3 Gestion de la communication de crise sur la scène internationale
- III.4 L’anglais des réseaux sociaux pour les ambassades et les ministères
- PARTIE 2 : Mécanismes et Arènes de la Coopération Multilatérale
- Chapitre IV. Le Droit des Traités et la Pratique Conventionnelle
- Chapitre V. Ingénierie des Organisations Internationales (OI) et Régionales
- Chapitre VI. Techniques de Négociation et de Médiation Multilatérale
- VI.1 Les modèles théoriques de la négociation : de l’approche distributive à l’intégrative
- VI.2 Une maîtrise chirurgicale du lexique diplomatique et de la rhétorique
- VI.3 L’intelligence interculturelle en contexte diplomatique
- VI.4 L’analyse de cas pratiques : de la médiation de paix aux accords commerciaux
- ANNEXES
PRÉLIMINAIRES
I. Fiche signalétique de l’Unité d’Enseignement (UE)
Cette unité d’enseignement, codifiée EAR2231, est le pivot du Master 2 en Anglais de l’Administration et de la Diplomatie. Elle vise à doter les futurs cadres congolais d’une maîtrise chirurgicale de l’anglais de la coopération internationale. Loin d’un simple cours de langue, elle constitue un entraînement intensif à la négociation d’accords, à l’interprétation de documents juridiques et à la facilitation du dialogue multilatéral. L’objectif est de former des praticiens immédiatement opérationnels pour défendre les intérêts stratégiques de la RDC.
II. Compétences visées et débouchés professionnels
L’acquisition des 4 crédits de cette UE certifie la maîtrise de compétences critiques. L’étudiant sera capable de négocier des accords de coopération internationale, d’interpréter avec précision les documents juridiques des instances mondiales et de faciliter le dialogue au sein des agences bilatérales. Ces aptitudes ouvrent la voie à des carrières de haut niveau comme officier de liaison internationale, traducteur expert d’accords multilatéraux ou conseiller en diplomatie publique pour les ministères et les grandes organisations établies en RDC.
III. Méthodologie d’évaluation et de validation des crédits
La validation de l’UE repose sur une évaluation continue et une épreuve finale pragmatique. Le contrôle continu (40%) s’appuie sur des études de cas pratiques, incluant l’analyse de traités existants et la rédaction de notes diplomatiques. L’examen final (60%) consiste en une simulation de négociation d’un accord de coopération bilatérale, où l’étudiant devra défendre une position assignée en mobilisant toutes les compétences linguistiques, juridiques et stratégiques du cours. La réussite atteste d’une compétence opérationnelle avérée.
IV. Guide de l’apprenant : Maximiser l’impact de l’UE
Pour une assimilation optimale, l’apprenant doit adopter une posture active. Il est impératif de suivre l’actualité diplomatique de la RDC et des grandes puissances, en croisant les sources anglophones (BBC, Reuters, The Economist) et les communiqués officiels. La participation assidue aux simulations et la constitution d’un glossaire personnel de termes juridico-diplomatiques sont essentielles. L’objectif est de transformer chaque concept théorique en un outil directement applicable dans un contexte professionnel futur, qu’il soit public ou privé.
PARTIE 1 : FONDEMENTS LINGUISTIQUES ET JURIDIQUES DE LA DIPLOMATIE ANGLOPHONE
Chapitre I. Le Registre Linguistique des Organisations Internationales
L’anglais généraliste est un outil inadapté aux arènes multilatérales. Le jargon technique et la phraséologie codifiée des Nations Unies ou de l’Union Africaine constituent une barrière d’entrée que ce chapitre se propose de démolir. Nous y disséquons la structure sémantique des résolutions, des rapports et des débats officiels. En maîtrisant ce registre spécifique, le diplomate congolais acquiert la capacité de naviguer avec aisance dans ces instances. Il pourra ainsi défendre les intérêts nationaux avec précision et autorité.
I.1 Lexique et terminologie des Nations Unies
Une maîtrise fine du jargon onusien est le prérequis de toute action efficace en son sein. Ce module inventorie et contextualise le vocabulaire spécifique aux agences, programmes et opérations de maintien de la paix, en particulier celles concernant la RDC comme la MONUSCO. L’étudiant apprend à différencier “peacekeeping”, “peacebuilding” et “peacemaking”. Il sera capable de rédiger et de décrypter des documents officiels, garantissant une compréhension exacte des mandats et des enjeux qui en découlent pour le pays.
I.2 Syntaxe et phraséologie du droit international public
Au-delà du vocabulaire, la structure phrastique du droit international recèle des enjeux stratégiques majeurs. Ce sous-chapitre analyse les constructions grammaticales, l’usage des modaux (“shall”, “should”, “may”) et les tournures passives qui caractérisent les traités et les résolutions. En se penchant sur des textes liant la RDC, l’étudiant apprend à identifier les obligations fermes, les recommandations et les zones d’ambiguïté. Il forgera une compétence d’exégèse juridique pour sécuriser les intérêts nationaux dans tout engagement écrit.
I.3 Les nuances du “formality spectrum” : de l’informel au protocolaire
Face à la complexité des négociations, la capacité d’adapter son registre linguistique est un atout décisif. Cette section cartographie l’éventail des niveaux de langue, du discours ultra-formel en session plénière aux discussions informelles (“corridor diplomacy”) où se nouent les vraies alliances. L’analyse de transcriptions réelles permet de comprendre quand et comment moduler son expression. L’apprenant saura ainsi utiliser le bon registre pour construire la confiance, sonder les intentions et faire avancer discrètement son agenda.
I.4 Analyse de discours : rhétorique et persuasion dans les assemblées
L’art de la persuasion diplomatique repose sur des techniques rhétoriques précises. Ce segment déconstruit les discours prononcés par des chefs d’État et des ambassadeurs devant les grandes assemblées internationales. L’étude se concentre sur l’identification des figures de style, des appels à l’émotion (pathos) et des arguments logiques (logos) utilisés pour rallier un auditoire. L’étudiant développera une écoute critique lui permettant de déceler les stratégies d’influence et de structurer ses propres interventions pour un impact maximal.
Chapitre II. Analyse Juridico-Linguistique des Traités et Accords Bilatéraux
En 2018, la révision du Code minier a illustré l’impact direct du langage juridique sur l’économie de la RDC. Ce chapitre transpose cette réalité au niveau des accords bilatéraux, qui façonnent des pans entiers de la coopération et de l’investissement. Il propose une méthodologie d’audit linguistique des contrats internationaux, des accords de prêt aux partenariats stratégiques. L’étudiant y forgera une compétence cruciale : disséquer un accord pour en évaluer les risques, identifier les clauses léonines et garantir l’équité des engagements.
II.1 Anatomie d’un traité : préambule, clauses opératoires, annexes
La structure d’un accord international n’est jamais neutre ; elle reflète une hiérarchie d’intentions. Ce module dissèque la composition d’un traité type, du préambule (portée philosophique et politique) aux clauses opératoires (obligations concrètes) et aux annexes techniques. L’étude de cas concrets, comme les accords de coopération RDC-Chine, montrera comment chaque section peut être utilisée stratégiquement. L’étudiant apprendra à structurer un projet d’accord qui protège les intérêts congolais à chaque niveau de lecture.
II.2 Les “terms of art” : interprétation des termes juridiques clés
D’une précision chirurgicale, les termes juridiques anglais comme “indemnify”, “warranty”, “force majeure” ou “best endeavours” sont le cœur du réacteur contractuel. Une mauvaise interprétation peut coûter des milliards. Cette section constitue un glossaire approfondi et contextualisé de ces “terms of art”, illustré par la jurisprudence internationale. L’étudiant sera capable de négocier la définition de ces termes dans des contrats miniers ou commerciaux, transformant le langage en un levier de pouvoir économique direct.
II.3 Clauses de règlement des différends (Dispute Resolution Clauses)
Anticiper le conflit est une nécessité stratégique dans toute relation contractuelle internationale. Ce sous-chapitre examine les différentes options pour le règlement des litiges : arbitrage (CCI, CIRDI), médiation, ou recours aux juridictions étatiques. L’analyse se focalise sur les implications financières et politiques de chaque choix pour une entité congolaise, qu’elle soit publique ou privée. Le futur négociateur saura ainsi plaider pour le for arbitral ou la loi applicable la plus favorable aux intérêts de la RDC.
II.4 Due Diligence linguistique : identifier les ambiguïtés et les risques
Sous l’angle de la gestion des risques, chaque mot d’un contrat est une menace ou une protection potentielle. Cette section forme à la “due diligence” linguistique, une chasse systématique aux ambiguïtés, aux définitions floues et aux obligations implicites. À travers des exercices sur des contrats d’infrastructures ou de fourniture de services, l’étudiant apprendra à utiliser des outils d’analyse textuelle pour repérer les failles. Il deviendra un auditeur capable de quantifier le risque juridique et financier caché dans la prose contractuelle.
Chapitre III. Langage de l’Influence : Diplomatie Publique et Communication Stratégique
Le concept de “soft power”, théorisé par Joseph Nye, fournit le cadre analytique de ce chapitre en démontrant que l’influence s’acquiert autant par la séduction que par la coercition. Nous dépassons la théorie pour outiller l’étudiant en techniques de communication stratégique en langue anglaise. L’enjeu pour la RDC est de maîtriser son narratif international pour attirer les investissements, promouvoir le tourisme et peser sur les décisions mondiales. L’apprenant saura concevoir et piloter une campagne de diplomatie publique efficace.
III.1 Fondements de la diplomatie publique : du “nation branding” au “soft power”
Conceptuellement, le “nation branding” est l’application des techniques de marketing à l’image d’un pays. Cette section explore comment construire une marque-pays positive pour la RDC, axée sur son potentiel culturel, écologique et humain, afin de contrebalancer les récits médiatiques souvent négatifs. L’analyse de campagnes réussies (ex: “Incredible India”) fournit une feuille de route. L’étudiant apprendra à définir les messages clés et les publics cibles pour une stratégie de communication d’influence à long terme.
III.2 Rédaction de communiqués de presse et de “briefing notes” pour la presse internationale
Face aux agences de presse mondiales, la rapidité et la clarté sont des impératifs. Ce module enseigne les techniques de rédaction professionnelle en anglais pour les médias : le style de la pyramide inversée, la formulation de citations percutantes (“sound bites”) et la préparation de fiches d’information (“briefing notes”) pour les décideurs. À travers des simulations basées sur l’actualité congolaise, l’étudiant apprendra à cadrer l’information pour servir les objectifs de sa future institution, qu’elle soit ministérielle ou privée.
III.3 Gestion de la communication de crise sur la scène internationale
Une crise sécuritaire, sanitaire ou politique exige une communication maîtrisée pour ne pas devenir une catastrophe réputationnelle. Cette section se concentre sur le protocole de communication de crise en anglais : mise en place d’une cellule de crise, désignation d’un porte-parole unique, élaboration d’éléments de langage (“talking points”) et gestion des rumeurs. En étudiant la gestion de l’épidémie d’Ebola, l’apprenant saura comment rassurer les partenaires internationaux et maintenir la confiance dans la capacité de gestion de l’État.
III.4 L’anglais des réseaux sociaux pour les ambassades et les ministères
À l’ère numérique, l’influence se joue en temps réel sur des plateformes comme Twitter ou LinkedIn. Ce sous-chapitre analyse les codes de la “Twiplomacy” et l’utilisation stratégique des réseaux sociaux par les chancelleries. Il s’agit d’apprendre à rédiger des messages courts et impactants, à interagir avec des influenceurs et des journalistes, et à utiliser le contenu visuel pour promouvoir l’action de la RDC. L’étudiant sera capable de gérer la présence en ligne d’une institution pour en faire un outil de diplomatie active.
PARTIE 2 : Mécanismes et Arènes de la Coopération Multilatérale
Chapitre IV. Le Droit des Traités et la Pratique Conventionnelle
La Convention de Vienne de 1969 constitue le socle juridique régissant les accords entre États. Ce chapitre dissèque la mécanique de la fabrique conventionnelle à travers son application directe. En analysant des traités bilatéraux signés par la RDC, notamment dans le secteur minier ou sécuritaire, l’approche est résolument pragmatique. L’étudiant forgera une compétence d’ingénierie juridique : rédiger, amender et interpréter des clauses complexes, garantissant la protection des intérêts nationaux dans un cadre international contraignant.
IV.1 La Convention de Vienne comme matrice du droit conventionnel
Une connaissance approfondie de la Convention de Vienne de 1969 est le prérequis de toute action diplomatique. Ce sous-chapitre examine la structure, les principes cardinaux (pacta sunt servanda, bonne foi) et les définitions qui forment le langage commun des chancelleries. L’analyse porte sur la terminologie anglaise spécifique employée dans le texte, source de précision juridique absolue. L’apprenant acquiert la capacité de citer et d’appliquer les articles pertinents pour valider ou contester la légalité d’un engagement international.
IV.2 L’élaboration et la négociation des clauses du traité
L’élaboration d’un traité est un processus technique où chaque mot a un poids juridique et politique. Cette section déconstruit les phases de négociation, de la rédaction des pleins pouvoirs à l’authentification du texte final. L’accent est mis sur les techniques de “drafting” en anglais juridique et sur les stratégies pour insérer des clauses protectrices, comme celles relatives aux investissements en RDC. L’étudiant apprendra à construire un argumentaire pour défendre une formulation spécifique face à ses interlocuteurs internationaux.
IV.3 La ratification, l’entrée en vigueur et les réserves
Face aux procédures constitutionnelles internes, la signature d’un traité n’est qu’une étape. Ce segment analyse le parcours d’un traité après sa signature : la ratification par le parlement congolais, le dépôt des instruments et l’entrée en vigueur. Une attention particulière est portée au mécanisme des réserves, outil stratégique permettant à un État de moduler ses engagements. Le futur diplomate saura évaluer la portée juridique d’un traité pour la RDC et conseiller sur l’opportunité d’émettre des réserves.
IV.4 L’interprétation, l’application et l’extinction des traités
La résolution des différends d’interprétation est au cœur de la vie d’un traité. Ce module se concentre sur les règles d’interprétation codifiées par la Convention de Vienne et sur les mécanismes de règlement des différends. À travers des études de cas impliquant des accords commerciaux ou frontaliers de la RDC, les étudiants apprennent à anticiper les conflits d’interprétation. Ils développent la compétence technique pour argumenter une lecture favorable aux intérêts congolais devant une instance d’arbitrage ou une cour internationale.
Chapitre V. Ingénierie des Organisations Internationales (OI) et Régionales
L’architecture post-1945 des organisations internationales montre des signes d’essoufflement face aux crises contemporaines. Ce chapitre examine cette structure, non comme un acquis, mais comme un système en tension permanente. L’analyse se concentre sur le positionnement stratégique de la RDC au sein de l’UA, la SADC et la CEEAC, évaluant les leviers d’influence réels. L’objectif est de former des cadres capables de naviguer dans ces arènes complexes pour y maximiser l’agenda diplomatique et économique congolais.
V.1 Le système onusien et ses agences spécialisées
Le système onusien et ses agences (PNUD, HCR, OMS) forment l’écosystème principal de la coopération mondiale. Cette section cartographie son architecture complexe, ses organes décisionnels et ses mécanismes de financement. L’étude se focalise sur les points d’entrée et les procédures pour les États membres, en particulier pour la RDC, afin de mobiliser des programmes ou de porter des résolutions. L’apprenant maîtrisera le jargon procédural et la cartographie des acteurs clés pour opérer efficacement au sein des Nations Unies.
V.2 Ancrées dans les dynamiques continentales : UA, SADC, CEEAC, EAC
Ancrées dans les dynamiques continentales, les organisations régionales africaines sont les premières arènes de la diplomatie congolaise. Ce sous-chapitre analyse les mandats, les structures et les processus décisionnels de l’Union Africaine, de la SADC, de la CEEAC et de l’EAC. L’enjeu est de comprendre les synergies et les concurrences entre ces entités pour la RDC. Le diplômé sera apte à élaborer des stratégies d’influence adaptées à chaque organisation pour faire avancer les dossiers prioritaires du pays.
V.3 Sous l’angle de l’ingénierie financière : FMI, Banque Mondiale et BAD
Sous l’angle de l’ingénierie financière, les institutions de Bretton Woods et la Banque Africaine de Développement sont des partenaires incontournables. Ce module décrypte le langage et les conditionnalités de ces institutions, des revues de programmes du FMI aux cycles de projets de la Banque Mondiale. L’analyse est appliquée aux programmes de développement en RDC. L’étudiant apprendra à lire et à interpréter les rapports techniques en anglais pour préparer les dossiers de financement et négocier les termes des accords.
V.4 La gouvernance des institutions multilatérales et les stratégies de réforme
La gouvernance des institutions multilatérales est un champ de bataille diplomatique permanent. Cette section explore les débats actuels sur la réforme du Conseil de Sécurité de l’ONU, la refonte des quotes-parts au FMI et l’évolution des missions de maintien de la paix. En étudiant les positions défendues par les blocs régionaux, l’apprenant saisit les enjeux de pouvoir sous-jacents. Il forgera une vision critique et stratégique pour contribuer à la formulation des positions de la RDC dans ces négociations cruciales.
Chapitre VI. Techniques de Négociation et de Médiation Multilatérale
Le modèle de négociation raisonnée de Fisher et Ury, issu du Harvard Negotiation Project, fournit un cadre analytique puissant. Ce chapitre confronte cette théorie à la pratique diplomatique sur le terrain. En simulant des négociations complexes, comme celles sur les ressources en eau du bassin du Congo ou les accords de paix régionaux, le module devient un véritable laboratoire. Le diplomate en formation apprendra à séparer les personnes du problème, à inventer des options à gain mutuel et à utiliser des critères objectifs.
VI.1 Les modèles théoriques de la négociation : de l’approche distributive à l’intégrative
Les modèles théoriques de la négociation fournissent une grille de lecture pour décoder les stratégies des interlocuteurs. Ce sous-chapitre oppose l’approche distributive (gagnant-perdant) à l’approche intégrative (gagnant-gagnant) du Harvard Negotiation Project. L’analyse se fait à travers des transcriptions de négociations réelles, permettant d’identifier les tactiques employées. L’étudiant développera la capacité de diagnostiquer le type de négociation en cours et d’adapter sa propre stratégie pour en reprendre le contrôle.
VI.2 Une maîtrise chirurgicale du lexique diplomatique et de la rhétorique
Une maîtrise chirurgicale du lexique diplomatique anglais est une arme stratégique. Cette section est dédiée à l’étude des euphémismes, des formulations conditionnelles, des modalités et du langage non-verbal codifié dans les échanges multilatéraux. Des exercices de rédaction de “non-papers”, de déclarations et de communiqués sont réalisés. L’objectif est de former le négociateur à utiliser la langue anglaise non seulement pour communiquer, mais aussi pour créer un espace de manœuvre, apaiser les tensions ou sonder les intentions.
VI.3 L’intelligence interculturelle en contexte diplomatique
L’intelligence interculturelle en contexte diplomatique prévient les malentendus et optimise les alliances. Ce segment analyse les différents protocoles, styles de communication et conceptions du temps ou de la hiérarchie selon les cultures nationales. L’étude se base sur les travaux d’Erin Meyer et Geert Hofstede, appliqués à des simulations d’interactions entre une délégation congolaise et ses partenaires asiatiques, américains ou européens. Le diplomate apprendra à décoder les signaux culturels pour bâtir la confiance et éviter les impairs.
VI.4 L’analyse de cas pratiques : de la médiation de paix aux accords commerciaux
L’analyse de cas pratiques ancre la théorie dans la réalité opérationnelle de la diplomatie congolaise. Ce module final est un exercice de synthèse grandeur nature. Les étudiants, en équipes, préparent et mènent une simulation de négociation complexe basée sur un scénario réel : un accord de paix dans l’Est de la RDC, un contrat de partage de production pour le cobalt, ou un traité sur la gestion des forêts du bassin du Congo. Ils sont évalués sur leur capacité à intégrer toutes les compétences acquises.
ANNEXES
A. Glossaire Bilingue des Termes Juridico-Diplomatiques
Une maîtrise lexicale sans faille constitue le socle de toute négociation sérieuse. Cet outil compile, traduit et contextualise les termes juridiques et protocolaires les plus techniques, de l’« Aide-Mémoire » au « modus vivendi », en passant par le « non-refoulement ». L’objectif est de fournir un instrument de travail immédiat pour l’analyse des traités engageant la RDC, notamment dans les secteurs minier et commercial. L’étudiant forgera la capacité de décrypter avec une précision chirurgicale les clauses contractuelles internationales, évitant les ambiguïtés coûteuses.
B. Modèles de Correspondance Diplomatique Officielle
La rédaction d’une Note Verbale ou d’un Mémorandum obéit à des codes formels immuables. Cette annexe fournit des gabarits commentés pour les principaux types de correspondances, en explicitant les nuances de ton, les formules consacrées et la structure attendue par les chancelleries étrangères. L’application est directe pour les diplomates de la RDC en poste. Le futur officier de liaison acquerra une autonomie rédactionnelle totale, capable de produire des documents conformes aux standards du Département d’État américain ou du Foreign Office britannique.
C. Étude de Cas : Analyse Linguistique des Accords de Paix de Nairobi (2008)
Signés en 2008, les Accords de Nairobi sont un cas d’école sur l’impact du lexique en résolution de conflit. Cette analyse dissèque la version anglaise du texte, traquant les euphémismes, les termes ambivalents et les choix sémantiques qui ont orienté les engagements du CNDP et du gouvernement congolais. L’objectif est de former un analyste politique redoutable. L’étudiant saura mener une dissection linguistique d’un traité pour en révéler les enjeux de pouvoir sous-jacents et les points de friction futurs.
D. Vade-mecum du Protocole et de l’Étiquette dans les Instances Multilatérales
Face à la complexité des usages à l’ONU ou à l’Union Africaine, l’erreur protocolaire est un incident diplomatique. Ce guide pratique codifie les règles de préséance, les formules d’adresse correctes, la gestion des tours de parole et l’étiquette des réceptions officielles. Il prépare le représentant de la RDC à évoluer sans faute dans ces arènes à haute densité politique. L’apprenant maîtrisera les codes non-écrits du multilatéralisme, lui permettant d’orchestrer des interactions avec une efficacité maximale.
Comment l’ambiguïté constructive en anglais diplomatique façonne-t-elle les accords internationaux, au-delà de la simple traduction littérale ?
📚 Source :Travaux de Henry Kissinger sur l’ambiguïté constructive via Google Scholar
De quelle manière l’hégémonie de l’anglais ‘globish’ dans les ONG internationales affecte-t-elle l’efficacité des programmes de développement sur le terrain ?
📚 Source :Travaux de Robert Phillipson sur l’impérialisme linguistique via Cairn.info
Comment la syntaxe de l’anglais juridique international détermine-t-elle l’issue des arbitrages commerciaux entre États et multinationales ?
📚 Source :Travaux de David Mellinkoff sur The Language of the Law via Google Books
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